Rodrigues

A la découverte de mon Ile…

12
avr 2010
Posté dans Lepep, Opinion, Politique par sitokontanrodrigues à 10:26 | Pas de réponses »

 Il y a un visage de Rodrigues …,  il suffit de regard il suffit de regard une carte avec son flanc bombé et l’ouverture de la Baie Topaze  pour dire qu’elle est comme une mère, nourrissant aux seins ses nombreux enfants. 

Visage crevassé, balafré, déchiqueté, torturé par les gifles répétées des éléments. Terre enfoncée, défoncée, toujours soumise à l’assaut de l’érosion, de la déforestation, des fléaux et autres maux modernes.  Elle en a vu défilé la pauvre…. ‘ Terre perdue’ dit –on, oubliée qui marche vers sa destinée, sa construction tardive certes mais hélas si incertaine. 

Aujourd’hui  que cette culture de coca cola et de choses toute faites, nous submerge avec autant de mépris  au nom déguisé  de mondialisation, modernisation, globalisation ou autre ‘me-generation’.  Nous courons inévitablement vers une véritable assimilation culturelle qui blesse mortellement  nos idéologies, notre identité,  notre langue et notre culture. Ces concepts qui nous écrasent littéralement, nous forcent à devenir  malgré nous, des spectateurs de notre propre développement parce que décidés ailleurs par les dieux Chine, Europe, USA ou plus près de nous Maurice ethnique. 

Plus matérialiste que jamais, le rodriguais intellectuel, instruit regarde vers l’avenir avec une quiétude, sans trop se risquer, laissant le soin aux autres de le faire a sa place. Il s’efface volontiers et cède sa place. Par politesse ? Pas tout à fait. Tout se mêle et s’emmêle harmonieusement dans la mixture ‘ready to….’ De la modernité, teinté d’une saveur à la série mexicano- brésilienne. 

Tout se fond et se confond rien qui ne puisse choquer la raison, rien qui n’agresse et dérange notre regard. Nous souffrons tous autant que nous sommes d’une forme d’amnésie collective et sélective. Nous avons vendu notre lutte aux arrivistes, soif de pouvoir et de gloire éphémère. Nous avons vendu notre terre, notre mer, notre conscience, notre fierté, notre dignité…  que nous reste-t-il ? Comme le dit si bien se proverbe breton’ il est difficile de ruiner un pauvre.’ Nous avons oublié notre lutte, nous avons renié notre identité, nous avons vendu notre âme, notre corps  sous de différents noms et marque de fabrique : ‘développement’, ‘progres’, ‘evolution’, ‘modernité’ 

Quelle gaffe monumentale !!!!!  Oh ! Rodrigues !, réveille- toi ! Oh ma terre, endormie, anesthésié par l’individualisme, l’égoïsme primaire. Réveille-toi. 

Ivre  et  pollué par les sectes, intoxiqué politiquement, ne meure pas d’overdose, ne souffre plus de la diarrhée politique ou de la suffocation de ‘nou dan bien’ et de la constipation  venu d’ailleurs.  

 RODRIGUES COLLEGElemauricien.com/13 mars 2010
Le 12-Mars. Journée tellement symbolique pour tous les habitants de la République de Maurice – Mauriciens comme Rodriguais. D’ailleurs, à Rodrigues, nous avons eu la traditionnelle journée culturelle et sportive – moment tellement familial, amical et de détente – montrant ainsi que nous ne sommes pas coupés des festivités se déroulant à Maurice. Mais, pour nous, collégiens, la fête de l’Indépendance et de la République commence dès le 11 mars, avec la cérémonie du lever du drapeau au collège et ses indissociables gâteaux et boissons ? Et justement, avec tout le buzz dans le contexte de la fête nationale, nous nous sommes interrogés sur ce que représentent ces 42 ans d’indépendance et surtout ces 18 ans d’accession au statut de République. Car 18 ans, c’est la majorité ! C’est d’ailleurs notre âge à nous, les enfants de 1992. Les enfants nés avec la République.Une République ? C’est une forme de gouvernement dans laquelle les citoyens choisissent leur chef et où la population a une incidence sur son gouvernement. Le grand Platon lui-même disait qu’une république doit être structurée et avoir des caractéristiques d’un Etat, qui doit être dirigé par des rois philosophes et des gardiens. C’est surtout un Etat ayant des valeurs qui doivent être appliquées dans le concret. Mais qu’en est-il vraiment de la réalité rodriguaise ?

Nous, en tant que jeunes et porte-parole de Form 6 Upper du Rodrigues College, pensons que dans la République, il y a des valeurs qui nous inspirent grandement. D’ailleurs, une des valeurs les plus chères à nos cœurs, c’est la démocratie. Imaginons un monde sans démocratie : ce serait comme une fleur sans eau et sans soleil. Poussons plus loin, qu’en serait-il pour l’être humain, si ce n’est la désolation complète ! Dans notre République, nous avons la chance de pouvoir nous exprimer librement et sans crainte de persécution future. Malheureusement, tous les jeunes ne connaissent pas cette situation de liberté. Le cas de l’Empire du milieu, la Chine où « Google » a été censuré et où toute critique envers le gouvernement en place a des répercussions, nous touche. Pour reprendre Phanuel, un de nos camarades de classe : « Nou, en tan ki zen, nou enan la chance pou viv dan sa pays lib la et c’est ene cado la vi« . Il ne croit pas si bien dire ! Et c’est une réflexion partagée par nous tous.

« Dan Rodrigues, nou pa guet couleur ; penan noir, blanc, marron.

Nou tou humain ; mem couleur disang coulé dan nou la veine… »

 » L’unité dans la diversité «  est une autre valeur que nombre de jeunes Rodriguais apprécient. Et ce n’est pas un concept creux pour nous ! D’une part, pas de racisme et de l’autre, l’acceptation de toutes les religions. Pourtant, le principe même de notre République relève d’un Etat laïc. Ne confondons pas le mot laïc ! Ici, cela veut dire un Etat qui n’a pas de lien direct avec une quelconque religion, au contraire de certains pays où, il y a une religion d’Etat, et où les pratiquants d’autres religions sont persécutés. Car bien que la croyance soit située dans le cliché, la religion a une énorme importance pour nous. Que serait la vie d’un jeune sans spiritualité, sinon anarchie et chaos ! Pour ce qui est de la couleur, cela n’a pas ou peu d’importance. Même s’il n’y a pas ce brassage de communautés comme à Maurice, certaines différences sont perceptibles au sein de la population, et on ne note aucun problème à ce niveau. Un de nos amis – Barthélémy – a su très bien l’illustrer. « Dan Rodrigues, nou pa guet couleur ; penan noir, blanc, marron. Nou tou humain ; mem couleur disang coulé dan nou la veine… » On est tous reconnus pour ce qu’on est. Nous avons chacun notre identité et notre culture, et nous acceptons et intégrons la culture de l’autre dans notre quotidien. Cela génère la tolérance et le respect pour l’autre et à notre égard, comme le démontrent nombre de ces fêtes accompagnant les congés publics. Même si ces fêtes ne sont pas très parlantes pour nous, à Rodrigues, de par notre population majoritairement chrétienne, elles revêtent de plus en plus une touche nationale, nous permettant d’aller positivement à la rencontre de l’autre, de sa culture et de sa différence.

Par contre, un des sujets de société qui nous interpellent, et qui aurait la mention  » Peut mieux faire «  – petit clin d’œil ici à nos bulletins scolaires – c’est l’intégrité. Beaucoup de jeunes Rodriguais, aujourd’hui, pensent que la République doit mieux promouvoir l’intégrité. Mieux combattre la corruption et la discrimination, tout en faisant primer le dur labeur, devrait être le credo de la République. L’image des institutions, à même de défendre l’intégrité dans notre société, semble trop floue. Ce serait à l’avantage du pays de polir cette image. Donc, peut mieux faire !

Si  » l’éducation  » n’a pas été citée par les auteures de ces lignes – ne soyez pas surpris ! – c’est parce que pour nous, jeunes, l’éducation est un fondamental, voire un acquis de la vie. C’est quand même au collège que nous passons la journée à forger notre avenir ! Ce qui revêt toute son importance. Et pour l’avancement de notre République, c’est au collège de prendre le relais afin de mettre en exergue certaines valeurs. Nous pensons et cela à l’unanimité, que l’école doit promouvoir davantage l’écoute – et par là même, le partage, et accentuer la notion de responsabilité. N’oublions pas que la jeunesse regorge d’idées – surtout de bonnes, pour l’avancement du collège et de la République. Pouvoir dire tout haut ce qu’on pense tout bas, sans avoir à attendre un ras-le-bol pour le hurler, surtout sur des sujets nous concernant, serait une belle avancée pour la jeunesse. Donc, vive la liberté d’expression !

« Notre vœu pour ces 18 ans d’accession au statut de République serait …

que le jeune Rodriguais se sente pleinement partie prenante de cette République »

Comme un symbole, la Journée de la Femme précède de quelques jours la fête nationale. L’égalité des sexes étant quelque chose de très important pour nous, heureusement que de nos jours, les filles comme les garçons ont les mêmes chances. Pas de favoritisme pour l’un au détriment de l’autre, à l’école, comme ailleurs dans la société. Une élève du collège, Claudia, nous indique que « nou tou enan mem droit, ki nou tifi ou garson. Nou, tifi, nou enan mem potentiel, sinon plus ki bann garson. Ledikasyon à travers l’école donne nou la chance pou démontré sa. » Donc, éradiquons le complexe de supériorité. C’est à travers le collège que les élèves doivent davantage en prendre conscience pour promouvoir l’égalité et se départir des préjugés et des clichés.

Pour Rodrigues et ses habitants, en l’occurrence, nous, qui aspirons à une société meilleure, il faut passer par le respect pour y arriver. Le collège inculque – et doit continuer à inculquer – le respect, et à côté, la discipline et la droiture. Ces trois valeurs nous permettent d’être plus responsables en tant que jeunes. Sinon, comment pouvoir intégrer pleinement notre République dans son identité. Nous n’oublions pas que, nous la jeunesse d’aujourd’hui, représentons l’avenir de demain.

Si la République nous a inculqué des valeurs auxquelles nous sommes attachés, nous voyons cependant, qu’elles ne sont pas suffisamment appliquées. Nous, les auteures de ces lignes, avons constaté que ces valeurs existent toujours mais – il y a trop souvent un mais ! – notre vœu pour ces 18 ans d’accession au statut de République serait d’effacer ce  » mais  » afin que le jeune Rodriguais se sente pleinement partie prenante de cette République, pour qu’il puisse vivre à 200% les idéaux de la République… Ses idéaux dans sa République ! Vive la République !

Melanie Félicité et Monica Jean-Louis

Upper VI (Rodrigues College)

  »Rodrigues est encore sous la domination de Maurice » Notre invité de cette semaine est Alain Tolbize, président de la Rodrigues Government Employees’Federation et de la Rodrigues Workers’Federation. Dans l’interview qu’il nous a accordée lors de son dernier passage à Maurice, Alain Tolbize brosse un tableau, très sombre, de la situation de Rodrigues. Il explique, exemples à l’appui, pourquoi les Rodriguais considèrent qu’ils sont des citoyens de deuxième catégorie de la République de Maurice. Depuis quelques semaines le Chef Commissaire Roussety et le « Island Secretary » Pierre-Louis se dénoncent mutuellement. Quelle est la raison de cette « guerre » au sommet ? Il y a effectivement une « guerre » entre ces deux personnages de l’administration rodriguaise. Mais jusqu’à présent personne ne connaît les détails de celle-ci, ne sait ce que l’un reproche réellement à l’autre. Ceux qui ont lu les déclarations de « guerre » dans la presse doivent essayer de comprendre en lisant entre les lignes. Quelle est votre lecture entre les lignes de ce conflit ? Le Chef Commissaire semble dire que le chef de l’Exécutif n’obéit pas à ses instructions, pour ne pas dire à ses ordres. M Pierre-Louis semble dire qu’il n’a pas à prendre des instructions du Chef Commissaire et que ce dernier n’a pas à s’immiscer dans le « day to day running » de l’administration. Et vous, en tant que syndicaliste, quelle en est votre analyse ? Nous pensons que le Chef de l’administration a raison de ne pas laisser le Chef Commissaire s’immiscer dans le « day to day running » de l’administration. Nous rappelons que, dans le passé, notre syndicat avait demandé la révocation de M. Pierre-Louis qui, à cette époque, avait laissé les politiques entrer au sein de l’administration. M. Roussety semble penser que le secteur public doit être géré comme le secteur privé, c’est-à-dire que le patron peut licencier ses employés quand ça lui chante. Quelles sont vos relations en votre qualité de responsable syndical avec le Chef Commissaire ? Elles sont normales, c’est-à-dire absolument pas privilégiées. Nous le félicitons quand il fait bien son travail et nous le dénonçons quand ce n’est pas le cas. Comme, par exemple, quand il mène campagne pour la privatisation du secteur public à Rodrigues. Mais nous l’avons soutenu dans ses prises de position contre la politique de Sithanen l’an dernier… … il avait même, à ce moment-là, brandi la menace de demander l’indépendance de Rodrigues… … ce n’était qu’une menace qui n’a pas duré trop longtemps. En fait, il n’y a pas beaucoup de Rodriguais qui croient qu’on pourrait demander l’indépendance de Rodrigues. Vous y croyez vous ? Oui, j’y crois. Et comment Rodrigues vivra au plan économique si elle obtenait l’indépendance ? De la même manière qu’elle le fait actuellement. Deux des gros problèmes de Rodrigues sont la pauvreté et le chômage. Sur ces dossiers qu’est-ce que Rodrigues a obtenu du gouvernement de Maurice depuis ces quatre dernières années ? Rien. La misère et le chômage ne font qu’augmenter et la politique menée par le gouvernement de Maurice ne solutionne pas ces problèmes majeurs. Il n’y a pas de plan de création d’emplois pour Rodrigues et le système d’éducation ne fait que produire des chômeurs. Quand un Rodriguais est obligé de chercher du travail à Maurice en sus de son salaire il faut qu’il loue une chambre, qu’il paie l’eau, l’électricité et envoie de l’argent pour la famille qui est restée là-bas. Comment veut-on que des Rodriguais à Maurice ne tombent pas dans la drogue, la prostitution et la délinquance pour essayer de s’en sortir. Donc l’indépendance de Rodrigues ne changerait rien à la situation économique actuelle des Rodriguais. Vous n’exagérerez pas un peu en affirmant cela ? A peine. Nous nous rendons compte aujourd’hui, avec amertume, qu’on nous a embêtés avec l’autonomie. Comment peut-on parler d’autonomie alors que les élus de ce Parlement, supposément autonome, ne peuvent pas décider de l’orientation économique de Rodrigues ? Tout ce qu’ils peuvent faire, sont autorisés à faire, c’est de mettre en œuvre la politique économique du ministre mauricien des Finances, tout en étant conscients que cette politique a un effet néfaste sur Rodrigues. C’est ça l’autonomie ? Avec la politique économique actuelle, Rodrigues est en train de faire un bond en arrière. Un exemple : le nombre de mères de famille qui vont chercher du bois pour préparer leur repas est en train d’augmenter. Elles n’ont plus les moyens d’acheter le gaz ou le pétrole et se rabattent sur le bois sec. Savez-vous que, selon un rapport des Ongs, 37% des familles rodriguaises vivent en deçà du seuil de pauvreté… Je n’ai pas encore entendu un politicien rodriguais évoquer le problème du bois. Ils ne le feront pas parce qu’ils sont complaisants vis-à-vis du gouvernement mauricien. Au départ ils donnent l’impression qu’ils vont faire ce pour quoi ils ont été élus : défendre les intérêts de Rodrigues. Mais bien rapidement après les élections ils changent de comportement et de langage. Prenons en exemple l’actuel Chef Commissaire, il y a un an il était contre la politique de Sithanen, aujourd’hui, après avoir reçu sa décoration on dirait qu’il soutient cette politique. Rodrigues était-elle mieux dirigée par Serge Clair et l’OPR ? Ils ont, eux aussi, fait des erreurs et pris de mauvaises décisions. Mais comment allez-vous régler les problèmes de Rodrigues avec l’indépendance ? Nous ne serons pas dans une situation pire qu’aujourd’hui. Vous savez, les Rodriguais sont des paysans qui travaillent sur des terres qui appartiennent à plus de 95% à l’Etat. Nous n’avons pas de matières premières, pas de secteur privé et la seule source d’emploi c’est le secteur public. Avec l’indépendance nous aurons au moins le choix de décider de ce que nous voulons faire au lieu de suivre ce qu’on décide pour nous à Maurice. Je crois qu’il vaut mieux être pauvre – nous le sommes dans tous les cas de figure – et libre plutôt que d’être autonome uniquement sur papier. Ne disait-on pas à l’époque de l’indépendance que Maurice s’orientait vers la catastrophe ? Est-ce qu’il y a beaucoup de Rodriguais qui pensent comme vous, Alain Tolbize ? Je crois que la manière dont le gouvernement de Maurice se comporte vis-à-vis de Rodrigues poussera les Rodriguais à penser comme moi. Le ministre des Finances applique à Rodrigues une politique économique coloniale qui peut être qualifiée de génocide économique. Dans tous les cas de figure, dans toutes les situations, les Rodriguais sont moins bien traités que les Mauriciens, et l’on dit que nous sommes des Mauriciens à part entière ! Comment voulez-vous que le Rodriguais puisse développer un sentiment d’appartenance à la République ? Tout est fait pour garder le Rodriguais dans la dépendance. 90% des Rodriguais lettrés sont fonctionnaires et n’ont pas donc pas le droit de faire de la politique. Donc ceux qui pourraient aider Rodrigues à se développer, à avancer, sont d’office écartés. Peut-on perpétuer un tel système qui prive la politique rodriguaise de ses fils les plus compétents ? Vous pensez que le Rodriguais se sent de moins en moins Mauricien ? Il est obligé de penser comme ça avec la politique gouvernementale. Dans la pratique les Rodriguais ne sont pas traités comme les égaux des Mauriciens. Je vais vous donner un exemple. Sur les contrats des employés rodriguais de la Fonction publique il est précisé que leurs services sont « restricted to Rodrigues ». Quand on recrute un infirmier dans la Fonction publique, qu’il soit de Maurice ou de Rodrigues on exige de lui la même base académique. Mais un infirmier rodriguais ne peut travailler qu’à Rodrigues et ne peut donc pas bénéficier de tout le développement professionnel accessible à Maurice. Par contre, des infirmiers mauriciens peuvent être postés à Rodrigues et quand c’est le cas ils bénéficient d’une prime d’éloignement ou d’une compensation parce qu’il est « disturbed ». Ils travaillent pourtant au sein de la même République, non ? Pourquoi ne donne-t-on pas la même prime de « disturbance » à une infirmière qui habite Grande Gaube mais postée à Mahébourg ? Après vingt ans de service une « midwife » de Rodrigues est toujours « midwife » alors que sa collègue mauricienne, qui a été employée le même jour qu’elle, a droit à une promotion tous les cinq ans. Et en plus quand cette Mauricienne vient travailler à Rodrigues elle est la supérieure de la Rodriguaise et a droit à une prime d’éloignement. Le cas que vous citez n’est-il pas une exception ? C’est la règle, au contraire. Tous les fonctionnaires mauriciens qui viennent travailler à Rodrigues ont un salaire supérieur aux Rodriguais et portant ils font le même travail et habitent dans le même pays. Autre exemple : savez-vous que les prix du riz ration et de la farine, de tous les produits de consommation sont plus chers à Rodrigues qu’à Maurice mais que nous touchons la même compensation salariale que les Mauriciens ? Autre exemple : savez-vous que le Rodriguais qui travaille à Maurice et rentre chez lui pour les vacances paye son billet à Rs 7 800 tandis que le Mauricien qui va passer quatre jours de vacances à Rodrigues paie Rs 5 000, soit un discount de 33%. Le Mauricien a droit à un discount quand il se rend à Rodrigues en vacances, mais pas le Rodriguais qui travaille à Maurice et retourne voir sa famille pour les fêtes… Je n’ai pas entendu un seul des politiciens rodriguais dénoncer cette pratique ! … je vous le répète, ils sont complaisants envers le gouvernement de Maurice. En dépit du fait qu’ils gèrent l’autonomie, ils acceptent que toutes les décisions soient encore prises à Port Louis. Le mot que je vais utiliser est fort mais juste : Rodrigues est encore sous la domination de Maurice. On ne peut pas se dire autonome alors que c’est quelqu’un d’autre qui décide pour vous. Les Rodriguais ne réclament pas l’indépendance, mais la liberté, la possibilité de décider comment développer leur île en fonction de la réalité du terrain. Ce n’est pas une question de savoir si on va manger moins ou pas, si on est trop pauvre, si on manque de formation pour diriger et qu’on va tomber sous la coupe d’un autre pays. De toutes les façons, nous sommes déjà sous la coupe de Maurice. Nous ne voulons pas nous vendre aux Etats-Unis ou à la France. Nous voulons simplement être libres de décider pour nous-mêmes. L’autonomie, même avec les manquements que vous avez soulignés, n’a rien apporté de positif à Rodrigues ? Honnêtement, pas grand-chose au fond. C’est une fausse autonomie qu’on nous a donnée dans la mesure où nous sommes aussi dépendants qu’avant. Je sais qu’en tant que fonctionnaire, vous ne pouvez faire de la politique. Néanmoins, quelle est votre affinité politique à Rodrigues ? Je n’ai jamais appartenu à un parti politique. Je suis actif dans plusieurs organisations, mais je ne me retrouve pas dans les partis politiques rodriguais. Je suis un militant qui travaille pour changer les conditions de vie des Rodriguais, pas un agent au service d’un leader ou d’un parti politique. Il faut accepter une chose fondamentale : Maurice et Rodrigues ne sont pas pareils. A Maurice la Fonction publique offre un service tandis que le secteur privé génère de l’emploi. A Rodrigues c’est le secteur public, principal employeur du pays, qui doit pallier le manque d’un secteur privé. On ne peut copier à Rodrigues tout ce qui marche à Maurice. C’est un concept qu’on ne parvient pas à faire comprendre aux politiciens mauriciens. Savez-vous que pour une vacance du poste d’éboueur à Rodrigues on peut avoir plus de 700 dossiers de candidature ? Pourquoi les Rodriguais envoient-ils leurs enfants à l’école pour qu’ils travaillent ensuite dans des call centres et des usines entre autres à Maurice. Quand vous consultez la liste des gens dans les prisons de Maurice pour délinquance, prostitution entre autres, il y a pas mal de Rodriguais. Ce sont des Rodriguais qui ont quitté leur pays pour tenter de trouver du travail à Maurice. Savez-vous combien de couples sont obligés de quitter leurs enfants à Rodrigues pour chercher du travail à Maurice. Ils sont contraints à laisser le soin à leurs vieux parents de veiller sur eux. Comment voulez-vous que la société rodriguaise résiste à ce démembrement familial ? Comment voulez-vous que les Rodriguais ne se sentent pas abandonnés ? Est-ce que les membres de l’Assemblée régionale de Rodrigues ne sont pas au courant de cette situation ? N’ont-ils pas été élus pour régler les problèmes de l’île ? Ils l’ont oublié. Quand ils arrivent au pouvoir ils ont d’autres priorités. Ils se mettent à réfléchir et à parler comme les politiciens de Maurice. Ils acceptent n’importe quoi des politiques mauriciens. Avez-vous un exemple concret ? Je pourrais vous en citer une douzaine. Le nom de l’aéroport de Rodrigues, pays soi-disant autonome, est celui d’un politicien mauricien, Gaëtan Duval. L’aéroport de Maurice porte le nom de SSR qui est le « père de l’indépendance », mais comment celui de Rodrigues peut-il porter le nom de Duval – qui n’est pas un Rodriguais ? Il est un homme dont son propre fils disait qu’il avait honte de porter le nom. Et on veut que les Rodriguais soient fiers que leur aéroport porte le nom de Duval, qu’on leur a imposé ? Est-ce ainsi que l’on va créer le sens d’appartenance à la République de la part des Rodriguais ? Je vous rappelle que les politiciens rodriguais n’ont pas protesté… … je vous rappelle, une fois de plus, qu’ils sont complaisants et qu’au lieu de régler les problèmes de Rodrigues leur principale occupation consiste à garder de bonnes relations avec le gouvernement de Maurice. Quelle est la solution à tous les problèmes évoqués ? Couper le lien avec Maurice ? Je ne dis pas ça. Je dis qu’il faut une rupture avec le système existant, avec la politique menée par le gouvernement de Maurice à Rodrigues depuis cinq ans. Nous ne pouvons continuer avec un système qui est un génocide économique pour Rodrigues. Il faut que le gouvernement central donne aux Rodriguais les moyens de régler leurs problèmes au lieu d’imposer des solutions imaginées à Port Louis. Si c’est Port-Louis qui décide, à quoi sert donc l’Assemblée régionale « autonome » ? Quels sont donc ses pouvoirs ? Quelle est son utilité ? La solution est de trouver un système qui permette à Rodrigues d’être autonome dans la manière de gérer les problèmes. En fin de compte que Maurice donne de l’argent et que Rodrigues choisisse comment le dépenser… Nous ne sommes pas en train de demander de l’argent pour le gaspiller, comme votre question pourrait le laisser penser. Je ne suis pas en train de dire qu’il faut donner de l’argent à Rodrigues pour que les politiciens le dépensent à leur guise. Il existe des lois, des paramètres, des procédures et règlements qui permettent de contrôler les dépenses. Il suffit de les mettre en œuvre. Il faut un droit de regard de Maurice, mais il ne faut pas que le gouvernement décide à la place des Rodriguais. Nous ne revendiquons pas le pouvoir et la liberté pour faire des « couillonnades » mais pour développer notre île et la faire avancer. Vous êtes dans le syndicalisme depuis des années, vous savez comment fonctionne le système politique au sein de la république. Le rêve que vous décrivez est-il réalisable ? (Long silence). Sans le rêve l’humanité n’aurait pas avancé. Je pense qu’il est réalisable en raison des spécificités des Rodriguais. On l’oublie un peu facilement mais le Rodriguais a survécu pendant des dizaines d’années dans des conditions très dures. En dépit de l’éloignement, du fait qu’il n’avait pas accès à l’éducation et aux soins, le Rodriguais a cultivé sa terre, pêché son poisson et fait grandir sa famille. Si aujourd’hui on lui donne l’éducation, la formation et les moyens nécessaires il peut prendre son destin en main. Je ne crois pas que ce soit utopique. Qu’est-ce qu’on demande ? La liberté de pouvoir décider pour nous. Vous utilisez souvent le « nous », Alain Tolbize. Les Rodriguais rêvent-ils pour autant comme vous ? Comment le Rodriguais, qui tout au long de son histoire n’a cessé de revendiquer sa spécificité, pourrait-il penser et rêver autrement ? Est-ce que vous vous sentez Mauricien, un peu disons, un tout petit peu ? L’appartenance n’est pas un mot que l’on inscrit sur un acte de naissance, un passeport ou une carte d’identité. L’appartenance se sent, se vit. Laissez-moi, à mon tour, vous poser une question simple : qu’est-ce qui aujourd’hui pourrait inciter un Rodriguais à se sentir Mauricien ? Changeons d’angle : est-ce qu’il vous arrive parfois de vous sentir Mauricien ? Pour être tout à fait honnête avec moi-même, et au risque de vous choquer, il m’arrive d’avoir honte de me dire Mauricien. Surtout quand je me rends compte que le Rodriguais est traité comme un citoyen de deuxième catégorie au sein de la République de Maurice. La somme allouée par le gouvernement à chaque Rodriguais est inférieure à ce qu’on donne à chaque Mauricien, et vous venez me dire que nous sommes égaux. Encore un exemple : savez-vous que parce que les livres d’école sont faits pour les enfants mauriciens les parents rodriguais sont obligés d’organiser des excursions à Maurice pour que leurs enfants découvrent ce que sont les usines sucrières, les usines de la zone franche ; afin qu’ils puissent comprendre leurs textes scolaires. Le système actuel ne permet pas au Rodriguais de se sentir Mauricien à part entière. Ce système repose sur une série d’inégalités criantes. Quel est l’avenir pour les jeunes Rodriguais qui ne trouvent pas de travail dans l’administration ou les « call centres » ? Remplir les prisons mauriciennes, le Jardin de la Compagnie ou tous les Karo Kaliptis de Maurice. C’est le résultat de la politique économique du gouvernement de Maurice appliquée à Rodrigues. Autre chose : on se bat à Maurice pour que toutes les communautés soient représentées au sommet de l’Etat. Où est le représentant de Rodrigues, qui fait partie de la République ? Il y a pourtant quatre députés rodriguais qui siègent au Parlement de Maurice. Et que font ces quatre députés ? Pouvez-vous me dire ce qu’ils ont fait de remarquable pour l’avancement de la cause de Rodrigues au Parlement de Maurice ? Ils se battent entre eux et veillent à avoir de bonnes relations avec le gouvernement central. Ils se comportent comme les membres de l’Assemblée nationale. Et vous savez le pire : par cette manière de faire ils confortent le gouvernement mauricien dans sa politique de traiter les Rodriguais comme des Mauriciens de deuxième catégorie. Votre mot de la fin de cette interview ? Je vais probablement vous surprendre en disant que j’ai beaucoup d’espoir pour Rodrigues, malgré tout. Parce que depuis toujours le Rodriguais a su affronter l’adversité pour survivre en ne perdant ni ses spécificités, ni sa dignité. Il est aujourd’hui, mieux armé pour affronter l’avenir, il ne lui manque que la liberté. Je suis convaincu qu’il finira par l’obtenir. Le Rodriguais aime trop son pays pour le laisser couler. i n t e r v i e w WEEK-END — dimanche 20 décembre 2009

Chers amis

Je vous envoie ci jointe une contribution recue d’un ami Rodriguais qui de par ses responsabilites au niveau de la fonction publique  ne peut y apposer sa signature… Cela l’attriste profondemment-

Il m’a approche pour vous faire parvenir ses reflexions qui comportent un bon nombre d’elements meritant d’etre inclus dans le debat actruellement en cours 

en vous remerciant de toute l’attention que vous voudrez bien accorder a cette contribution on ne peut plus valable  

 

bien a vous

zanmari

RODRIGUES: RECONCILIATION AND AUTONOMY RE-ENGINEERING 

Plaidoyer pour un Mouvement  réconciliateur de réOrganisation historique du Peuple Rodriguais pour faire respecter l’autonomie et  pour redorer le blason  de la personnalité politique de Rodrigues

 Patriotical surge

The disinterested reflections contained in this paper for which I am expecting neither praise nor unanimity are being shared to all Rodriguan politicians and to all my compatriots in a patriotical surge as a humble contribution for the advancement of my beloved country.  Some errors of omission and judgment will inevitably arise in such lively political debates and controversies of a nation. The time and effort taken to think and to put ideas into words unfortunately allow some ideas to leak a little in the process. If I could, and with the benefit of hindsight, I would have expressed myself in away to please the numerous friends I have in our political arena, but to do so would sacrifice the immediacy and authenticity of the challenges on hand. I trust that my fellow readers will understand the circumstances in which some mistakes and misjudgments have been made. Politics being what it is with its culture of distrust and mutual hostility I also anticipate that my character and motivations will be subject to retaliation at every opportunity, publicly and through private whispering campaigns following the publication this uncensored paper. I accept this as the price of voicing my opinions and of my freedom to fulfill my civic responsibility. I believe it would be wrong and cowardly to remain silent and not to do something before my comatose island’s gradual death on the pure and simple pretext of fearing retribution. I am not a politician and am glad and comfortable to be above party politics so as to have this bird’s eye view on it.

 Port Louis Divide and Rule Trap 

 It is an undeniable fact that one of the main evils which is long holding Rodrigues back is  the self-blind-imprison ment of the Rodriguan political leaders in the ‘Divide and Rule Trap’ purposely set by Port Louis for the ultimate purpose of weakening the personality and assertive power of the Rodriguans as a ‘distinct people’ within our so-called rainbow Nation. This same dividing policy is also common in the Trinidad and Tobago political scene and elsewhere in other states with minorities enjoying autonomy like Kitts and Nevis, Iraq and France among others.

  The long prevailing soured and embittered relationships between theOrganisaton du Peuple de Rodrigues (OPR) and the Mouvement Rodriguais (MR) political leaders and worst, like a worm within both belligerent regional parties, are probably the most traumatic sickness in the political health of Rodrigues, thus intensifying this havoc which is for sure deteriorating the life of the already disillusioned population.  Unfortunately our supposedly experienced and responsible Rodriguan political leaders have naively allowed themselves to become so blinded by their own personal ego that they do not seem to care for the extent of damage these futile fratricidal quarrels and infightings are inflicting on the evolution of the political personality of Rodrigues vis-à-vis Port Louis in the long run. The reality is that such avoidable imperil will then require nearly a generation to undo, mainly if the Labour Party obtains the widely solicited three quarter majority in the door-step 2010 polls which can unsurprisingly be much earlier. The prospect of a three quarter majority for Labour hangs over Rodrigues fragile autonomy like a sword of Damocles and it is very sad to note that our political leaders seem to be unable to understand this.  

Historical Dis-affection of the Rodriguan people

 Louis Serge Clair, father of the Rodriguan autonomy, his younger heirs Nicolas Von Mally, leader of the ruling MR and Johnson Roussety, actual Chief Commissioner, are all aware that the grudge of the Mauritian ruling party against the Rodriguans is one that brings us down to the political history of our two distinct peoples. As a matter of fact, the successive generations of  Labour are still not ready to forget and forgive the Rodriguans for their 1967 massive vote in favour of the PMSD and, supposedly, against the independence of Mauritius. Their total ignorance of the Rodriguan history and realities coupled with institutionalised communalism preclude them from acknowledging that these first time electors were mere victims of the PMSD’s manipulations and were not yet politically matured to really understand the difference between ‘independence’ and ‘association with Great Britain’. The magnitude of such an unjustified ‘under ashes-brood dis-affection’ can be assessed through  a closer look at the high toxicity of the Late Dhandev Bahadoor’s venom spit on Rodrigues during a socio-religious function held in the presence of the Labour Party Leader during the year 2005 electoral campaign. His recorded vitriolic attacks were given wide circulation and passed to the next Labour generation on compact discs like an acte de foi just before he proceeded to India where he suddenly passed away. To crown it all, he was posthumously decorated on the next 12 March pour service rendu a la Nation; this same nation of which Rodrigues is politically an integral part.

Taking advantage of political divisions to despise and provoke

Once the Alliance Sociale came into power, the Minister of Finance subsequently took up the cudgels from Bahadoor with a first most hurtful provocation aimed this time directly towards the heart of the personality of the Rodrigues Regional Assembly. For the first time since 1976, no mention whatsoever is made in his Budget Speech of that Rodrigues which late Bahadoor looked down on and arrogantly termed as ‘sa lot boute roche ki Maurice enan-la’. The government further turned the knife in the bleeding wound by significantly reducing the budgetary allocations of their said ‘boute roche’ without giving a damn to the population’s increasing distress. To escape famine the Rodriguans had no other alternatives than to start paying higher prices than in mainland Mauritius for basic commodities like rice, gas and sugar among others. This is nothing less than oppression and discrimination.  

 It was obvious that time became suddenly ripe for some spiteful members of the potential government to kick-start ‘tire manzé bann Rodriguais-la’ now that the obstructive big OPR Leader macadam has been duly swept out of their way by their dearer and spineless MR. Wrong and mistaken car c’était mal connaitre l’autre Chef de Fil du MR et Chef Commissaire who was very critical towards the Minister’s deliberate and provocative ignorance of Rodrigues as an autonomous entity. Against all expectations, the Leader of the Chief Commissioner’ s own MR party  started a series of public criticism against the Chief Commissioner for the sacrilege the latter committed by publicly defending the interest of his Regional Government. This was stunning. The MR Leader even went to the extent of treating the Chief Commissioner as un élève donc l’enseignant doit tirer les oreilles. This again was a complete lack of respect and decorum towards such an important institution in the autonomy framework.  In a jump of pride the Leader of the RRA retorted that the self proclaimed chien de garde Von Mally is a gros coeur pouvoir and is in fact an outsider to the Regional Government. If Late Antoinette Prudence was still alive she would have once more rightly observed that encore une énieme fois l’enseignant n’arrive pas a comprendre ce que l’élève a déjà compris. This Von Mally/Roussety media tug of war culminated into the first MR major internal crisis which smacked the Clair/France Félicité, Clair/Benoit Jolicoeur and Berenger/Aneerood Jugnauth disputes leading to party splits almost inevitable in situations where party leaders have had to play the back seat when their parties are in power. The financially powerful MSM and the defunct RPR originated from similar internal party crises. The two MR’s protagonists have up to now managed to put their small boat back on an even keel after threats of revocation and motion of no confidence, walk outs, gossiping, plotting, rumour spreading, 50% win-win and self-proclaimed chien de garde but it is not yet known whether it is now really safe from the awaited wreck. What is sure is that the cracks left by this crisis are still visible since certain prejudices caused to human dignity never heal; instead the victims are transformed into time bombs that are ready to explode at the first occasion like poisonous mercury. 

 While the Nicolanistes and the Johnsonistes, were busy wasting their energy in internal disputes, the Port Louis  gutter continued to flood the already below sea level Port Mathurin with more provocations now up to a hemorrhagic stage: the flagrant attempt at illegally interfering in  land distribution, the blunt refusal to review the division of the island into four zones for the payment of bad weather allowance to fishers, the deafening denial to consider reintroduction of subsidies on rice, the authoritative renaming of Plaine Corail into Sir Gaetan Duval Airport, the opportunistic setting up of a casino in Port Mathurin, the sea-cucumber loot, the offhand stand regarding the disbursement of funds legally appropriated by the RRA to restructure its fishing sector, the casual you-kneel–down- first-and- take-it-or- leave-it attitude adopted in respect  to the exaggeratedly high price of airfares, the putting of Rodrigues stimulus package 100 millions under the National Empowerment Fund against the very spirit of devolution of powers and, most evil, the threat of the proposed appointment of a full-fledge Minister for Rodrigues. This move is equivalent to a heart-quake coming from the most esteemed political friend of the Rodriguans who himself is one of the main Mauritian figures to get this decentralised form of government under way along with the actual President of the Republic in year 2002. The Port Louis inflicted wounds are now at its hemorrhagic stage before the gangrene starts.

  

 Weakened bargaining power, too scattered remote voices

 With all these provocations the worries of the population didn’t take long to embrace an extraordinarily alarming proportion and to come close to civil unrest. Unfortunately, much more affronts similar to the denigration of the Rodriguan people by the like of the appointed and non elected Financial Secretary still seem to be forthcoming notwithstanding the Chief Commissioner’ s public striving against the flagrant attacks directed toward the Rodriguan autonomy and despite the numerous different outcries and even street demonstration of the minority party.  The four Rodriguan MPs in the National Assembly also helped in making several pleas for the respect of the autonomy. The very active and mature civil society is constantly saying NO to the arrogance and neo-colonial attitude of Port Louis through the innumerable calls of the Forum du Peuple,  the repeated teeth grinds of the Plateforme Citoyenne and the timely come back of the restyled Front pour l’Avancement de l’Autonomie de Rodrigues. The absence in Rodrigues of an independent written and spoken press which could have largely contributed to improve such situation is now being deeply felt.  It is worth noting that the same few politicians and opinion leaders in Mauritius like Paul Bérenger, Eric Guimbeau, Jack Bizlal, Jean Marie Richard, Nad Sivaramen and Bishmadev Seeballuck among others have cautiously pronounced themselves on this crisis. Anyway, the solutions to Rodrigues problems remain first and foremost, in the capable brain and hands of a unified Rodriguan people itself. But has time not become ripe enough for Rodrigues to realise that its scattered voices and the multiple outer islands-based public demonstrations are far inadequate to exert the expected pressure on their miserly and mulish colonisers reigning supreme from distant Port Louis?

Excel personal ego to try a unified regional government

 Comme faisait récemment ressortir le Premier Ministre, toute crise apporte son lot d’opportunité s. Cette présente crise qui a pour fond le respect même de l’autonomie est sans doute une occasion exceptionnelle pour les dirigeants politiques rodriguais de montrer a leurs pairs mauriciens installateurs de pièges et au monde entier qu’ils sont des hommes politiques murs ayant le sens des enjeux et l’envergure nécessaire pour accéder dans la plus grande responsabilité fraternelle à la direction de la destinée d’un peuple qui mérite beaucoup mieux que des actions politiques aux antipodes et des compétitions de yeux doux ridicules avec ces mêmes colons qui  oppressent ce peuple de manière injuste. Les défis a cet effets sont peut être difficiles mais pas impossible ; surtout qu’hormis quelques nuances, il n’y a pas vraiment de distance idéologique entre le MR et l’OPR. Au lieu faire lizie doux, plito ouver lizie la et  guette bien ki finn passe autour zot quand bann grand l’interet ti en jeu : PMSD faire coalition avec Labour apres l’independance, Labour PM renuvel mandat fondateur MSM et enn parti couma MMM back enn Ashok dans No.8. Mes  suggestions sont directes, n’ont rien d’immorales et surtout pas impossibles à réaliser dans une petite ile ayant une population a dimension humaine et a la fois homogène. En réalité le plus grand mal qui ronge nos politiques  est les conflits de personnalités stériles. Si nous acceptons de reconnaitre cela, c’est un problème à moitié résolu d’avance.  Therefore the Minority Leader and the Chief Commissioner need to excel their unproductive and dangerous personal ego and join forces to form one stronger UNIFIED REGIONAL GOVERNMENT to face, as one same voice, all provocations and hidden agenda against the Rodriguan people. They should show the world which is watching them that, as modern leaders having nothing comparable with Rhodesia’s selfish Ian Smith, they can achieve far much better than Robert Mugabe and Morgan Tsvangirai of Zimbabwe whenever the supreme interest of their people are at stake.

No more wastage of our invaluable scarce human resources

 At this critical point in history, the wisdom and skills gained by the Minority Leader through his wide experience in the running of government affairs as Minister and Co-President of the ACP/EU Joint Parliamentary Assembly should be judiciously used along with the Chief Commissioner’ s knowledge and skills as an economist to benefit Rodrigues .The latter’s laudable choice to defend the RRA against colonial attitudes despite flowers and decorations, probably offered in expectation of some sort of denied conspiratorial silence, need to be acknowledged and encouraged by all patriots. Just have a closer look at what the 34 years old MR Chief Commissioner unambiguously declared to Le Mauricien on 13 September 2008: “Quand il y a eu le tremblement de terre au large de Rodrigues vendredi dernier j’ai essayé de telephoner au Premier Ministre. Mais ce fút en vain. Just as many calls before, my call was not returned. D’autre part, il n’y a pas eu de réactions a mes précédents correspondances portant sur des problèmes affectant Rodrigues. Mais je maintiens: l’autonomie de Rodrigues doit être respectée. Je m’efforcerai de le faire face a ce qui peut être qualifie comme une attitude de désinvolture venant de Maurice.” Even the OPR Leader should be proud of this brave obstinacy which is almost similar to what he himself has admirably exemplified during his political career. Such obstinacy from our leaders brings a feeling of security among the population. By the way, how will Rodrigues benefit more than what it is getting now with the Ministry of Rodrigues placed under the busy Prime Minister’s Office? No doubt, these two hated, misunderstood and feared strong Rodriguan brains put together can shoot our people to the front of the pack of the trodden minorities of our Republic and also from the imminent collapse the island is currently heading towards. Many such strong leaders in the world has been unjustly portrayed as tyrant for guarding their countries and their people from calumnies, like Hugo Shavez of Venezuela, Patrice Lumumba of Congo and Mohammud Mossadegh of Iran among others.  In a fair sharing ‘a l’Israelienne’ of the post of chief commissioner both two prominent political figures will have a unique opportunity to learn from each other in mutual respect and on better grounds for appreciation of  their complementary qualities. This arrangement will benefit their respective political careers and the political personality of Rodrigues which has been previously tarnished with the shameful ‘transfuge’ trauma. Here it is worth noting that the investiture of good and less good candidates and eventual defectors is the prerogative of the party leaders and that these same leaders should be ready to bear the responsibilities of their choices by courageously sharing all successes or failures of their teams in line the concept of collective responsibility and continuity. Similarly, the outright elimination of Darcil Perrine, late France Felicité, late Zita Jean Louis, Benoit Jolicoeur, Jacques Pierre-Louis, Lélio Roussety and Soobrayen Soopramanien after only one mandate or attempt is not understood and cannot go unnoticed. This practice is having a negative impact on our educated youth who are scared to join politics to serve their country and therefore choose to immigrate for a more secured future rather than to be reduced to servile yes-man useful only for mourning the dead. Can this be the reason why Late Antoinette Prudence consistently refused adherence to a political party during her dedicated life time? She alone knows.  

S. Clair: Terminer en brebis égarée   ou en berger rassembleur

 This proposed arrangement will for the Minority Leader be like the mature handshake President Robert Mugabe offered to his opponent Morgan Tsvangirai to rescue Zimbabwe from famine. His will be ratherpour aider à secourir les acquis de l’autonomie rodriguaise et la personnalité politique de Rodrigues. Either he likes it or not, this will be a crowning moment for his political career free from other ’pena re-vini seisme politique’. After a meritorious retirement from active politics he can put the cherry on the cake by setting up and running a very first private community radio in Rodrigues. Commencé avec Micro-Inter et terminé avec la première radio libre rodriguaise, ki pli zoli ki sa ? Se faisant il fera sauter un deuxième verrou pour que l’autonomie ne se limite pas en un simple transfert de pouvoir entre Port Louis et Port Mathurin, mais une vraie décentralisation de pouvoir touchant toute l’ile, de Cite Patate à La Cité Perdue. Mais énigmatique que ce Leader est, il peut bien choisir de refuser ce beau cadeau aux prochaines générations même si ce sera pour terminer une si belle carrière politique en un pitoyable brebis égaré au lieu qu’engrand berger rassembleur. De toute manière ce n’est pas a moi de lui dicter son choix ou sa  politique et encore moins d’être une nouvelle fois a ses cotes pour se fondre en larmes après d’autres défaites électorales du genre septembre 2000 a La Ferme. Il appartient a lui seul de décider ce qui est bon ou mauvais pour lui. 

J. Roussety: entre un héritage historique ou l’opportunisme

As regard the ruling Chief Commissioner, this historical handshake given to his now weaker political opponent will be like the reappointment of the President of the Republic by the strong Labour Prime Minister.  Political observers are saying that this has made of the Labour Leader the most popular Prime Minister that Mauritius has ever had. En concluant ce pacte le jeune Chef Commissaire prouvera qu’il a des maintenant la capacité et l’envergure d’un homme de vision qui sait semer des aujourd’hui pour une plus belle récolte à long terme. La mémoire collective rodriguaise lui sera a jamais reconnaissante d’avoir par sens de l’histoire offert la possibilité au père de l’autonomie et du revivalisme culturel rodriguais de terminer sa carrière en apothéose. Ce Chef de Fil qui a su mener le MR vers la toute première victoire de son existence de best loser sera a jamais fier de lui même car même l’épineuse question de la relève de Serge Clair du paysage politique risque d’être résolue du même coup!  Il n’y aura de plus bel héritage et d’avenir politique pour ce jeune  qui dans une entrevue visionnaire le jour de sa prestation de serment comme Chef Commissaire le 4 aout 2006 avait solennellement déclare à Sunil Oodunt de l’Express “ Je précise toutefois que je ne compte pas m’attacher au fauteuil de chef commissaire car je  crois sincèrement dans l’alternance politique.”  Johnson devrait être partant à moins que le gout du pouvoir l’entraine  à opter pour le chemin a première vue facile mais a la longue incertaine.

D’autres colmatages de moindres envergures sont possibles

Le Chef Commissaire peu bien choisir de  s’allier  au moment propice avec le groupe des anciens commissaires indécis de l’OPR  désormais connu comme ‘l’équipe Nancy’ pour créer une troisième force qui naitra dans des circonstances semblables que MSM lorsque le Président du MMM était au pouvoir comme premier ministre. Ce sera probablement l’inévitable scenario en cas ou Serge Clair ignore cette proposition de gouvernement de réconciliation et si le Leader du MR n’octroi pas de ticket a  son ancien élève qu’il n’arrive toujours pas a corriger. Le Chef Commissaire capitalisera sur l’expérience des jeunes anciens commissaires de sa génération et sur l’avantage d’avoir l’appareil d’état sous son control pour mieux affronter ses adversaires comme ce fut le cas lors des dernières élections régionales. Ce qui risque de provoquer un rapprochement Clair/Von Mally qui n’est pas impossible. Si l’OPR a su débaucher le très populaire Honorable Alex Nancy du MR rien n’empêche qu’il tente une ultime entente avec le leader lui même qui nonobstant ses mollesses politiques, possède quand même une solide base traditionnelle. Ce qui compliquera la tache de Johnson Roussety face a deux solides bases traditionnelles même avec la faveur de l’appareil d’état, de l’électorat non négligeable du premier députe de Rodrigues et  de la nouvelle génération de politiciens mentionnée plus haut. Je précise que ce sont la que des pures spéculations car dans les coulisses obscures de la politique rien n’est sure compte tenue des intérêts a préserver, de l’argent, des secrets de Polichinelle, des magouilles et de gains qui y sont perpétuellement en jeu. Ce qui est sure c’est que d’ici vingt ans ou même moins, ce peuple désabusé perdra totalement confiance en ses propres fils du sol avec pour conséquence le retour des partis dites nationaux de Maurice qui prétendrons venir secourir Rodrigues avec de l’argent sales, des vices et avec comme candidat des mauriciens d’origines rodriguaise devenus des bandits de grand chemins. Au lieu d’avoir été une brillante étape dans le développement statutaire de Rodrigues dans l’État mauricien, l’autonomie sera alors qu’un triste souvenir : au revoir fierté, particularisme et identité rodriguaise. Bon retour repli culturel, uniformisation, centralisation, assistanat, paternalisme et statut d’étranger sur sa terre natale. A cette époque beaucoup d’entre ceux qui sont en train de lire ces mots d’appel a la réconciliation pour l’unité et qui auraient pu aujourd’hui contribuer a éviter ce grand recul seront déjà morts avec la place que chacun aura dans l’histoire ou dans la poubelle de notre histoire politique.

Power sharing between the MR and the OPR

The OPR/MR power sharing pattern and scenario in the unified regional government to be built primarily on experience and competency can be dreamed as follows:

1. The post of Chief Commissioner and Deputy Chief Commissioner to be fairly shared between Serge Clair and Johnson Roussety, say two and a half years of office each; the first term of office being for Serge Clair in view of his seniority ranking in politics and his greater input in the struggle for autonomy.

 2. Proceed with the abolition of the three commissions education, health and social security all of them not listed as ‘areas of responsibility’ under the Schedule of the RRA Act. The three commissioners to which these three subjects are presently assigned are legally not allowed to take any policy decision in these three areas since the RRA is responsible for their administration only. All such subjects which are not listed as an area of responsibility under the RRA Act should be clustered under the Chief Commissioner’ s Office for the Island Chief Executive and his deputy to manage. This will settle the problem of continued overpayment and wastage of public funds to three policy makers who are being paid for the performance of policy work while being assigned with only the administrative work thus complicating the life of departmental heads in these three areas. The abolition of these three policy-less commissions will also facilitates a more rational redistribution of portfolios between the best and most creative brains from the two political parties in a unified regional government. 

Chief Commissioner and Deputy Chief Commissioner

 1. In this new picture, the Chief Commissioner concentrates on planning the development of Rodrigues, oversees the work of all his commissioners, is responsible for finance, environment and community development. He mandatorily attends all Cabinet meetings and has under his office all the areas for which the RRA is responsible for administration. These should be left to the Island Chief Executive and his new deputy. The Chief Commissioner fully concentrates on policy leaving the administrative side to the Island Chief Executive. His three main challenges will be (a) to seek and obtain, with Government’s approval, foreign aids and technical assistance and make borrowings for capital projects; (b) ensure through negotiations with Government that the RRA forms part of all Mauritian delegations participating in all SADC, COMESA, IOC and PRIDE forums; and (c) propose at least a Rodrigues Economic and Social Council Bill for enactment by the Legislative Assembly.  It is of utmost importance that the Island Chief Executive is assisted by a deputy to enable him to focus more on the quality of the work of the Executive Council and mainly to follow up the close implementation of decisions taken by the executive arm of the RRA. 

2.  In view of Johnson ROUSSETY’s expertise in economy, assign to him all the areas which form the basis of the Rodriguan economy. These are tourism, fisheries, marine parks, handicraft, SMEs, cooperatives, commerce, permits and licenses, statistics, employment and others. One of his priorities should be to bring central government to introduce amendments to the RRA Act to include the subject economy, finance (including fund raising, donations, loans from foreign institutions) as areas of responsibility for the RRA under Schedule 4. This should end up with the preparation of a separate CPI for Rodrigues. Des statistiques macro-économiques, notamment le Produit Intérieure Brut, l’épargne/l’investissem ent, la consommation, l’emploi et la balance des paiements doivent impérativement être publies pour que la situation économique réelle de la région autonome soit connue de tous, a commencer par les Rodriguais.  L’apport de Rodrigues dans l’économie mauricienne a travers sa Zone Économique Exclusive et tout autres activités économiques locale ne doit plus être ignore par Port Louis.  L’économiste Roussety doit également avec la société civile élaborer un programme de développement économique intégré tenant en ligne de compte les propositions de la société civile pour un Rodrigues Emergency Development Plan. Ce sera le défi qu’il saura relever fort du soutient moral qu’apportera cette belle leçon de solidarité rodriguaise au monde entier. Il lui est permis d’aspirer à devenir demain le père de l’économie rodriguaise tout comme Serge Clair l’est aujourd’hui pour l’autonomie. Après demain d’autres comme, peut-être, nos Alains Levêque et Tolbize le seront pour l’auto-détermination qui, faut le rappeler, est reconnu dans le Droit International. 

The commissions porfolios

 1. Public Infrastructure, Water Resources, Transport and Public Utilities shared between former Deputy Chief Commissioner Daniel Spéville and actual Commissioner Françeau Grandcourt;

 2.  Sports, Consumer Protection, Arts and Culture shared between former Commissioner Nicolson Lisette and actual Commissioner Christian Agathe;

 3. Il est nécessaire d’injecter une dose de sang nouveau dans la gestion des affaires public.  Un homme et une femme en l’occurrence: les jeunes Francisco Francois de l’OPR et Lordana Meunier du MR;

 4. La Commission responsable de La Famille et l’Allègement de la Pauvreté, partagés entre mesdames Arlette Perrine Bégué, ancienne Chef Commissaire Adjoint et Lordana MEUNIER. 

5. L’Agriculture, l’Élevage et l’Irrigation reste avec l’actuel Commissaire Louis Ange PERRINE;

 16. Les Terres, l’Urbanisme et le Logement à Francisco FRANCOIS. 

Ministère Rodrigues: acquis et sens au vote national rodriguais

Le Ministère de Rodrigues existe déjà comme tutelle pour l’ARR et le pouvoir très limité du Ministre de Rodrigues est bien défini dans la loi. C’est donc beaucoup mieux comme tutelle que celle des administrations régionales. Ce ministère qu’on peu revoir et améliorer est désormais un acquis donc l’ile autonome peut en profiter tant qu’il restera dans la Loi. L’Entente OPR/MR peu recherchée auprès du PM la nomination du députe correctif et fils du sol  l’Honorable Nicolas Von Mally comme Ministre de Rodrigues. Ce sera la contribution de Port Louis à l’effort herculéen que fait Rodrigues pour sortir de l’ornière.  Après avoir été Leader de l‘Opposition suite au décès de feu SGD, le Leader du MR présente plus qu’aucun autre député Mauricien a l’instar d’Allet, de Guimbeau ou de Lesjongard, les qualités requises pour assumer cette fonction dans le respect des lois et de l’esprit de l’autonomie. L’allocation de ce portefeuille à un député de Rodrigues redonnera de sens au vote national Rodriguais qui a été invalidé depuis septembre 2000 par le gouvernement MMM/MSM. Est-ce normal que l’introduction d’une forme de gouvernement décentralisé à Rodrigues deux siècles après que Maurice ait connu sa première forme de collectivité locale vienne priver notre peuple de son droit légitime d’être représenté a la plus haute instance de la démocratie mauricienne qu’est le Conseil des Ministres ? Let us agree to disagree on this issue. Un enfant issue d’un viol reste malgré tout un enfant qui a le droit de vivre ne méritant pas  l’immolation. Je dois préciser que moi-même je me suis souvent prononcé pour l’abolition pure et simple de ce ministère dans un passe assez récent. Mais la crise Port Louis/Port Mathurin m’a pousser, avec recul, a réfléchir plus en profondeur sur comment recycler cette structure de façon a ce qu’elle puisse être d’une utilité quelconque a la région autonome, surtout face aux insuffisances institutionnelles  de l’ARR et aux limites de l’acte juridique y relatif.  Je précise tout de suite que la solution aux problèmes relationnels entre des deux iles ne se trouve pas dans la nomination d’un ‘full time Minister for Rodrigues’, dans le placement du Ministère de Rodrigues sous le bureau d’un Premier Ministre trop pris ou dans des visites plus fréquentes des premiers ministres et de leurs ministres à Rodrigues. Ce sont les lois et les cadres institutionnels tel le RRA Act et ce Ministère dite désuète qui doivent être évaluées et réadaptées. La loi pour l’institution de l’ARR ne doit pas être et demeurer une charte de limitation de pouvoir. Au contraire elle a été votée pour un partage de pouvoir dans  la reconnaissance des réalités propres de Rodrigues. Le Ministre de Rodrigues a beaucoup d’initiative à prendre de ce cote la. 

Les défis que devra relever le Ministre Nicolas Von Mally sont d’amener le Cabinet à venir de l’avant avec des amendements urgents la RRA Act pour (a) l’institution d’un Dispute Resolution Commission comme il en existe à Tobago. Au paragraphe 43  de son rapport Me Robert Ahnee évoque la mise sur pied d’une telle institution pour le rejeter d’emblée en soulignant qu’il est préférable de s’en remettre à la coopération des parties en présence. Mais la réalité, sept ans après, est qu’il a fallu remonter jusqu’aux plus hautes autorités judiciaires du pays pour un arbitrage dans l’affaire de compensation des pécheurs rodriguais. En attendant que la justice statue c’est la paralysie totale (c) remplacer les nombreux ‘may’ par des ‘shall’ pour que le chef commissaire puisse ‘mandatorily’ participer aux réunions du Cabinet ou il aura l’occasion de défendre le dossier rodriguais, d’atténuer cette méfiance qui hante inutilement ces deux hautes instances et afin d’éviter des contradictions avec les politiques nationaux. La situation actuelle laisse les premiers ministres trop libres de ne pas faire appel a l’ARR aux discussions alors qu’il y a des sujets d’intérêt national qui touchent également l’ile et sur lesquels il serait bon d’avoir l’opinion de Rodrigues comme entité autonome, comme par exemple le nouveau mode de paiement par zone de l’allocation des pêcheurs. Les Rodriguais ont besoin d’être traites comme des Mauriciens a part entière et non comme des Mauriciens entièrement a part. Encore une fois, la solution aux problèmes relationnels entre des deux iles ne se trouve pas dans la nomination d’un ‘full time Minister for Rodrigues’ ou dans des visites plus fréquentes des premiers ministres et de leurs ministres mauriciens à Rodrigues. Ce sont les lois et les attitudes qui doivent être revues (d) revoir la  façon de calculer la représentation proportionnelle de manière a éviter que les minorités arrivent trop facilement a égalité avec la majorité et légiférer pour qu’un élu issu d’un ‘party list’ n’ait pas le droit de passer d’un camp à l’autre mais, qu’en cas de départ, de céder sa place a un autre candidat inscrit sur la liste de son parti. (e) préciser, à la section 42, les dépenses  à être effectués a partir du Rodrigues Consolidated Fund pour des besoins de clarté (f) ajouter a la liste des dix critères d’allocation de ressources a la section 46 le manque d’opportunité de formation, de soins de sante et d’infrastructures sportives. Un Standing Committee composé de représentants du gouvernement et de l’ARR doit être instituer dans les meilleurs délais pour soumettre ces dix critères a un analyse critique pour voir s’ils sont vraiment exhaustifs, pour faire un travail par rapport à la pondération a accorder a chacun des critères et pour arriver à un consensus d’année en année. (g) une dérogation pour permettre aux fonctionnaires très engages dans l’action sociale d’être candidat. Il y a une possibilité de faire un règlement tenant compte des spécificités de Rodrigues.  

Hormis les amendements susmentionnés Von Mally aura  aussi la responsabilité  de faire comprendre aux membres du gouvernement  que, en plus  des entités ethniques différentes a gérer, il y a également une réalité insulaire au sein de la République. L’éthique exige que le Ministre de Rodrigues ne doit jamais s’ingérer dans les affaires de l’Assemblée Régionale sur laquelle il n’a aucun pouvoir. 

D’autres responsabilité s pour d’autres potentiels

 Some of the other many potentials can shoulder the following responsibilities in public bodies and RRA own companies where they can be far more useful than that of holding a post of commissioner without the power to take policy decisions. 

 1. Le l’Honorable Robert SPEVILLE à la direction du Rodrigues Discovery Limited qui bénéficiera de son expérience et de sa formation en ‘hospitality management and tourism’..

 2. Le Membre de l’ARR Madame Franchette Pierre Louis Manager du REDCO.

 3. L’Honorable Alex Nancy et l’Honorable Christian Léopold auront pour principale responsabilité de faire entendre, dans les rangs de la majorité gouvernementale, la voix de Rodrigues à l’Assemblée Législative avec emphase sur tous les projets de loi qui seront applicable à Rodrigues.  

4. Il est nécessaire que chaque commission ait chacun un conseillé en matière de communication qui travaillera en étroite collaboration avec un nouveau Principal Advisor qui est lui attaché au Bureau du Chef Commissaire. Ce Dream Team aura pour rôle de vulgariser le travail des commissions de l’ARR et de sensibiliser la nation entière sur cette l’autonomie trop mal comprise à Maurice. L’ancien ministre Benoit Jolicoeur est l’homme idéal pour relever ce défi d’informer et surtout de faire comprendre a nos confrères mauriciens que l’ensemble des revendications saines d’ordre sociale ou politique venant des Mauriciens de Rodrigues n’est pas de l’anti-mauricianisme ; que nous n’avons pas des capacités surnaturelles d’être des anti-nous-mêmes. 

5. Il est plus que temps de mettre sur pied le Rodrigues Marketing and Promotion Agency, Company ou Trust avec le Membre de l’ARR Daniel Baptiste, qui est aussi comptable, comme CEO.

Pas d’operation ‘lev pake ale’

There is no need in such an élan of unity and brotherhood to spare the experience and continued service of the Chairperson, Island Chief Executive, and Clerk of the RRA, Departmental Heads and Advisers in post. In case the ICE presently in post chooses to leave, the RRA should negotiate the appointment of Sir Binod Bacha to this position for a minimum of four years. In addition to his known capacities he also understands the struggle of the Rodriguan people for more justice within the Mauritian nation. C’est dommage que le fils du sol premier Island Chief Executive ait décidé de ne plus travailler avec l’actuel Minority Leader pour des sois disant raisons d’éthique évoquées dans l’Express du 10 mai 2006. No need to think of destroying anything done in the past by  either OPR or MR regime, the focus being on what are to be constructed now and in future  to rescue our autonomy and not on what should be demolished to satisfy anyone’s ego. Personal ego is secondary the sustainability of this historical united regional government. Time is for mutual understanding not for the tyrannicalLeve paké aller operation which has cost Rodrigues an avoidable brain drain.

Partir sur des nouvelles bases

Pour que l’unité et l’autonomie perdurent nos principaux leaders doivent pouvoir abandonner certaines habitudes. En politique l’humilité est beaucoup plus porteuse que l’arrogance.. Qu’ils cessent d’éloigner des camarades qui ont du caractère et de la personnalité  pour s’entourer des béni-oui-oui adorateurs ineptes: c’est du choc des idées qui jailli des étincelles.  Qu’ils aident à la libération des énergies créatrices du Rodriguais envers qui ils doivent également faire preuve de moins d’impulsivités. D’une part le MR a la capacité d’être proche de la population. D’autre part l’OPR est un parti ou la rigueur, la discipline et la responsabilisation sont très présent. Les particularité s positives de ces deux partis régionaux sont exemples de pluralisme et  de complémentarité très utiles pour la démocratie dans notre l’ile. Une relecture par tout un chacun de la réflexion ‘Réussir l’Autonomie’ des Évêques Catholique et Anglican en l’An 2000 s’avère être nécessaire en ces moments difficiles de notre histoire politique. Cet Entente OPR/MR ne doit pas être transforme en un parti unique au détriment du pluralisme politique qui doit au contraire continuer à évoluer dans la discipline et le respect des personnes et des institutions pour une plus grande maturité politique. La minorité, les syndicats, la presse, et les ‘opinion leaders’ doivent continuer leur noble tache de faire entendre la voix des sans voix et de relais de la majorité silencieuse pour garder vivant cet équilibre nécessaire au bon fonctionnement de la démocratie. 

Sortir grandi des moments de crises

En janvier 2004 le Premier Ministre de Maurice disait devant le succès éclatant de l’autonomie: « Mo profondément content du succès de l’autonomie. Rodrigues pé donne ênne leçon de réussite. Enne leçon qui pena prix ». Cinq ans plus tard un sentiment de ras le bol et d’échec nous envahi. En Mauricien patriotique que je m’efforce d’être, j’ai la profonde conviction qu’il ne faut pas pour autant désespérer de cette situation. Beaucoup de peuples qui se prennent en charge passent par des moments de crises durant différentes étapes de l’évolution de leurs statuts politique. Ces crises aident à mieux découvrir les capacités et les limites. Maurice elle même a vécu des crises beaucoup plus pires après son indépendance: guerre civile et bain de sang. Le gouvernement d’alors et toutes les personnes de bonne volonté ont  réajusté certaines choses, mais a aucun moment il n’a été question de remise en question de l’indépendance de Maurice par les Britanniques ou par qui que se soit. Pour cette raison chaque Rodriguais, a commencé par les leaders politiques, les dirigeants et membres de l’ARR ainsi que les parlementaires devront tout mettre en œuvre pour que personne de Maurice ne touche à notre autonomie qui contrairement a l’indépendance de Maurice n’a pas été obtenu sur un plateau. C’est bon de se le rappeler: notre autonomie est le fruit de plus d’un quart de siècle de combat sans relâche. Maurice et Rodrigues peuvent au contraire sortir grandi de cette crise. Comme le disait notre regrettée Antoinette Prudence: « l’autonomie est une grande chance pour Maurice ».  

 Frères politiciens de Rodrigues, surmontez vos différences dans l’intérêt suprême de ce peuple rodriguais qui a généreusement placé sa confiance et sa destinée entre vos mains capables. Faisons du 12 octobre 2009 une date historique de réconciliation et de l’unité retrouvée pour notre belle ile Rodrigues.. Toutes les générations à venir ne finiront de vous dire merci et feront de vous des hommes monuments.

Mettons une fin à l’autodestruction car l’autonomie c’est l’auto-construction !

I dedicate this reflection to our beloved Antoinette Prudence who inculcated in me the skills of rational thinking and who did not live long enough to help me formulate these words in a more acceptable form.

Citoyen mauricien de Rodrigues

Août 2009

Note : The views expressed are strictly those of the writer.. Mauritius Australia Connection is circulating this contribution purely for the sake of debate on Rodriguan issues and to provide the writer with an additional forum. Please forward all feedback to Jean Marie F Richard at zanmari@imagine. intnet.mu

 

POLITIQUE

Le mauricien 01.08.09/ lemauricien.com 

Le Rodriguais Kenneth Mercure a récemment obtenu son grade A d’arbitrage de l’Union africaine de judo – équivalent au grade B mondial -, suite à des examens théoriques et pratiques, à l’occasion des 9es championnats d’Afrique tenus du 23 au 26 juillet dernier au Maroc. Kenneth Mercure devient ainsi le quatrième arbitre grade A africain après les Mauriciens Georges Rambane, Jean-Noël Bardot et Iqbal Elahee. Recommandé par la Fédération mauricienne de judo, jiu-jitsu et disciplines associées (FMJJDA) pour participer aux examens d’arbitrage, Mercure se dit très honoré d’avoir accédé à ce niveau d’arbitrage. Le grade A de l’UAJ permet d’arbitrer à des compétitions africaines, notamment les championnats d’Afrique, les Jeux d’Afrique ou à des Internationaux » Cette distinction est un tournant dans ma carrière d’arbitre de judo. Cela fait quelques années que je travaille d’arrache-pied pour me parfaire dans ce domaine « , indique-t-il au Mauricien.

Sa motivation, poursuivit-il, remonte à 2007 lorsqu’il avait été sélectionné par la fédération locale pour les 7es Jeux des îles de l’océan Indien à Madagascar.  » Cela a été un véritable déclic pour moi dans la mesure où je me suis donné à fond et je me suis rendu compte que je pouvais aller encore plus loin. Depuis, je me documente régulièrement à travers des magazines ou encore des vidéos du système arbitrage. Ajouter à cela, en avril dernier dans le cadre des championnats d’Afrique seniors à Maurice, j’ai côtoyé de près Juan Carlos Barcos, directeur de l’arbitrage de la fédération internationale. Ce dernier m’a encouragé pour aller plus loin. « 

Après avoir suivi un séminaire conduit par l’Égyptien Nagi Meleka, directeur de la commission d’arbitrage de l’UAJ, le 23 juillet en prélude des championnats d’Afrique juniors, Kenneth Mercure a ensuite pris part à des examens pour l’obtention de son grade A de l’UAJ. Qui plus est, il a été appelé à trois reprises pour arbitrer les finales des -48 kg, -52kg et le tournoi par équipes. Il a aussi agi comme arbitre de chaise.

 » J’étais étonné du fait qu’on m’avait sollicité à plusieurs reprises. Lors d’une soirée, j’ai été récompensé d’un trophée par certains arbitres par l’UAJ « , ajoute Kenneth Mercure, qui détient un 2e dan du prestigieux institut japonais Kodokan.

À présent, il pense déjà au grade A mondial. Pour cela, il va falloir attendre un minimum de quatre ans à partir de l’obtention du grade A africain.

30
juil 2009

http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Autonomie_de_Rodrigues&oldid=37496362

http://www.youtube.com/watch?v=e1TCJbXOTrs

27
juil 2009
Posté dans Opinion, Politique par sitokontanrodrigues à 2:28 | Pas de réponses »

Bérenger et la cause rodriguaise

mauritius times
Email:mtimes@intnet.mu
Chaque visite de Paul Bérenger à Rodrigues a jusqu’ici été l’occasion pour relancer le débat sur la place de Rodrigues au sein de notre République mauricienne parce que ce grand homme politique semble être celui qui, à Maurice, est le plus conscient qu’hormis les entités ethniques différentes, il y a également une réalité insulaire à gérer au sein de notre République. Là, en tant que Rodriguais de sensibilité MMM, je dois souligner que flagrante est l’incapacité des partis mauriciens d’engager un débat sur le fond sur l’autonomie de Rodrigues et de gérer une quelconque idée qui leur est nouvelle.

La classe politique mauricienne ne parvient pas à regarder au-delà de leur petit horizon de caste, de communauté et de circonscription. Les exemples d’incompréhensions sont trop nombreux. Dans Le Mauricien du 31 mai 1994 Bérenger s’est attiré la foudre de Dinesh Ramjuttun pour avoir prononcé s’être en faveur d’une autonomie pour Rodrigues. Vers la même époque Le Socialiste accusait Bérenger de venir publiquement et sans ambages réclamer la pleine autonomie pour Rodrigues et accusait même ce dernier de vouloir devenir le président à vie d’une île Rodrigues indépendante. Le 26 mai de cette même année, The Sunaccusait Bérenger de réactionnaire et d’anti-patriotique pour les mêmes raisons. Quel niveau et quelle envergure ont nos politiciens mauriciens? Méconnaissance des réalités rodriguaises et des aspirations légitimes de la population, ceci dû à un paternalisme quasi-colonial et par une paranoïa entretenue par une méfiance génétique.

Pour revenir à la récente mission de Bérenger, j’ai malheureusement des observations très franches et sévères mais sincères à faire à l’égard de notre ami Bérenger. Quelques jours avant ce déplacement, en proposant un ministre de Rodrigues à plein temps avec les pleins pouvoirs lors d’un PNQ sur le ‘fuel tax’, le grand défenseur de la cause rodriguaise a confirmé, contre toute attente, que le bon fonctionnement et l’avenir de l’autonomie de Rodrigues étaient devenus soudainement secondaires à ses préoccupations de jeux d’alliances pré/post-électorales et à ses ‘fine tunings’ des équilibres communaux dans l’allocation des portefeuilles ministériels dans le sillage des prochaines échéances électorales. Il semble vouloir nous sacrifier sans pitié pour ses objectifs purement électoralistes.

Lors de ce PNQ, le leader des rouges Navin Ramgoolam a sauté sur cette occasion pour exprimer haut et fort sa ‘perplexité’ quant aux vrais pouvoirs de l’île Rodrigues autonome tout en accueillant favorablement la proposition de Bérenger. Les noms de Maurice Allet et de Eric Guimbeau fusaient de partout dans l’hémicycle lors de cette unanimité incestueuse gouvernement/opposition. Etrangement, personne n’a sifflé le nom d’un élu de Rodrigues. C’est dur et ça fait vraiment mal. Au grand étonnement de toute la population, tout le monde à Port Louis semble être convaincus qu’un ministre de Rodrigues serait en mesure de régler les conflits entre l’ARR et le gouvernement central. Au lieu de demander au PM d’inviter le Chef Commissaire à participer régulièrement aux réunions du Conseil des ministres pour tenter de désamorcer la présente crise dans le dialogue, Bérenger a préféré suggérer à Ramgoolam de simplement se rendre d’urgence à Rodrigues.

C’est blessant, voire insultant de penser qu’un homme-zorro basé dans un ministère désuète à Port Louis puisse d’un jour à l’autre remplacer les 18 Rodriguais qui, dans des conditions très difficiles, pensent actuellement au développement de leur île autonome. Pourtant, dès le départ, des propositions concrètes visant à ce que la législation sur l’autonomie incarne une vision des rapports politiques entre l’ARR et les différentes composantes et instances institutionnelles de la République ont été faites. Pour que l’ordonnance de l’autonomie ne soit pas qu’un décret de limitation de pouvoir mais une véritable charte de pouvoirs accrus dévolus à une minorité trop longtemps négligée. 

Le FAR avait également proposé l’inclusion dans cet acte juridique d’un mécanisme et des procédures institutionnelles de discussion et de rencontre que doivent disposer l’AN et l’ARR. Ceci afin d’assurer un vrai dialogue non conflictuel et une certaine forme de collaboration législative et politique à l’instar du Dispute Résolution Commission de Tobago mentionnée au para. 43 du rapport Ahnee sur ce projet de décentralisation. Ces propositions valables furent rejetées d’emblée par Port Louis et sept ans après aucun des trois chefs commissaires n’a été invité à assister à une seule réunion du Conseil des ministres sous deux gouvernements différents. Pas une seule occasion ne leur a été donnée pour venir défendre les dossiers de Rodrigues et donner leur avis sur les sujets d’intérêt national qui touchent également l’île. Conséquence: un cas ARR v/s le ministère des Finances en Cour Suprême, crise, malaise et paralysie qui auraient pu être évités. Benoit Jolicoeur, ancien ministre de Rodrigues dernier des Mohicans vient, en connaissance de cause, de démontrer dans un article récent publié dans La Vie Catholique qu’un ministère de Rodrigues désuète n’a pas de place dans l’espace institutionnel de l’autonomie.

Mais qu’est-ce qui a bien pu pousser un Paul Bérenger Leader de l’Opposition à aller de l’avant avec une telle proposition? Les circonstances font que les travaillistes ayant mis le Mouvement Rodriguais sur la touche dans le sillage de la crise relationnelle entre Port Louis et Port Mathurin, connaissant pertinemment bien l’ambition de Nicolas Vonmally de devenir ministre de Rodrigues, Bérenger a eu ce flair de vieux renard pour la mise en oeuvre de sa ‘realpolitik’ bien calculé: “Les deux sièges du No. 21 que le MR peut en toute probabilité rafler fort de l’appareil d’Etat sous son contrôle face à un OPR gangrené par une division sans précédent pourront m’être extrêmement utiles dans le cadre d’un arrangement post-électoral en vue de former le prochain gouvernement après une éventuelle lutte à trois”.. Il pense déjà à prendre sa revanche de 1976 en utilisant ce même ministère-chantage que feu SGD avait obtenu de feu Chacha pour plaire à son poulain Nicol François en écartant de justesse le MMM du pouvoir.

L’autre cas de figure dans les ‘Rodrigues hidden agenda’ de Bérenger équivaudrait cette fois-ci à carrément enfoncer beaucoup plus en profondeur son couteau dans la plaie: l’allocation de ce portefeuille à Maurice Allet, Eric Guimbeau ou même Joe Lesjongard ! Ce serait la un enième crime contre le vote national des Rodriguais depuis l’An 2000 dans une démocratie mauricienne en dysfonctionnement total. Maurice pouvoiriste viendra encore faire accroire que Rodrigues est aux Rodriguais tandis que le ministère de Rodrigues demeure toujours du domaine mauricien. C’est donc évident qu’ils sont unanimes, gouvernement et opposition, à ne pas vouloir de Rodriguais au Cabinet, surtout pas de Chef commissaire. Leur politique à l’égard des Rodriguais, c’est de procéder à un nivellement par le bas: maintenir un état de division perpétuelle parmi la classe politique rodriguaise et ’ensure that service is restricted to Rodrigues’ pour les fonctionnaires de même que pour nos trois chefs commissaires successifs! Et dire que certains de nos leaders politiques continuent à foncer tête baissée dans ce vieux piège ‘diviser pour mieux régner’! Au lieu d’être un immense pas dans l’achèvement de la décolonisation que fait Maurice l’autonomie rodriguaise se résume aujourd’hui en désillusion et frustration après apprentissage, rodage, transfugisme impardonnable, désillusion, crise relationnelle, malaise et paralysie..

Une explication plausible de Paul Bérenger sur sa proposition est ‘long overdue’ à la population rodriguaise surtout en considérant la réflexion suivante qu’il avait faite sur la frustration en octobre 2002 lors d’une conférence de presse, alors qu’il était Vice Premier ministre: “Qu’est-ce qui nourrit un sentiment séparatiste? C’est avant tout la frustration. Il n’y aura aucune frustration à Rodrigues si l’autonomie est une réussite. Si dans 10/20 ans la question revient sur le tapis, nous l’analyserons. Aujourd’hui il n’est pas question d’indépendance. La priorité pour Rodrigues demeure la réussite de son autonomie au sein de la République de Maurice.”

TORTIDTER 


Deux occasions ratées et une discrimination de plus…

 Messieurs, 

 Ouf!!! Me disais-je en entendant la nouvelle qu’un accord a été trouvé entre et les représentants de la plateforme citoyenne de Rodrigues et le ministère des finances. Mais analysant les choses de plus près et avec de nouvelles  informations, j’ai constaté que encore une fois encore, nous rodriguais allons subir une  discrimination de plus. Ainsi donc il n’aura que le mauricien allant faire 4 nuitées dans un hôtel, une Gite/chambres d’hôtes, qui profitera de la baisse de 33%. 

Ah bé rodriguais li pa voyazé li ?, kan li bizin vine moris kan li malad, kan enn lamort , vit vit bzin trouv larzan pou retourne rodrigues.kan li anvi assister cérémonie diplôme so zanfan ? kan li anvi al enn vakans ? Pourquoi cette discrimination ? Dans tous ces cas ne méritent-ils pas de profiter de la baisse ? 

Au fait il n’a même pas besoin de ces raisons, le rodriguais est autant mauricien que les autres et il souffre tout autant, sinon beaucoup plus  de la crise.

 Merci quand même aux représentants qui ont contribué a cette aboutissement. 

 Concernant les allocations et la reconversion des pêcheurs…. 

Ravi que les choses avancent, mais malheureusement ce fut encore une occasion ratée. 

Si j’ai bien compris, Le gouvernement selon son ministre des finances se dit près à débourser Rs. 45 millions pour compenser les pêcheurs et à mettre Rs. 75 millions à travers de la DBM pour des prêts. 

Et si nous prenons tous cet argent pour développer toute  l’industrie de la pèche à Rodrigues ? 

L’idée c’est d’y aller de l’avant pendant 3 mois avec la compensation et pendant ce temps formons les pêcheurs à travers le HRDC et les personnes de ressources locales.

 1.      Créer un trust incluant tout les 1700 pêcheurs, et y mettre tout l’argent (75 millions de la DBM) 

2.      Chercher des investissement auprès de la Fishermen Welfare Fund, le fisherman investment trust, la SIT,Le NEF, L’Assemblée Régionale de Rodrigues , les credit union de Rodrigues et d’autres firmes aussi bien que les rodriguais en générale pour investir une fois pour toute dans cette industrie de la pêche hauturière tant parlée depuis des années. 

3.      Acheter des bateaux a moyennes capacités ( pour débuter) et mettre en place des moyens de traitement à terre : poissons frais et salés et séchés,empactage, chambre froide etc.. 

4.      Développer d’autres secteurs d’activité dans lesquels le trust va investir englobant des projets existant comme l’écotourisme de Rivière Banane, visite et plongée sous marine, des virés dans le lagon avec des bateaux à voile, organisation des régates mais sur tout  un espace en expo permanente avec des bateaux à voile , des sculpture , peintures tout cela avec un guide et des tableaux explicatifs. Dans ce même espace, un lieu de dégustation, avec des bouillon poisson, boucané, grillés, autour des produits de la mer ( je m’y vois déjà….et vous ?.) et à long terme L’aquaculture. 

5.      Parallèlement mettre en place un programme de repeuplement du lagon avec la collaboration de Shoals of Rodrigues, La FRTU de Pte Monier, le centre de recherche D’Albion etc… 

Cette liste n’est pas exhaustive, je crois profondément que l’on peut se saisir de cette opportunité pour reconstruire quelque chose de durable et pour les pêcheurs et pour l’économie rodriguaise. Nous avons  le marché, les ressources, « l’argent »( on nous le dis !!!), Qu’est ce qui nous en empêchent ? 

Si nous allons de l’avant avec le plan comme il est maintenant, nous risquons dans quelques années nous retrouvez au même point, avec les mêmes problèmes.  

En ce temps de crise voyons plus loin, Osons penser grand, soyons ambitieux, très ambitieux. C’est ca l’autonomie. Nou lavenir dan nou lamin, c’est zordi ki nou prepare demain. “The only preparation for tomorrow is the right use of today”  Rodriguaisement votre, Patrick Jean Louis 

P.S pour les Rs. 100 millions du stimulus Package, pensez au ‘derocking’ dans le secteur agricole et l’amélioration de la race bovine et caprine pour augmenter la production avant l’abattoir car il risque d’être vide sans production massif. 

Partagez vos idées sur le http://sitokontanrodrigues.unblog.fr 

13
juil 2009

http://lexpress.mu/story/4246~Aurela-Gaspard–une-Rodriguaise-au-coeur-de-Cité-La-Chaux

Kendy Mangra
Lundi 13/07/09 L’express.mu

 

Elle est une figure connue dans le quartier de Baie-du-Tombeau. Souriante et débordante d’énergie, Aurela Gaspard, mère de trois enfants et originaire de Rodrigues, tient un Tibazar au milieu de Cité la Chaux. Rencontre…
Aurela Gaspard, une Rodriguaise au coeur de Cité La Chaux dans Rodriguais o top Gifdame-intElle est une figure connue dans le quartier de Baie-du-Tombeau. Souriante et débordante d’énergie, Aurela Gaspard, mère de trois enfants et originaire de Rodrigues, tient un Tibazar au milieu de Cité la Chaux. Rencontre…

A Cité la Chaux, elle vit dans l’une des longères en tôles. Ne croyez pas qu’elle attend de nous un regard misérabiliste. Il y a des gens pour qui une case en tôle peut être une bénédiction. «Je me suis battue pour être là où je suis. Je voulais que mes enfants aient une vie meilleure», confie-t-elle.

Arrivée à Maurice, à l’âge de 17 ans, il y une vingtaine d’années, elle est tombée amoureuse de Maurice. Cette originaire de Rivière-Coco fonde alors sa famille et habite une petite maison à Baie-du-Tombeau. Malgré des débuts difficiles, Aurela Gaspard ne baisse pas les bras et prend un emploi dans une usine, puis se lance à son propre compte. Ainsi naît Tibazar. Au fil des ans, elle se découvre aussi une âme de travailleuse sociale. Elle s’investit ainsi de plus en plus auprès des plus démunis du quartier.

Tibazar est en fait une petite tabagie où elle vend fruits, légumes et boissons gazeuses. Le modeste commerce a été construit avec des feuilles de tôles et peint en rouge. Ici la propreté est de mise. «Ce n’est pas par ce que je tiens un petit commerce que je ne dois pas l’entretenir», insiste notre interlocutrice. Grâce à ce travail, elle a pu grandir ses trois enfants âgés de 20 ans, 14 ans et 5 mois respectivement.

Abordant les problèmes que font face les habitants de la localité, la travailleuse sociale souligne que c’est surtout l’état dans lequel vivent ces personnes qui les empêche d’avancer: « Ils sont conscients que c’est grâce à l’éducation qu’ils peuvent s’en sortir, mais encore faut-il qu’on leur donne les moyens. Beaucoup auraient voulu avoir une maison en dur et encourager leur enfant à partir à l’école. Ces familles qui vivent ici veulent sortir de la pauvreté et réussir dans la vie. La volonté est là, mais les autorités devraient à leur tour donner un coup de pouce», explique-t-elle La travailleuse sociale est soutenue par l’ONG Service d’accompagnement, de formation, d’intégration et de réhabilitation de l’Enfant (SAFIRE) qui encadre les enfants en situation difficile dans le quartier.

Elle fait remarquer que les autorités devraient descendre dans ce quartier et écouter leurs doléances. «Beaucoup sont dans la misère et se battent afin d’avoir une vie meilleure. Il serait bon que ceux qui ont les moyens ne négligent pas ces familles», précise-t-elle.

Aurela Gaspard aurait pu choisir de mener une petite vie tranquille après avoir tant lutté, elle-même, pour mener une vie décente. Mais elle a fait le choix d’aller vers l’Autre… Une leçon de vie.

 

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