Au moment où j’écris ces lignes je n’ai pas encore tous les détails et beaucoup de questions sont encore en suspens mais je ne veux pas rater cette occasion.
Immense fut ma joie en entendant a la radio la l’excellente nouvelle ce mardi 30 Juin sur le fléchissement de la position du grand Argentier sur la baisse de la taxe sur le billet d’avion pour Rodrigues. Mais surtout le rôle joué par nos quatre députés sur ce problème qui affecte d’une manière sans précédent notre ile. C’est un belle exemple de ‘ nou get pei, avan get parti’. Chapeau tout d’abord ne serait ce que de vous être mis sur la même table et défendre d’une manière cohérente le problème rodriguais. Et j’emprunte une expression a mon père qui dira « weh !! koumsa travay la fer ! » C’est un succès et un grand espoir pour notre peuple. Cependant, la première victoire est a mettre a l’actif des operateurs touristique maintenant élargie en plate forme citoyenne qui ont su canaliser la grogne populaire (à raison)et faire entendre la voix de Rodrigues de façon pacifique mais insistante. Ils écrivent l’histoire dans la lignée des revendicateurs de 1915, de la pétition de1999 et tant d’autres qui ont su se faire entendre et rendre la dignité au peuple rodriguais. Malheureusement la célébration sera de très courte durée, « Simé la longue » comme le dit si bien cette chanson très connue à Rodrigues et enan bokou ros :
· Lutte pour que les produits des bases( Riz….) se vendent au même prix dans l’ensemble de la République. · Le Rodriguan cola comme le propose le rapport Errors and omissions du PRB 2009
· Le respect de L’autonomie. · Chance égale de promotion pour les rodriguais en poste( Cadastre, finance etc..)
· Une meilleure collaboration sur les dossiers nationaux/Locaux à L’ARR peu importe le gouvernement en place. · Etc , etc……
C’est un temps pour le militant en chacun de nous. L’Histoire nous enseigne qu’à chaque fois que les rodriguais se sont mis ensemble pour se battre en se montrant fort et unis la victoire a été au rendez vous. A bon entendeur……
Patrick Jean Louis

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Joined: Sat Nov 26 2005, 03:49AM |
Julie Collet, l’ambassadrice du séga traditionnel Figure incontournable de la culture rodriguaise, Julie Collet, 69 ans, aura marqué l’histoire culturelle de Rodrigues par ses chansons engagées. Si la plupart se souviennent d’elle pour sa chanson « Dibwa trwa fey », une sentence aux femmes aux moeurs légères, d’autres à l’instar de « Zenes pa oulé travay », « Margoz amer » ou « Divin laklos » resteront des textes racontant des pages importantes de l’histoire de l’île.Julie Collet est une femme qui, malgré le fait d’être analphabète, a su trouver les mots justes pour transmettre par la voie orale l’histoire et la culture rodriguaise. Et elle aura été une ambassadrice des musiques traditionnelles de Rodrigues pour avoir conduit cette forme culturelle au-delà des rives africaines, lors de ses nombreux voyages à l’étranger. Le lancement de son unique album, récemment, a constitué un digne hommage au séga traditionnel rodriguais. Connu de Monsieur-tout-le-monde comme « Ma tante Grofi », Julie Collet est née à Rivière Bananes, à Rodrigues, de mère rodriguaise et de père malgache. Toute jeune encore, son père les quitte pour partir à Maurice sans jamais revenir. La mère de la petite Julie va vivre avec Joseph Catherine au lieu-dit Dans Coco, à Anse Mourouck. La vie dans cette nouvelle famille est conditionnée par un environnement de gens de la mer vivant l’union libre et où les conflits sont réglés à coups de chansons sociales dénigrant outrageusement les rivaux. Très jeune, Julie fréquente les « bals tambour » du samedi soir où elle entend les « Maréchal » composer avec spontanéité des chansons courtes sur des airs connus. Elle s’y met aussi et, très vite, devient une dure à qui personne n’ose se frotter en raison du caractère tranchant de ses textes. A la fin des années 60, Julie, elle-même mère, revient vivre au centre de Rodrigues où elle se retrouve très vite associée au «revivalisme» culturel amorcé par le Groupement des artistes rodriguais en 1976. Avec le groupe « L’oiseau têtu », ses chansons prennent la forme de la chanson engagée bien que certaines restent des chansons patriotiques. |