Rodrigues

A la découverte de mon Ile…

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8 ans après l’autonomie de Rodrigues est-elle morte??????

2 octobre, 2010
Histoire, Lepep, Opinion, Politique, Rodriguais o top | Pas de réponses »

 

 

Empowering autonomy v/s disempowering Autonomy

Warning!!!! 

Cet article-réflexion est destiné aux gens qui peuvent enlever leur visière politique (blanc ou vert) et mettre la lunette des préoccupations rodriguaises. Loin de faire la leçon,  ceci est une réflexion, un cri d’alarme,  personnelle certes mais qui à mon avis trouvera des échos  dans mon ile. Ceux qui désire y apporter des précisions ou en réfuter le contenu peuvent le faire, je vous invite même à le faire sur mon blog : http://sitokontanrodrigues.unblog.fr/… ou par courriel  patrickjeanlouis@hotmail.com 

Louis -Joseph Lebret priait en disant “ O Dieu envoie-nous des fous,  qui s’engagent a fond…(…) …Des déraisonnables, des passionnés, capable de sauter dans l’insécurité, l’inconnu toujours plus béant de la pauvreté,  des fous du présents, épris de vie simple, amant de la paix, purs de compromissions, décidés à ne jamais trahir méprisant leur propre vie. Capables d’accepter n’importe quelle tache, de partir n’ importe où, à la fois libres et obéissants, spontané et tenaces, doux et forts. O Dieu envoie nous des fous… 

J’ai décidé d’être ce fou du présent… 

Un simple coup d’œil sur la société rodriguaise, et le constat est suivant…. Notre ile autonome est malade, très malade. 

Les symptômes: 

  • Une criminalité en constante hausse; vol, viol,inceste,  crime, (nepli kapav dormi trankil..,) 

  • Une prolifération insultante de la culture et la vente du gandia au vue et à la barbe de tous. 

  • Un exode massif des jeunes et des familles entières vers Maurice laissant biens et maison. 

  • Des secteurs en bernes: tourisme,  pèche, eau,…. 

  • Un taux de chômage et de surendettement jusqu’ici  inégalé. 

  • Une sexualité débridée de nos jeunes et multiplication des cas du sida et MST 

  • Une politisation partisane à outrance de tous les sujets touchant le rodriguais. 

Loin de me faire médecin, je me permet d’émettre le diagnostique suivant et énumérer les causes possible de l’aggravement de la situation de Rodrigues et me permet de dire que c’est très graves parce qu’il est question de l’intérêt de tout un peuple versus quelques privilégiés qui bien sûr gangrènent la situation qui dégénère de jour en jour en cancer sur fond de cheap politics, 

  

Les problèmes de Rodrigues sont,  à mon humble avis situés aux trois niveaux suivant : Politico-administrative, socio-économique et en tant que peuple, donc nécessitant une réponse à trois niveaux. 

D’abord au niveau Politico-administrative 

Ceci se décline principalement par une incapacité du gouvernement régional MR à donner une réponse correcte et cohérente aux problèmes de Rodrigues. Une promotion touristique à coup de millions ne sert à rien si en amont les structures d’accueil et de loisir de l’ile ne sont pas prises en compte de même que l’aspect culturel. De même une approche individuelle et en  isolation,  prévalant sur le collectif des secteurs constitue un facteur aggravant de la situation. 

Un manque d’initiative de la part des commissions sous la responsabilité des commissaires à venir de l’avant avec des projets innovant  ou ne serait ce mettre en pratique le programme pour lequel le MR a été élu en 2006. Certains nous donnent l’impression qu’ils sont en retrait  et dépassés ex La santé 

  

 Nul doute que la guerre des chefs, que je dirais aussi idéologique et Méthodologique au sein du Mouvement Rodriguais (MR) porte préjudice à la gestion de notre ile en confondant le parti MR et le gouvernement MR les protagonistes mettent en danger l’autonomie de Rodrigues. (Le gouvernement OPR avait aussi souffert de ce mal.) Je m’explique  Von Mally et Roussety  viennent de deux écoles différentes et ont une vision distincte et sur la gestion de l’autonomie et sur la relation avec Maurice.  Ils différent aussi dans la  Posture et la Méthode à adopter Roussety étant plus bouillant dans le discours et les actes qu’un Von Mally très bas profil et soft,  presque soumis. 

  

Autre point saillant c’est l’incapacité des fonctionnaires à faire leur travail librement, sans pression politique, peur de représailles et sans « get kouler politik ». 

Un questionnement des rapports entre Port Mathurin et Port Louis, surtout l’intervention imposer ou permis de certains ministres et autres acteurs venant de Maurice, cette mentalité de colonisateur, dans le cadre de l’autonomie et de la constitution. 

Un manque apparent de punch de la part de l’opposition OPR, comme résigné à attendre que le pouvoir lui revienne par défaut (default en langage informatique). Se contentant à faire référence aux passé sans proposition surtout adressé à autre que sa base traditionnelle surtout une autre voix que son leader, et si besoin est de ne pas être d’accord avec la position  sacro- sanct du parti dans l’intérêt suprême de Rodrigues. Sans mettre en doute l’intelligence collective, certains gagneraient en maturité à prendre des positions plus tranchés ou nuancés selon le dossier et selon leur propre intellect et conscience, ceci sans remettre en cause ni leur appartenance au parti ni leur fidélité. « La fidélité n’à rien avoir avec l’immobilisme ou une sclérose sur le  passé. Elle exige de nous rajeunir le premier commencement pour lui conserver sa force créatrice, de se  recréer dans la fraicheur de sa nouveauté, un parti vivant est un parti toujours neuf, qui chaque jour se réinvente ».( adapté de François Refoulé). 

 Et j’ajouterais «  si tu penses comme moi, tu es un frère, si tu penses autrement que moi, tu es deux fois mon frère » proverbe africain  

L’opposition se doit de  nous présenter un autre projet surtout que c’est elle qui a mené la lutte pour cette autonomie, le silence tue petit à petit notre autonomie. Des appels répéter pour plus que l’ARR siège plus souvent pour plus de débats. Une autre manière de gouverner, de vivifier cette autonomie. 

  

Quant a nos quatre députés à l’Assemblée Nationale, Cest la honte zeneral pour les Rs 200000/mois + privileges zot pa honté  kan zot get zot dan laglas ?? nek poz zot la kestion combien fois zot ine debout pou lev enn size lor Rodrigues ? ou bien fer nou lavoi tandé ? si li vo zot GRO lapaye 

  

Socio-économique 

La situation économique est de notre ile est catastrophique, et les gouvernements successifs n’ont pas pu apporter les réponses nécessaire, ne serait ce qu’en jeter les bases. Si Rodrigues compte de nombreux produit à fort potentiel : miel, piment, tourisme écologique, pèche hauturière, élevage, agriculture, artisanat etc.… Personne n’a pu mettre  en place les moyens  soutenables et soutenus pour augmenter quantitativement et qualitativement les apports économiques de l’île. 

Cet état de chose provoque une vraie crise sociale : Chômage, exode vers Maurice, etc. L’autonomie n’a pas apporté de réponses concrète et durable à cet état de chose. Une réponse basée principalement  sur le modèle mauricien avec les mêmes entreprises, le même état d’esprit en termes de modèle économique avec malheureusement les mêmes résultats. 

Puis-je suggérer l’emploi communautaire à la traditionnelle compagnie. Favoriser l’emploi sur le salaire. 

  

  Autre problème et non des moindres c’est le Rodriguais lui-même en temps que peuple. Au fil des administrations et au nom de la modernité est devenu son pire ennemi : peu ambitieux, se contentant de peu, toute fois très fier et humble des « kes divin » de Duval aux « dronm ble » et « rom blan » des autres il est devenu bien vite un assisté. Au traditionnelle kan- to -vine -kot -moi to retourné avek ene tente rempli ou bien fler binzamine Latizane lafresi tout ceci ont fait place maintenant a cette question : ki ou pou fer pou moi ?  

Le Rodriguais est devenu son pire ennemi, roder bagaz, il est méfiant, jaloux de son confrère qui tente d’avancer, lui met des batons dans les roues a volonté, mais aide volontiers les étrangers blancs surtout ou mauriciens, séquelles de son esclavage une nouvelle chaine qu’il vient de se mettre a la cheville. Il ne réfléchit plus,  c’est un être peureux oui il a peur et quand quelqu’un tente ne serait ce que lever la tete. Il est le premier à le réprimander. Eta, pa fer malelve ek misie la. !!! il a peur de dire ce qu’il pense. Qu’es tu devenu mon peuple ? Ou est passé ta fierté ? Ton audace ? Ton amour propre ? Peuple de Rodrigues 

Mais surtout ki fer tone laisse zot diviz toi ? Cette politisation à outrance c’est une vraie gangrène pour nous entant que peuple. La violence et  les paroles prononcées lors des dernières élections ont laissé de profondes cicatrices dans notre jeune autonomie. Celui qui coupe la branche sur laquelle il est assis se cassera inévitablement le cou. Couper la branche ou l’arbre Rodrigues et nous tombons tous. Si nous somme dans l’incapacité à nous accorder sur notre avenir  il ya plus d’avenir. « MR et OPR se 2 korn lor latet enn mem kabri ( Rodrigues). » Tuez le cabri et….. je vous laisse deviner la suite. 

  

 Empowering autonomy v/s disempowering autonomy

Laissez-moi partager avec vous ma vision de l’autonomie…. 

Autonomie c’est d’abord et avant tout une affaire du peuple. C’est un état d’esprit, une invitation à réaliser  le meilleur de ce que nous aspirons à être. Autonomie c’est prendre des initiatives, en inventant de nouvelle façons de faire, a innover. 

Empowering Autonomie voudrais que les associations planteurs se propose de fournir des légumes aux hôpitaux et prisons  de façon  professionnelle par un agent engagé spécialement a cet effet. Laissant aux planteurs la culture maraichère. Même chose pour les éleveurs qui pourront vendre leurs produits ainsi  ne plus dépendre sur les quelques arnaqueur et avoir un meilleur prix ceci nécessite une réorganisation et la formation mais surtout une professionnalisation des métiers. 

Communautés villageoises agents principale de développement…. 

Pour un développement intégrale de notre ile s’appuyer sur les communautés villageoises en leur octroyant un budget/projet, cela nécessite cependant quelques aménagements : les rendre indépendants, mettre en place un mécanisme d’audit, définir quelques paramètre d’intervention, pour permettre de rejoindre les plus nécessiteux et élargir l’espace autonome. Autonomie = pouvoir a L’ARR pour ensuite être dévolu au niveau local. 

  

Autonomie veut dire  prise de position, une position plus tranché et moins consensuelle de la part des groupements, de l’église en particulier sur certain sujets serait la bienvenue. Une Eglise trop prudente,  très peu proactive dans son approche dans sa mission prophétique donne échos à des voix qui ne sont pas nécessairement les meilleurs pour Rodrigues surtout en période de crise économique. Je note avec optimisme  que certaines voix s’élèvent ces derniers temps : L’association Tourisme Réunies, Les enseignants du secondaire, Forum du peuple et autres groupements, c’est a encourager et il s’inscrivent dans les pas de ceux qui ont lutter pour le peuple en 1915, 1999,etc. 

Autonomie =  une autorité plus proches de la population, surtout plus proche des préoccupations immédiates, une interface permanente qui donne des réponses promptes et efficaces en dialogue permanente avec le citoyen. Il y a le défunt conseil économique et social du gouvernement OPR. Je précise toutefois  qu’il ya pas lieu d’avoir une loi/règlement, un comité consultatif pour engager des discussions sur notre ile. Les Elus devront avoir l’humilité d’admettre qu’ils ne sont des ‘konntou’ 

La crise économique qui nous frappe  de plein fouet actuellement représente une opportunité formidable pour mettre en place un dialogue franc et permanent tout en gardant la prérogative au conseil exécutif de ARR de les mettre en pratique. le conseil dont feront partie des professionnelles et des représentants sociaux, établira et maintiendra un dialogue franche et apporte une réponse collectif avec des campagne de communication/ d’explication sur les enjeux a population a travers l’ile, mais surtout ; mais surtout une solidarité non pas stérile : fer sagrin zot, nou solidarise avec bannes peser, somer etc mais une solidarité active. 

Rodrigues compte de nombreux compétences prouvés et cachés dans plusieurs domaines mais pour cela il faudrait grandir « politiquement », intellectuellement en  enlevant sa visière politique et « guette pays avant tout » je pense personnellement qu’un Karl Allas à la tête d’un plate forme conseil social(peu importe le nom j’en accorde peu d’importance) qui évaluerait notre marche a suivre de façon éclairée non bias avec des professionnelles mais surtout des réponses , des façons a repenser, réinventer notre autonomie  par exemple sera d’un grand apport. « There’s nothing that we can’t do, if we raise our voice as one » Penan narien ki nou pa kapav fer si nou lev nou lavoi koman enn sel pep

 

Au niveau politique. 

L’ARR, l’outil à mon avis est très sous utilisé en matière des règlements votés, mais surtout souffre d’un manque d’initiative et d’innovation. Nous disons souvent que Rodrigues a de la chance de connaitre un développement tardive, ce qui nous a permis de voir ce qui se passe ailleurs. Mais j’ai bien peur qu’on n’a pas appris grand-chose. Surtout nos politiques. On a copié/collé le même modèle économique avec les mêmes résultats que Maurice : Tourisme, sea food hub, usine jeans etc. 

 Il ya un immobilisme aberrant de la part de nos dirigeants politiques et sociaux, qui tue même le plus optimiste des optimistes. Le peuple de  Rodrigues a besoin d’homme et de femmes qui l’éclairent, qui l’aide à voir même l’évidence, de ses vrais potentiels, à avoir d’avantage confiance en lui, à innover et à le soutenir dans ses initiatives et sa formation. 

Quelques propositions concrètes  sans ordres prédéfinis: 

  1. Une réorganisation de l’administration Centrale par un « System Enhancement » avec l’aide de l’ICAC, en vue d’abord de limiter l’accès direct du public aux fonctionnaires qui traite leur dossier et mettre système de ticket numéroté First come, first serve,  introduire des numéros de dossier au lieu de nom pour un  meilleur suivi par l’envoyeur/demandeur de service. 

  2. Sélectionner et Améliorer de façon continuelle et soutenue les races bétails locales (vaches, cabris, moutons,….) et volailles 

  3. Mettre en place un service de ‘derocking’ des terres et des moyens pour augmenter notre capacité production agricole. 

  4.  Mettre l’emphase sur le regroupement des  acteurs de production. 

  5. Compiler les projets individuels locaux et aider a leur perfections avant de les soumettre en un dossier UNIQUE et en avan ki zot demandé aux National Empowerment Foundation, TFSVG, DCP etc.. 

  6. Transformer et quadrupler notre capacité de production d’arbres fruitiers : oranger, pamplemousse, mandarinier, piment, fleur. 

  7. Transformer le breeding de St Gabriel en Centre de recherche et pépinière/nurserie moderne. Et Baie Topaze  dédier spécialement aux bétails. 

  8. Mettre l’emphase sur 5 produits principaux et y consacrer nos ressources : financière et main d’œuvre et aller de l’avant en cycle de trois ans. 

  9. Mettre en place un comptoir des produits Rodriguais avec l’aide des entrepreneurs, des association Agricole, éleveurs et  apicole pour faciliter l ;a vente et la promotion du produit rodriguais à Maurice et pour faciliter le commerce équitable entre Maurice et Rodrigues. 

10.  Mettre en place des emplois communautaire / Emploi de proximité: collecte des ordures, embellissement, nettoyages des plages,….Ex. allocation fixe, travail dans la région a horaire variable et payer  l’heure selon le principe Une famille, Un emploi. 

11.  Continuer la professionnalisation des entreprises : pots, control qualité etc… 

  

12.  Au niveau de l’eau : Diviser Rodrigues en région et améliorer la distribution avec Ex. 30 mins de distribution a pleins régime obligatoire a chaque région et une tarification graduée et un renforcement des lois sur le pillage de l’eau tout en gérant les fuites. 

  

13.  Faisons un peuple de gradués ;Education une priorité absolue et moyen le plus soutenable de lutter contre la pauvreté avec des facilités de paiement et un plan précis. 

  

14.  Au niveau des études/ l’éducation maximiser le Centre des ressources humaines avec des cours professionnelles et l’extension de l’heure d’ouverture pour les cours du soir dans les collèges pour les adultes et travailleurs qui veulent. 

  

  

15.  Une nation de lecteurs : CLAC et librairie public 

  

16.  Faire une demande pour l’implantation d’une branche/antenne de British Council dans l’ile. 

  

17.  Au niveau culturelle, une foire nocturne les mercredi soir  a Mont Lubin avec, musique  traditionnelles sans orchestre, kordeon, triang , bob, katia katia avec nou banne gro manze, avec extension des horaires de bus et une exposition des œuvres de nos artistes locaux. 

  

18.  Rétablir Le festival Kreol en octobre et batir sur la popularité et le garder comme fete populaire avant tout pas dan lotel.Une harmonisation des écrits avec un comité permanent pour le Festival renouvelable en deux  ans par soucis de stabilité. Un institut permanent pour la promotion des écrits et des arts créoles. 

  

19.  Sauver le kreol rodrige, avek le risque de l’universalisation par Maurice de SON kreol morisien, des écrits, chansons, des compétitions, des pièces en kreol consolidera notre identité. 

  

21.  Une assurance pour les planteurs rodriguais et éleveurs 

  

22.  Pour les pêcheurs mettre sur pied un trust et des activités économique a investir : pêche hauturière, écotourisme, espace pêcheur, aquaculture etc… 

  

  

23.  Lutte ponctuelle et continue contre le sida 

  

24.  Dépistage et test obligatoire à l’âge de 35 ans pour les hommes et femmes pour les [problemes renaux et mameres]. 

  

25.  Prôner l’indépendance/l’autonomie des communautés villages avec le Registrar pour un meilleur contrôle des comptes et des projets individuels locaux, et les réhabiliter et les consolider et les consolider dans leur essence de partenaire majeurs de développement avec un budget suivant la soumission de projet spécifique à définir. 

  

26.  Susciter des débats et des émissions explicatives à la radio, sur les politiques et le fonctionnement des commissions. 

  

7.  Limiter l’intervention des advisers et conseiller dans les dossiers, pas de recommandations et dans le fonctionnement de l’administration. 

  

28.  Revoir le fonctionnement des coopératives : FACER/ Fédération des éleveurs etc, Revoir leur rôle dans le développement de l’élevage. 

  

29.  Au niveau touristique : Revisiter la politique touristique, la basant sur trois pilier Ecotourisme, valorisation du patrimoine et l’histoire.                                                

30.   Donner des incentives pour l’amélioration des structure d’accueil/ régulariser les chambres et en varié les prix par thèmes, avec l’aide d’un décorateur utilisant des matériaux locaux, mettre en place des structure pour  étendre le séjour du touriste. 

  

31.  Valoriser la population locale en termes de « conscience touristique » 

  

32.  Education : mettre l’emphase sur les  un an en pré primaire et 3 premières années du primaire sur 3 ans augmentant leur chance et rehaussant le niveau au départ. 

  

34.  Un pro poor environment : des couleurs pour indiquer des bureaux, des hôtesses d’accueil pour faciliter l’accès au bureau mais surtout la relation fonctionnaires/ti dimoune. 

  

35.  Un fond de solidarité pour les accidents de la routes et disparition en mer et même suicide. 

  

36.  Sak zanfan ki passe CPE un cabri/mouton/cochon 

  

37.  Un support programme pour chaque école. 

  

38.  Distribution d’arbres fruitiers a chaque famille. 

  

39.  Elargir l’espace démocratique  en permettant au public de participer au débats par sms , courriers et autres pour nous permettre de participer activement à notre développement , mais surtout une autre manière de faire de la politique.et promouvoir la participation du peuple dans tout le processus démocratique. 

  

40.  On parle souvent de ferme intégrée, or on oubli que la société est basée sur ce même modèle je ne peux qu’être d’accord avec les slogan, Produire seki nou manzé manz seki nou produire aussi bien que  Produire transformer ,exporter mais traduisons les choses dans les faits en donnant l’exemple, interdisons les sucreries et colorant importés dans nos écoles et fêtes officielles et concourons pour des peu chères , montrons un autre modèle de société, des valeurs différentes et que nous avons appris des erreurs des autres dont maurice. 

  

41.  Une formalisation de la « Féminisation de l’économie » armant nos femmes avec d’avantage de moyens et de ressources avec un trust. Empowering la femme est la meilleure chance de réussite économique et une assurance d’une répartition des richesses au plus nécessiteux. 

  

Ce sont des propositions ou plutôt des pistes à explorer, certains trouveront des idées en route et  de nouvelles. Je souligne aussi le fait que s’il est vrai que certains de ces propositions comportent des investissements  additionnelles, beaucoup peuvent se concrétiser par une réallocation et une priorisations des nos besoins sans pour autant sacrifier le social sur l’autel de l’économie. Complémentairement, une communication régulière avec la population par des fonctionnaires serait la bienvenue. En fin je dirais que je n’ai pas la prétention de venir dicter quoi que ce soit à nos gouvernants. Mais le silence du peuple assez duré, être autonome veut aussi dire partager ses idées pour les  affiner et les améliorer surtout quant il en va de l’intérêt de mon ile. Garder le silence me rendrait complice d’un assassinat, une mort lente mais certaine, de mon ile, que j’aime tant mais C’est surtout un mon moyen à moi de contribuer  nourrir la flamme, l’espoir et ma profonde croyance en l’autonomie de Rodrigues et la conviction que nou lavenir li dan nou lamin. 

  

Rodriguaisement votre, 

Patrick Jean Louis 

  

P.S. 

 Ceci est un article que j’avais écrit en fevrier 2009 pour déclencher une réflexion culminant avec les célébrations des 7 ans de l’autonomie .Un an et demie  après certaines infos sont devenues obsolètes et quelques amendements et ajouts sont nécessaires. 

  1.  La création  d’un Enterprise Academy pour la formation et une partie en  Fondation, l’académie formera les entrepreneurs a lors que la fondation avec l’aide des credit union formeront un Equity partnership des petites entreprises locaux pour les emmener to the next level. 

  2. Création d’un distance Learning Trust pour le RRA, qui utiliserai la centre de ressources humaines a meilleur escient notamment des cours du soir pour les adultes et la représentation des grandes écoles et université dans éventualité d’un open university. 

3. Un mécanisme de préparation a l’immigration vers Maurice ou ailleurs visant a  bien prepare nos jeunes et autres  a l’immigration. 

  

la reflexion ne se termine pas ecrire kinn fini!!!!!!!!!!!! 

Nou bann revandikasyon ek kritik

2 octobre, 2010
Histoire, Lepep, Opinion, Politique, Rodriguais o top | Pas de réponses »

Platform sov nou sosyete 

 

 

 

Pou enn meyer sosyete 

 


PLATFORM Sov NOU SOSYETE 

Platform sov nou sosyete ki regroup bann lorganizasyon sosyal ek syndical ki panse ki nou sosyete pe fer fas  boukou difilkilte e ki parmi sa bann difikilte la enan boukou ki  kapav rezoud si gouvernman rezyonal pran bann desizyon ki bizin ek rektifye bann move desizyon ki li  finn pran dan lepase  e ki an mem tan li pran enn direrksyon ki pou amenn progre ek prosperite dan nou sosyete. 

Li osi importan pou ki nou sosyete fonksyonn kuman bizin ki  demokrasi respekte e ki liberte lipinyon respekte. 

Dan sa kontex la platform sov nou sosyete pe soumet so bann revandikasyon ek kritik pou enn meyer sosyete kot fer bon viv ,kot boukou nou bann soufrans ek difikilte pou truv enn lizur a kondisyon biensir ki Gouvernman Rezyonal  pran an konsiderasyon nou bann revandikasyon . 

Platform sov nou sosyete pou kontiyn milite tank ki so bann revandikasyon  pa gayn konsiderasyon ki bizin parski nou konvainki ki Gouvernman Rezyonal enan moyen ek puvwar  pou  regle boukou bann difikilte ki nou sosyete pe fer fas zordi.. 

Kifer nou pe adress nou bann revandikasyon a sef komiser ?  limem ki  a latet Gouvernman Rezyonal et ki bokou nou bann revandikasyon li truv so explikasyon dan bann move desizyon ki li ek so Gouvernman finn pran ,par fason ki li finn azir an tan ki sef komiser  ek osi par bann desizyon ki li ti sipoze pran dan lintere nou sosyete me ki li pa finn pran. 

 

Nou bann revandikasyon ek kritik enan enn sel lobzektif se amenn nu kontribisyon pou ki nou sosyete al ver progre ek prosperite dan enn lanvironnman kot penan intimidasyon,laper,viktimizasyon,arselman ek larogans, enn sosyete kot fer bon viv kot demokrasi  ek liberte lopinyon ek liberte panse respecte,kot tou Rodriguais santi li enan mem drwa , ,kot so lopinyon ou so lapartenans politik respekte,kot le boner pep Rodriguais  dan so lansamb vinn sel lobzektif Guvernman Rezyonal ki o puvwar. 

 

 

Nou bann revandikasyon ek kritik 

 

1.Demokrasi ,drwa a la diferans ek liberte lopinyon 

 

Enn bann gran difikilte e kapav mem lasurs boukou nou bann revandikasyon se fason ki Gouvernman Rezyonal avek sef komiser a latet azir  pou diriz Rodrigues  Regional Assembly  ek inplemant zot bann policy,tou dimoune kone ki zot enan enn manda demokratik pou diriz Rodrig, me dimoune an mem tan atann ki sa fer dan enn kad demokratik ek dan lintere lepep.Si Gouvernman ki o puvwar panse ki li pe azir dan lintere lepep li pa ena okenn rezon pou anpes dimoune donn zot lopinion  lor bann mezir ki zot pe deside ubyin anpess  dimoune exprim zot bann diferans ek kritik lor seki sipoze pe deside ek fer dan zot lintere. 

Nou konsidere ki Guvernman Rezyonal pe rod inpoz so bann reform ek lezot bann desizyon san ki personn enan drwa exprim enn lopinyon kontrer ubyin exers zot drwa pu kritike.Li paret ki Guvernman rezyonal de par so fason azir enan enn lot definisyon demokrasi ,zot kwar ki seki zot panse li otomatikman bon e ki seki lezot panse li otomatikman pa bon ,zot pa siport okenn kritik mem si kritik la viz a amenn enn refleksyon ki al dan lintere Rodrig.Zot pa mem dakor ek enn form konsiltasyon ki permet dimoune exprim zot lopinion lor seki sipoze pe fer dan zot lintere. 

Enan bokou bann gran desizyon  ki pou enan enn lefe direk lor lavi dimoune ki pe viv dan Rodrig ki finn pran e ki pe kontiyn pran san ki lepep enan so mo a dir.Dan enn vre demokrasi popilasyon bizin enan so mo a dir lor bann desizyon ki pe pran e ki pou afekte so lavi ,lerla desizyon la gayn lezitimite ek soutien lepep.Zordi zur tou bann gran desizyon ki pe pran pe inpoz kareman lor popilasyon ek tou tantativ depi bann reprezantan lorganizasyon syndical ek sosyal ki oze intervenir pe truv zot victimize ,arsele ,insilte ,menase ek terrorize par bann tenan puvwar. 

Se pou sa rezon la ki nou pe dir ki nou sosyete pe baskil dan enn diktatir ,kot nou santi   enan enn klima laper  ki pe instale atraver bann menas ,bann santaz,bann intimidasyonek bann viktimizasyon. 

Zordi zour tou bann gran reform kip e amene dan Rodrig ki li lor zafer peser ek proteksyon lagon ,ki lo lor reform dan nou fonksyon piblik, ki li lor reform dan delo tou sala pe fer par inpozisyon, ou dakor ou pa dakor nu pe inpoze,lidan lintere Rodrig ek so popilasyon ou pa nou pe inpoze,reform la viab ou pa nou pe inpoze,popilasyon ki gagnan ou perdan nou pe inpoze,nou enan rezon nou enan tor nou pe inpoze.Li kouman dir pe dir lepep seki to panse ek seki to kwar pa inportan seki ki nou deside ek nou  inpoze ki  bizin aksepte on dire ki kan mazorite dimoune finn met sa guvernman la o puvwar zot pe regne zot  drwa pou exprim zot ubyin  finn donn zot puvwar pou konfiske zot drwa ,zot liberte  panse ,pou reflesi ek pou exers zo liberte pou exprim zot lopinyon. 

Nou konvainki ki demokrasi dan so vre sans vital pou enn bon fonksyonnman nou sosyete, li inportan parski li permet dimoune ki pe viv dan sosyete la exprim li lor bann desizyon ki pe pran et ki pou enan enn linpak direk lor so lavi ,li inportan  usi pou permet ki bann desizyon ki pe pran gayn enn lezitimite parmi la popilasyon,ki popilasyon ader a bann reform la ek gayn  zot sipor  pou amenn bann sanzman ki pou inflyans zot  lavi. 

Platform sov nou sosyete ek bann lorganizasyon ki form parti sa platform la penan pretansyon pou dir ki tou seki li pe propose li enan rezon me li konvainki  ki dan diskisyon ,dan deba ek a traver bann vre konsiltasyon kapav degaz seki  meyer pou nou pei an term devlopman ,reform ek policy ki bizin inplemante. Li osi inportan pou  degaz enn vre konsansis lor ki kalite reform bizin amene dan lintere popilasyon ek an mem tan gayn sutyin popilasyon pou so inplemantasyon . 

Si Gouvernman Rezyonal panse ki  bann desizyon ki  li pe pran li korek ek li pe fer dan lintere popilasyon ,kifer li pa permet popilasyon exprim li lor la? 

Lotonomi Rodrig li enn elarzisman lespas demokratik dan Repiblik ,kot pe permet dimoune dan Rodrig pran sertenn desizyon lor sertenn bann zafer ki konsern zot lavi me pou ki sa pran form dan la pratik, bizin enan enn aprofondisman lespas demokratik dan Rodrig mem pou  permet popilasyon servi sa proximite ki lotonomi finn permet la pou partisip plis aktivman dan bann priz de desizyon ki pou enan enn linpak lor so lavi dan enn fason ou enn lot. 

Lotonomi pa fer sans si sa transfer puvwar depi moris  a enn Gouvernman Rezyonal mem avek sertenn limit pa an mem tan permet elarzisman lespas demokratik dan Rodrig mem .Dan plas enn elarzisman lespas demokratik nu pe truv enn restriksyon lor sa tigit liberte ki nou enan la.Liberte pou exprim nou lopinyon menase ,lberte syndical menase,liberte pou exprim nou lor bann desizyon ki pou enan enn linpak lor nou lavi ek nou sosyete menase, demokrasi partisipativ rezim a enn obligasyon donn ou lakor lor seki fini deside san okenn konsiltasyon. 

Li pa normal diriz enn pep par laper, par teroriz dimoune ,par menas ,par konplo ,par konspirasyon , par santaz,par viktimizasyon ek la haine.se pou sa ki platform sov nou sosyete pou kontiyn so lalit tank ki demokrasi pa respekte,tank ki Gouvernman Rezyonal pa aret  bafoue bann drwa fondamental bann sitwayin nou pei. 

Nou persiste pou kwar ki boukou progre nou sosyete kapav fer si demokrasi respekte dan Rodrig.Nou zame pou permet ki Rodrig baskil dan enn diktatir,nou zame pou permet ki  Guvernman Rezyonal servi so puvwar kontlintere lepep. 

Nou demann li byin sinp ,Sef komiser ek Guvernman Rezyonal bizin aret bafoue bann drwa demokratik popilasyon, li bizin exers so puvwar dan enn kad demokratik ek dan lintere lepep si sirtou li anvi gayn kolaborasyon ek sutyin popilasyon.Guvernman Rezyonal bizin met enn frin a tou  bann azisman anti demokratik ki friz la diktatir. 

  

2.Demantelman servis piblik ek latak kont servis piblik ek fonksyoner. 

Si enan enn zafer ki esansyel ek primordial pou bon fonksyonnman nou sosyete kot penan enn sekter prive solid se lexistans servis piblik. popilasyon Rodrig depann bokou lor servis piblik inikman parfwa pou bann zafer osi primordial kuman lasante.si nou system lasante pa fonksyonn kuman bizin se popilasyon ki pou soufer.Au lieu ki sef komiser ek so guvernman pran bann mezir ki bizin  pou ranforsi fonksyon piblik zot fer lekontrer ,zot fer tou pou demantel servis piblik ek amors enn latak san presedan kont bann fonksyoner kipe roul sa servis piblik la ek kont bann syndikalis ki pe defann  so demantelman .sa Destriksyon ek demantelman nou fonksyon piblik pe fer dan plizyer fason par sef komiser ek Gouvernman Rezyonal; 

A.Enan plis ki 1500 pos travay ki vakan dan fonksyon piblik valer di zur, sa li a diferan nivo responsabilite.li enn krim dan enn sosyete kot penan enan enn  gro problem somaz  ,kot penan enn sekter prive ki kapav kre lanplwa ki  pa pe ranpli bann pos ki vakan ek pa pe kre okenn nuvo job ,sirtou  dan enn sitiasyon kot tou dimoune kone ki enan enn mank maindev zeneral dan tou sekter fonksyon piblik e sa pe rezite dan inkapasite bann diferan servis  pou ranpli zot rol kuman bizin . 

Sa sitiasyon la pe  antrenn enn stress permanan lor sa detrwa fonksyoner ki reste pou akonplir travay ki zot sipoze fer ek anplis akonplir travay ki 2,3 dimoune ti sipoze fer pou fer servis la marse kuman zot dir zot mem . 

Enan buku fonksyoner ki pa kapav zwir zot bann konze parski penan ranplasan,parski enan enn mank krisyal fonksyoner a diferan nivo  e sa pa permet enn bon fonksyonnman servis  piblik dan sa sitiasyon la se popilasyon ki sufer .Enan bokou fonksyoner ki pe fer plis ki seki zot sipoze fer dapre zot scheme of service, zot pe oblize fer higher duties san renimerasyon aproprie.Dan sa kontex la enan bukou presyon ki exerse lor bann fonksyoner pou zot ravay kuman esklav.Si sa sityasyon la kontinye nou pe al ver enn disfonksyonnman total nou fonksyon piblik ek li pou colapse net ek nou sosyete ansam. 

B.PRB finn fer buku rekomandasyon pou permet nou fonsyon piblik fonksyonn pli efikasman ,parmi enan kreasyon bann nuvo grade,bann nuvo pos responsabilite, bann nuvo striktir pou permet enn meyer fonksyonnman .Finn enan usi bann rekomandasyon pou permet ki sevis piblik dan Rodrig gayn staff apropriye a diferan eselon pou so bon fonksyonnman a traver  rekomandasyon pou enn manpower assessment servis piblik dan Rodrig. 

An  lien avek sa  de [2 ] prinsipal rekomandasyon la PRB finn osi rekomande ki bizin inplemant Personal manangement system pou ziz performans bann fonksyoner. 

Sa  de {2} premye rekomandasyon la pa finn inplement ziska ler,bann pos ki PRB finn rekomande pou kre avek konsantman R.R.A  pankor inplement,pa finn fer provizyon dan bidze pou implement zot malgre ki guvernman inn aksepte pou implement rapor PRB in toto.Malgre sa,  Guvernman rezyonal truv li normal pou fer tou pou impoz  personal managemnent system lor fonksyoner ki travay sou R.R.A. 

Kuman kapav ziz performans enn fonksyon piblik ki tou dimoune kone li an pann?.kuman pu ziz performans bann fonksyoner ki pe fer bann travay ki penan narnyin a fer ek zot scheme of duties ek ki pe bizin fer travay ki 4,5 fonksyoner ti sipoze fer?kuman bann fonksyoner kapav performan si zot penan mwayin an term personel ek lekipman pou fer li .?kan travay pa marse Gouvernman Rezyonal zet blam lor fonksyoner,  zot fer kwar ki fonksyoner ki paress ki inkonpetan ,ki pa fer zot travay kuman bizin.Samem bann  pretex zot servi pou kre bann konpanyi bidon pou soidizan enan plis lefikasite. 

C.Guvernman Rezyonal pa truv nesesite kreasyon departman pou okip sekter touris malgre ki P.R.B finn fer bann rekomandasyon ki al dan sa sans la ek  finn rekomand kreasyon plizyer pos ki pankor ranpli ziska ler .Guvernman Rezyonal prefer konsantre lor konpanyi Discovery Rodrigues pou okip sekter turis o detriman  fonksyon piblik. 

Nou truv osi lexamp  komisyon Youth and Sport ki olye rekrit sofer kot enan bokou pos ki vakan ,olye aste bann vehikil nef malgre ki komisyon la enan moyen pou fer li 

 

,zot prefer contract out servis ki zot ti pe ofer pou vehikil bann atlet apre lantrennman  a bann kontrakter prive o detriman enn amelyorasyon servis ki zot ti pe deza ofer. 

 

 Par zot azisman nou kapav afirme ki Gouvernman Rezyonal an plas pa kwar dan la fonksyon piblik, zot konsidere ki enan tro rizidite dan fonksyonnman fonksyon piblik, zot anvi enan enn mainmiz total lor fonksyon piblik dan Rodrig ,alor zot azir dan plizyer fason pou zot atenn zot lobzektif  . zot azisman  montre zot lintansyon pou fini enn fwa pou tou avek fonksyon piblik e an mem tan zot demontre ki zot lintere se pa enn fonksyon piblik ki kapav akonplir so misyon pou bien etre la popilasyon , me enn fonksyon piblik ki azenou devan zot ek a zot servis o lieu o servis de la popilasyon. 

1.Zot pa pran okenn desizyon politik ou administratif pou donn mwayin ki bizin, ki li an term maindev ,finans ,striktir aproprye,lekipman a  bann diferan departman ki ofer enn servis a la popilasyon pou permet zot fonsyonn  efikasman . 

zot azir dan enn fason ki permet sityasyon deteriore , pu ki  ler popilasyon kumans amerde avek rezon, kuman dan ka water unit lerla zot vinn avek zot plan privatizasyon degize swadizan sel fason pou fer servis la vinn pli efikas Dan realite li  zis pou zot gayn plis control politik  ek lamain lib  lor zesyon delo parski  zesyon konpanyi pa rizid kuman fonksyon piblik .Se enn fason degize pou detrir fonksyon piblik dan Rodrig et sa kalite  politik la  pe repete dan buku sekter. 

2 Zot amors enn latak terib ek san presedan kont tou bann fonksyoner ek bann syndikalis ki defann  fonksyon piblik et ki milit pou enn fonksyon piblik ki efikas e  ki enan moyen pou zwe so rol dan sosyete Rodrig , ki kapav ofer enn servis ki reponn a aspirasyon popilasyon. 

Zot fer bann deklaryon piblik  avek sel lobzektif , kre enn klima laper parmi bann fonksyoner ,pou  ki zot enan lamain lib pou detrir fonksyon pilbilk ek redwir de trwa fonksyoner ki reste la an bann esklav a zot servis. Imilyasyon,arselman ,diskriminasyon,viktimizasyon inn vinn mark de fabric sef komiser ek sertin so bann komiser. 

.Zot deform bann provizyon R.R.A act oubyin donn li bann nuvo definisyon pou permet zot enan enn reigne san partaz lor servis piblik dan Rodrig.Zot evins bann fonksyoner konpetan pou ranplas zot par bann marionette a zot servis afin ki zot kapav permet zot fer lapli et le bo tan . 

3.Zot donn enn nuvo interpretasyon seksyon 38 R.R.A act pou ki zot kapav akapar puvwar Island Chief Executive ek bann Departmental Head pou permet zot enan enn control total lor zesyon kotidyin servis pilik dan Rodrig. Sertin  kuman  I.C.E Pierre Louis finn truv li retrograde par lord Sef Komiser ek ranplase par enn vre marionette an la person de  D.H Mattan, ki pa konpran narnyin dan zesyon Servis Piblik et ki donn bann fonksyoner fos linstriksyon ki kontrer a bann reglemam etabli dan fonksyon piblik ek li intimid bann syndikalis, zis pou satisfer Sef komiser ek so Guvernman Rezyonal . 

Nou bann revandikasyon dan sa kontex la li byin kler; 

a.Sef Komiser ek so Guvernman Rezyonal bizin enn fwa pou tou abandonn zot politik ek azisman ki al dan direksyon enn destriksyon total servis piblik dan Rodrig ek adopte enn nuvo lapros ek enn nuvo politik ki pou redonn so let de nobless a servis piblik dan Rodrig ek an mem tan donn servis piblik mwayin pou li kapav akonplir so misyon dan lintere popilasyon ek pei. 

b.Bizin met enn frin a inzerans politisyin ,ki li sef komiser ou lezot komiser ou politisyin dan zesyon kotidyin servis piblik dan Rodrig. 

cBizin ferm tou sa bann konpanyi ki finn kre avek sel lobzektif afebli servis piblik ek transfer zot lefektif ek lekipman a bann sekter servis piblik apropriye. 

d.Bizin ranpli tou bann pos vakan (mem si bizin restyle sertin ladan ] pou permet servis piblik la fonksyonn  dan enn fason efikas. 

e.Bizin permet  titiler bann pos kuman I.C.E ek D.H azir an tut indepandans dapre bann provizyon R.R.A act dan desarz zot responsabilite a la tet servis piblik dan Rodrig. 

f.Bizin met enn frin a arselman ek tou form viktimizasyon ki bann fonksyoner ek bann syndikalis dan servis piblik victim dan akonplisman zot responsabilite. 

g.bizin zel inplemantasyon personal manangement system tank ki pa finn fer lexersis manpower assessment ek implement lezot rekomandasyon P.R.B ki enan enn lyin direk avek inplemantasyon P.M.S. 

h.Bizin ranpli tou bann pos ki P.R.B inn rekomande. 

i.Bizin arête avek zis nosyon travay prodiktifki ki tusel pa fer sans dan kontex Rodrig ,bizin pans usi an term travay itil ki pli fer sans . 

j.Bizin aret contract out bann servis ki servis piblik normalman enan labitid ofer. 

k.Bizin rezilye kontra D.H Mattan ki pe azir kuman I.C.E ,ki finn donn bann fos linstriksyon fonksyoner, linstriksyon ki ti kapav enan bann reperkisyon byin grav  dan fonksyonnman servis piblik dan Rodrig ek so ranplasman par kikenn ki enan konpetans ek lindependans{pa enn lot marionette} ki pou kapav redonn dignite bann fonksyoner ek redonn enn nuvo limaz servis piblik dan Rodrig.Pu respekte lespri lotonomi nou ti pou swete ki li enn Rodriguais ki enan konpetans ki okip sa fonksyon la. 

 

DELO 

Enn de pli gran lexamp azisman anti demokratik ,danzere ,kont lintere popilasyon ek ki al dan direksyon pou detrir servis piblik par  Sef Komiser ek so Guvernman se privatizasyon degize zesyon ek distribisyon delo dan Rodrig .Li enn ak immoral ek anti demokratik parski li finn fer san konsantman popilasyon malgre tou seki zot pe dir pou zistifye lekontrer.Pou Sef komiser ek so Guvernman Rezyonal konsantman popilasyon vedir enn 2 laliyn dan enn program electoral plis ki 8 an desela ki a lepok pa finn gayn sutyin mazorite dimunn dan Rodrig plis enn paragaf dan enn diskur ki sef komiser ti fer dan Lasanble Rezyonal, demokrasi partisipativ rezim  a invit bann reprezantan sosyete sivil  pou vinn ekut Sef komiser inform zot  desizyon ki  li fini pran et ki manyer li pou aplik li.Nou enan bokou interogasyon lor rezon ek fason ki finn azir pou inpoz Rodrigues Water Company ; 

a.Si desizyon la pe pran dan lintere popilasyon kifer Sef komiser pa dakor ki sosyete sivil ek popilasyon donn zot lopinyon lor la? 

b. kifer dan kanpayn electoral zot pa vinn dir dimunn kare kare ki zot vre lintansyon setadir ki zot pou fer paye delo , zot pou demantel Water Unit ek zot pou  kre konpayni ki andeor control Lasanble Rezyonal e ki konpanyi pa pou investi dan delo  pou permet  enn amelyorasyon kantite ek kalite delo me sinipleman pou zer tigit delo ki enan ek fer nou paye pou sa .? 

Zot rod  fer nou kwar ki zot pa pou fer paye delo me servis ,nou pa osi bet pou kwar ki servis ki pou paye me pa delo .infrastriktir delo existan fini paye depi lontan .Nu kone ki sa dilo ki gagne la li vinn depi lapli ki tom lor Rodrig et sa lapli la li pa propriete lasanble rezyonal ou sef komiser. 

Li osi kler ki Sef komiser ek so Guvernman Rezyonal pa finn pran na konsiderasyon, kontribisyon delo gratis dan sosyete Rodrig ki li an term kalite lavi oubyin nivo de vi bann Rodriguais sinon li pa ti pou pran enn tel desizyon .li osi kler ki Sef Komiser ek so Guvernman pa realiz linpak negatif ki sa desizyon la pou enan lor kalite ek nivo de vi bann Rodriguais . 

Apar lefet ki sa desizyon la finn pran dan enn fason antidemokratik ek par enn manipilasyon ontez lopinon piblik dan Rodrig nou enan lezot rezon pou exprim nou dezakor ek Gouvernman Rezyonal lor sa size ,par examp; 

1.delo se lavi ,akse gratis a delo finn permet popilasyon Rodrig gard enn nivo ek enn kalite lavi remarkab, malgre lamizer, bann maladi ki existe dan lezot pei kot enan lamizer kot enan difikilte gayn akse a delo  preske inexistan kot nou akoz isi tou dimoune gayn akse gratwitman a delo mem si an term kantite ek kalite li pa san repros.Avek desizyon guvernman rezyonal sa pou nepli le ka parski zis dimoune ki enan kapasite paye ki pou gayn akse a delo. 

2.Tou bann rapor pe dir ki enn gran mazorite dimoune pe viv dan lamizer sa bann dimoune la pou inkapad paye delo ,zot pou inkapad servi delo selon zot besoin et sa pou enan bann reperkisyon negativ terib lor zot lasante, lizyenn ,zot kalite ek zot nivo de vi. 

3. Tou dimoune dakor ki bizin enan enn amelyorasyon dan kantite ek kalite delo ki distribiye dan Rodrig,me dimoune osi rekonet ki se rezilta politik guvernman rezyonal ki pa finn pran bann mezir ki bizin tan politik ki administrative  pou permet enn amelyorasyon sa sitiasyon la et ki finn fer lekontrer pou ki Water Unit  kolaps pou ki dimoune revolte lerla zot kapav inpoz zot politik privatizasyon. Tou dimoune kone ki konpanyi delo pa pou investi enn sou  pou amelyor kantite ek kalite delo ki pou distribye,me ou pou enan pou paye pou tigit ki ou gagne la.. 

4.Larzan ki guvernman investi dan delo pou asir enn akse gratis delo a tou dimoune kapav samem larzan le mieux itilize et sa investisman la pa kapav konsidere kuman enn asistans paternalis ubyin enn ponksyon paraziter lekonomi. 

5.Kan nou get investisman ki pe finn fer dan Rodrigues Water Company avek larzan ki finn earmark pou Water Unit nou sir ki si sa mem investisman ti fer dan Water Unit ti pou enan enn bel amelyorasyon dan management ,ek distribisyon delo san ki sekter la sap sou control R.R.A et san ki bizin paye pou sa. 

6.Zesyon delo par Rodrigues Water Company li buku mwins transparan ki Zesyon par Water Unit.kan zesyon delo kit servis Guvernman pou al dan konpayni li sap otomatikman sou control popilasyon enan zis enn ti poigne dimoune ki kone ki pe pase exakteman .Mem kan ou enan enn problem delo dan ou landrwa sa dimoune ki ou finn vote pou soidizan intervenir kan enan sa kalite problem la pa pou kapav fer narnyin pou ou zot zis pou dir ou ki konpanyi ki okip delo aster et ki zot pa kapav met nene dan zafer konpanyi ,ala bann dimoune ki ou finn donn puvwar  pou okip ou bann problem , zot finn transfer sa puvwar la enn ti group dimoune ki ou pa finn vote ki pa pran an konsiderasyon drwa ek bezwin popilasyon zot get zis lapse ekonomik {profi}ek lapse teknik.Enan osi enn lapse ki nou kapav kalifye  kom etan kan nou get lyin ki enan ant bann dimunn ki pe okip R.W.C ek Water Unit ,chairman konpanyi limem Departmental Head Water Unit ,Sef komiser limem a ki R.W.C rann kont limem ki political head Water Unit.sa sitiasyon la poz bokou interogasyon lor fonksyonnman sa de {2} antite diferan la. 

7.Dan konpanyi sekerite lanplwa li preske inexistan ,nu pa kapav dir ki travay dan konpanyi li travay dirab .travayer dan konpanyi enan mwins drwa ki travayer dan sekter piblik .avek nuvo lalwa travay byin fasil travayer dan konpanyi perdi zot travay. 

8.Akse a delo li enn drwa fondamantal ,enn drwa imin, si fer delo vinn enn komodite kot zis seki kapav paye pou gayn akse alor akse  delo ki nou kapav konsidere kuman akse a lavi parski nou tou kone ki delo se lavi nepli enn drwa alor nu kapav dir ki seki guvernman rezyonal ek Sef Komiser pe fer la li pe remet an kestyon nou drwa a lavi et sa li inkonpreansib. 

9.Rodrigues Water Company pa pou prodwir ni enn gout delo apar  lapli ki tom depi lesyel,li pa pou desalinn delo,li pa pou ranz rezervwar apar seki Water Unit ti pe deza fer lor sa plan la R.W.C pou zis lir konter ek fer ou paye.Samem zot apel swadizan moderniz zesyon ek distribisyon delo , nou dir ki sa pou rann popilasyon pli mizer, parski kan pou bizin paye delo sa pou met restriksyon lor dimoune mizer pou servi delo pou fer ti plantasyon ek nuri zanimo, sa pou osi afekte kalite lavi parski pou enan restriksyon lor kantite delo pou servi pou antretenir enn bon lizyenn.Vire tourne , a la fin li vinn kler ki a lonterm si delo kontiyn rule par guvernman et ki li ress piblik ek gratis li pli ekonomik ki seki Guvernman Rezyonal pe  inpoz lor  popilasyon . 

10.Kan nou konsider tousala et kan nou get bann rezon bankal  ki pa fer  okenn sans ,ki pe  avanse par Guvernman Rezyonal ,nou kapav dir ki si dan tou sala si zot ti enan enn tigit respe pou sa popilasyon ki finn fer zot konfians la et si zot ti vreman pe rod fer kitsoz dan lintere pei ek dan lintere popilasyon, zot ti bizin o mwin enan desans pou ouver konsiltasyon avek popilasyon pou gete ki meyer opsyon ki enan pou amen enn amelyorasyon dan zesyon,dan kantitie ek kalite delo ki distribye a sa popilasyon la, sirtou ki nou tou kone rezilta katastrofik sa kalite reform ki zot pe amene la inn enan dan buku lezot pei ek ki enan lezot bann alternativ ki finn fer zot prev dan lezot pei sirtou kot inn met popilasyon a kontribisyon. 

Desizyon Guvernman Rezyonal li paret al kont kuran kan nu truve ki enan pei pe amand zot konstitisyon pou anpes privatizasyon delo ,enan pe adopte seki apel blue constitution pou donn delo plas ki li merit ek boukou lezot pe abandonn sa kalite politik la ek pe retourn zesyon delo sou control guvernman . 

Nu dir ki nou bann dirizan pa kapav plis royalis ki lerwa amwin ki zot enan enn hidden agenda ki popilasyon pankor dekuver, sirtou wi sirtou ki nou poz nou la kestyon kifer lopsyon ki pli simp ek pli kretib ek viab setadir enn amelyorasyon Water Unit par donn li moyen neseser pou li fonksyonn kuman bizin pa finn pran an konsiderasyon ditou.,a la fin kestyon la li ress ,ki R.W.C kapav fer ki Water Unit pa kapav fer ? 

 

Nou revandikasyon li byin simp ek kler ; si Guvernman Rezyonal  pe vreman get lintere popilasyon dan sa demars la ,nou demann li avan tro tar ferm Rodrigues Water Company tutswit ek transfer tou so bann asset ki finn aste ek larzan guvernman  ek bann travayer ki deza pe paye avek larzan guvernman a Water Unit ek an mem tan  anklans enn vre konsiltasyon avek popilasyon avek kom lobzektif enn ameltorasyon dan zesyon ,kalite ek kantite delo ki distribye san remet an kestyon akse gratis tou dimoune a delo.o ka kontrer platform sov nou sosyete pou aksantye so kanpayn kont sa desizyon immoral ,antidemokratik ek ki al kont lintere Rodrig ek so popilasyon. 

 

Somaz,lamizer ek lanplwa 

 

Si enan enn fleo ki pe afekte Rodrig depi bokou banane et ki pe anpire sa bann dernye lane la se fleo lamizer ek somaz.Malgre tou bann promes ek bann mezir ki sipoze pe pran pou truv enn solisyon dirab a sa de problem mazer la, nu pe konstate ki olye amelyorasyon enan enn deteriorasyon  inkietan sitiasyon somaz ek lamizer dan Rodrig 

Nou bien dakor ki gouvernman santral enan enn gran par responsabilite devan sa sitiasyon la , nou rekonet osi ki Guvernman presedan enan so par responsabilite ,me nou konsidere osi ki Guvernman Rezyonal kip e diriz pei zordi  enan so par responsabilite ki li bizin asime . 

Nou konsidere ki Guvernman Rezyonal pa finn servi diferan bidze ki li finn gagne pou atak dan enn fason dirab sa de problem grav la.li finn adopte enn politik ekonomik ki pa lye devlopman evek kreasyon lanplwa et ki mem parfwa swadizan devlopman la  pe fer o detriman kreasyon danplwa dirab,finn adopte enn politik ekonomik ki konsis a donn sarite dimoune ki byin mizer ek donn enn de travay bat bate dan plas bann vre travay dirab.Enn gran parti bidze capital R.R.A gagne retourn Moris,enn parmi bann rezon seki se bann gro konpayi depi Moris ki gayn kontra pou fer travay pou kont R.R.A et ki zot profi pa reinvesti dan Rodrig. 

Dan lepok ti enan  enn gro problem somaz dan Moris guvernman Moris ti pran desizyon pou kre D.W.C [development work corporation] par rekrit bann somer ki konn metye ek donn zot enn travay dirab ek an mem  tan  asire ki D.W.C gayn sifizaman  kontra pou li respekte so langazman  anver so  bann anplwaye .kan ti enan problem lozman dan Moris zot  ti kre C.H.A[central housing authority]pou atak sa problem la dan enn fason dirab ek an mem tan kre travay permanan pou bann somer.Sa politik ekonomik la inn permet regle plizyer gro problem ki sosyete Moris ti pe fer fass sa lepok la kuman lozman pu dimunn mizer,travay pou bann somer ek sulazman lamizer. 

Nou pa ape dir ki Guvernman Rezyonal bizin adopte exakteman seki Guvernman Moris ti fer a lepok kot li ti pa fer fass a preske mem kalite problem .me nou dir ki Guvernman Rezyonal enan le devwar pou truv bann moyen efikas avek ti bidze ki li gagne la pou servi li efikasman pou regle bann gro problem kuman somaz ek lamizer dan enn fason dirab.Nou kwar ki se sa rol enn Guvernman responsab pou itiliz tou mwayin a so dispozisyon pou  eliminn somaz a traver kreasyon  bann travay . 

Dan ka Rodrig kot sekter prive kreatif danplwa kwazi inekzistan ki sann la pou fer li si Guvernman pa asim so responsabilite ?lefet ki dan ka Rodrig somaz li enn de pli gran koz lamizer, nou kwar ki se rol Guvernman Rezyonal pou pran bann mezir ki bizin pou asir enn travay desan ek dirab a tou bann Rodriguais ki bizin enn travay pou viv.Solisyon li sertennman pa par al rod travay dan Moris pou nou bann zenn .li pa non plu kreasyon bann konpayni pou pran plas sekter piblik . me se enn vre politik danplwa ki bizin, kot lanplwa  dirab vinn o sant tou proze devlopman. 

Kan nou get  kantite pos travay inn kre dan dernye bidze pou sekter piblik dan Moris , kan nou get ki vitess bann pos vakan pe ranpli dan sekter piblik Moris ,kan nou mazine ki sekter piblik Moris pli byin striktire, pli byin ekipe an term personel ek lor  tou lezot plan  ki fonksyon piblik Rodrig ek sirtou ki dan Moris enan enn sekter prive solid ki kreater lanlwa, nou pa konpran kifer dan Rodrig kot enan enn to somaz byin ot ,kot pena enn sekter prive kreater lanplwa ,kot nou sekter piblik pre pou kolaps akoz enan enn mank personel a tou nivo ,koman kapav enan pre de mil[2000] pos ki vakan et ki preske mem pa poigne  pos  finn kre dan sa dernye bidze la.pa finn mem fer provizyon pou kapav ranpli bann pos ki P.R.B finn rekomande pou kre. 

Dan sa kondisyon la kuman nou kapav dir ki Guvernman Rezyonal enan  a ker problem somaz ek lamizer ki pe fer ravaz dan Rodrig .zot dir ou bizin kre zis travay prodiktif on dire enn sosyeye pou fonksyonn zis ek travay prodiktif .zot napa koz travay itil ki kapav kre par ranpli sa bann pos ki vakan la,ki an mem tan kapav permet pous nou devlopman delavan ,sa bann travayer manyel kuman labourer la  kapav donn enn gran kudme dan devlopman lagrikiltir sirtou pou ogmant prodiksyon agrikol ek lelvaz ,zot kapav aide dan kad proteksyon ek prezervazyon lanvironnman ek byin itil parski si guvernman pa enan moyen pou devlop lagrikiltir par examp ki pou fer li ,sekter prive? 

Guvernman Rezyonal pa kapav zis swiv politik ekonomik Moris ou ayer kot pe fer degresaz dan servis piblik ,kot pe pratik seki zot apel jobless growth ,parski nou realite pa parey,Rodrig napa enn sosyete kapitalis,pa kapav nek aplik tou politik k ipe aplike Moris ek ayer san pran an konsiderasyon nou realite. 

Konpayni ki lasanble Rezyonal pe kre a gos a drwat  finn montre so limit an term kreasyon lanplwa dirab,donn tou kontra bann gro konpayni pou fer seki zot apel devlopman[ka .J.Maurel enn lexamp resan] ,ti antrepriz inn montre so limit an term  kreasyon travay dirab,sekter artisanal  ,sekter turisinn montre zot  limit,.Zis sekter piblik valer dizur ki kapav azir kuman enn vre kreater travay dirab par ranpli tou sa bann pos vakan [si enan bann pos ladan ki bizin restyle pou zot reponn a sitiasyon prezan kapav fer li].Avek sa maindev la nou sir ki Guvernman Rezyonal  pou enan moyen an term maindev pou antam bann gran proze devlopman . 

 

Nou revandikasyon li byin simp; nou enan konviksyon ki li rol tou Gouvernman responsab pou asire ki tou dimoune ki bizin enn travay pou viv kapav gayn enn travay et kan nou dir travay nou pe koz travay desan ek dirab pa zafer bat bat enn ti zurne par si enn ti zurne par la, me enn travay kot enan sekirite danplwa .Alor nou pe demann Guvernman Rezyonal si li vremem anvi regle problem somaz li komans par seki li kapav fer limem .setadir ranpli sa bann poste ki aktyelman vakan la  ,ladan enan plis ki 700 pos labourer ki si ranpli  zot sa  kapav kontribye dan devlopman lagrkiltir ,lelvaz , proteksyon ek prezervasyon lanvironnman. 

Ki Guvernman Rezyonal kre bann striktir solid [ pa sa bann konpayni ki pe kre a gos a drwat  la] pou permet rekritman bann travayer avek metye pou okip devlopman infrastriktir sosyal ek piblik. , sa li an adisyon avek  lezot travay ki Guvernman Rezyonal enan plan pou kre, bann travay dan sekter prive,  turis ek artisanal. 

Guvernman Rezyonal bizin enn respe pou nou bann somer fode pa tret zot koman bann mandian ki pe bizin zir zot alezans pou gayn enn travay. 

 

Peser ek proteksyon lagon 

Li enn realite ki enan enn sirexplwatasyon lagon parski enan depli an pli peser ki pe explwat lagon la pou plizyer rezon , me prinsipalman akoz problem somaz.bokou dimoune ki penan travay truv lapes kuman sel moyen pou enan enn reveni pou zot kapav viv ek fer  viv zot fami. Nou panse ki enan plis peser profesyonel ki penan  kart peser ki bann ki  finn enan privilez gayn sa kart la.,enan osi bann seki nou apel bann roder kari ki malgre ki zot pa depann lor lapes pou gayn zot lavi me lapes permet zot arondi zot bidze sirtou ki zot pa bizin aste pwason ,ki nou bizin pa bliye dan tou nou bann analiz  res enn de bann principal surs protein bann abitan Rodrig. 

Kan pwason vinn inaksesib pou bann dimunn mizer parski li finn vinn ser ek rar an mem tan sa enan enn lefe nefas lor labitid alimanter bann Rodriguais ek zot lasante.Tousala pou dir ki bizin pran boku zafer an konsiderasyon avan ki pran bann desizyon lo sa size la. 

Li paret ki enan lavenir dan  lapes hor lagon me nou panse ki malgre formasyon ki bann peser pe gane pou al lapes or lagon li  pa sifizan parski pli gro problem seki bann anbarkasyon ki zot posede la pa permet zot  rantabiliz sa kalite lapes la parski avek zot anbarkasyon ase rar zot kapav avantir zot an ot mer ,la usi zot pa kapav avantir zot tro lwin ek brizan ek zot pa kapav al lor bann rado ubyin dan bann zonn kot vreman enan pwason. 

Suvan arrive ki sa bann peser la pa mem kuver zot fre lesans.aktyelman selman bann bato ki fer lapes o gro  ek bann bato konpayniRodrigues Seafood Company ltd ki  kapav explwat bann rado ek rantabiliz zot aktivite. 

Nou pe remarke ki avek devlopman turis enan lezot aktivite ki enan lien ek  touris pe devlope dan nou lagon par bann operater turistik prinsipalman,bann spor ek lwazir akwatik ki inklir bann zil dan lagon.Enan osi problem explwaiasyon barbara ki malgre bann proestasyon Guvernman Rezyonal ti akord permi pou so explwatasyon.zordi malgre li interdi nou okuran ki lip e kontiyn explwate ilegalman ,nou truv sa byin drol kuman so exportasyon pe fer ver Moris parski dimoune dan Rodrig pa konsom li. 

Sirexplwatasyon lagon li pa enn zafer nuvo ,a plizyer repriz dan nou listwar, Rodrig inn fer fas a sa problem la ek finn bizin pran bann mezir pou diminye presyon lor lagon.Ki politik Guvernman Rezyonal divan sa sitiasyon la zordi? 

1.Ranforsi proteksyon lagon par ranforsi control lor lapes illegal avek kreasyon enn flying squad sou responsabilite Departmental Head Fisheries. 

2.vinn avek bann mezir finansye pou insit bann proprieter permi grand senn pou rann zot permi. 

3.vinn avek bann mezir finansye pou insit bann peser ki enan plis ki 50 an rann zot kart peser kont enn som ki tourn otur 40 mil rupi. 

4.Donn formasyon bann peser pou permet zot al lapes hor lagon ek donn zot kart hor lagon tanporer . 

5.Ankuraz bann bato lapes dan Moris pou vinn pran peser Rodrig pou al lapes lor ban . 

6.Donn formasyon skipper sertin bann peser pou zot kapav travay dan sekter turistik. 

7 .Kreasyon bann reserve marin , park marin  etc pou protez lagon. 

8.devlop bann nuvo kriter pou donn kart peser. 

Kifer nou kritik  sertin bann mezir ki Guvernman Rezyonal inn pran pou regle sa sitiasyon la? 

Premyerman bokou sa bann mezir drastic la pe pran swadizan dan lintere peser  me san okenn form konsiltasyon serye avek zot, 

 Dezyemman , paret ki guvernman Rezyonal pe opte pou retir peser dan lagon san okenn plan rekonversyon serye.nou tou dakor ki zame pou kapav devlop okenn aktivite mem le pli artisanal posib avek enn capital ki parfwa mwins ki rs20,000 rupi ,sirtou ki nou tou kone ki tou sa bann peser la enan bann det. 

Trwazyemman, enn Guvernman ki dir li responsab pa kapav donn preseans proteksyon lagon o detriman lavi peser .pa kapav pass lalwa pou pran enn gran parti champ operasyon bann peser pou fer rezerv, kot otomatikman zot reveni pou diminye san okenn form konpansasyon pou sa pert ki zot otomatikman pou fer fas la. 

Nou kapav dir de par fason azir Gvernman Rezyonal , bienet pwason ek koray  enan plis linportans ki lavi peser ek zot fami.pa kapav dan sertin ka pe rod fer lagon vinn exklisivman  pou bienet touris ek pa pran an konsiderasyon sa bann peser ki pe perdi zot terin travayla  san okenn travay alternative, ni mem enn posibilite travay dan sa bann aktivite pou turis .Sa ekivo a enn exklizyon total bann peser depi lagon pou plezir turis .ankor enn fwa nou gayn linpresyon ki bienet touris plis inportan ki lavi peser ek zot fami . 

Dapre seki nou finn konstate boku sa bann peser ki finn rann zot kart ankor pe pratik zot aktivite peser avek sel diferans zot pa enan okenn kart peser,seki vedir ki sa politik pou rann kart peser kont enn som larzan la pa finn otomatikman amenn enn rediksyon presyon lor lagon lekontrer kapav pli vre.Malgre tou bann mezir ki pe  pran dan sa sekter la, nou konstate ki sel rezilta ki finn gagne ziska ler se enn deteryorasyon kondisyon de vie  bann peser. 

Nou bann revandikasyon li byin kler ek rezonab; 

Tou proze proteksyon ek prezervasyon nou lagon pa kapav met an pratik ek vinn viab san bann vre konsiltasyon avek peser  parski an kelke sort zot ki propieter nou lagon ,pa R.R.A,pa fisheries,pa responsab park marin ankor mwin bann turis.fodre konsantman ek enn sutyin total peser pou sa kapav realize .represyon tusel pa pou amenn gran zafer. 

Exklizyon peser depi lagon san enn plan rekonversyon kredib pa pou amenn sanzman ki nou swete. 

Donn kart peser deor bann peser ki pe lapes dan lagon pou al lapes hor lagon pa pou sanz narnyin si zot pa posed bann bato apropriye ki kapav permet zot lapes dan bann kondisyon kot pou enan enn rantabilite zot aktivite. 

Lagon pa kapav vinn a izaz exklizif turis,san  ki pran an konsiderasyon kuman bann fami Rodriguais pou aprovizyonn zot an pwason ki zot  surs protein principal ,san ki nou asir enn travay alternatif pou sa bann peser la. 

Pa kapav sakrifye peser ek so fami dan kad enn proze pou protez lagon ek rezerv enn gran parti pou  aktivite turistik. 

Peser bizin o sant tou sanzman ki pou fer dan sekter lapes ek dan zesyon resurs lagon ek tou nuvo proze devlopman  ou aktivite ki enan lyin ek lamer sirtou lagon. 

Nou demann ki bizin enan bann vre konsiltasyon avek kominote peser avan ki pran bann desizyon ki pou enan enn linpak kelkonk  lor zot lavi . 

Bizin zel bann desizyon ki finn inpoz lor peser a traver bann regleman ek uver bann vre konsiltasyon avek komiinote peser pou ki zot pa vinn bann victim dan kad plitik Guvernman Rezyonal pou sekter lapes . 

Bizin ki tou bann peser ki pe opte pou al lapes hor lagon gayn enn kart ki permet zot lapes osi byin dan lagon ek hor lagon kuman fer dan Moris, ziska tou bann kondisyon reyni pou permet zot rantabiliz pratik lapes hor lagon. 

Bizin fini deside kuman popilasyon pou aprovizyonn li an pwason a enn pri rezonab avan ki nou pou pans pou exklir peser depi lagon . 

Bizin enan plis rasyonalite dan alokasyon kart peser. 

Bizin ki peser ek so fami pa sakrifye o detriman proteksyon ek prezervasyon lagon. 

Lefet ki nou kone rezon deryer sirexplwatasyon lagon  li an gran parti akoz somaz ,nou demann enn gran proze rekonversyon  peser dan bann anplwa alternative ek dirab y konpri bann anplwa dan sekter piblik  pou ki nou kapav regle problem la dan enn fason dirab. 

Bizin ki Guvernman Rezyonal pran bann mezir ki bizin pou anpes exportasyon illegal barbara ver Moris si vre mem li anvi konbat explwatasyon illegal barbara. 

Bizin konpans bann peser kan pe pran bann desizyon kuman fer rezerv marin pou mank a gagne ki zot sibir. 

Bizin ki R.R.A komandit enn letid pou gete eski bann peser kapav viv enn lavi desan avek aktivite ki zot pratike plis alokasyon ki sertin benefisye. 

 

Lagrikiltir ek Lelvaz 

Enan bann bon inisyativ ki finn pran par komisyon ki okip lagrikiltir ek lelvaz me   enan  osi bann  desizyon inportan ki finn pran san ki finn enan konsiltasyon avek bann elver ek planter ki afekte par sa bann desizyon la.Pa kapav pran bann desizyon san bann vre konsiltasyon ki pou enan bann linpak brital lor fason ki pratik lagrikiltir ek lelvaz in pratike depi plizyer zenerasyon , san ki nou fer enn konsta lor  ki linpak sa bann sanzman la pou  enan lor kondisyon ek kalite lavi sa bann bann planter ek elver. 

Komisyon lagrikiltir pa kapav ekzekit bann travay kuman fens bann terrain dimoune,fens bann rezerv,ubyin amenaz bann zonn agrkol par bann kontraktyel parski ki sann la pou asir zot lantretyin ek zot reparasyon apre ki kontrakter inn fini terminn so kontra. 

Nou revandikasyon principal seki bizin ki tou sanzman dan sekter lagrikiltir ek lelvaz fer an konsiltasyon ek  konsantman  bann konserne.Nou panse ki si nou pe viz enn ogmantasyon prodiksyon lagrikiltir ek lelvaz ,bizin ki komisyon la enan moyen aproprye  an term maindev ek finans pou atenn sa lobzektif la. 

Bann finansman depi bann diferan funds kuman food security fund etc bizin integre bidze lagrikiltir kumsa kapav permet kreasyon bann travay dirab ek permet ki enan moyen finansye pou akonpayn bann planter ek elver,parski li kler ki si komisyon lagrikiltir  pa aid bann planter ek elver pou amelyor zot prodiksyon, kisannla pou fer li? 

 

LEPOR 

Lepor ki enn sekter inportan pe oper dan bann kondisyon byin deplorab .Enan diferan operater ki aktif dan leporkot  enan diferan kategori travayer ki  fer diferan travay,  enan ki travay avek Mauritius Port Authority ,enan avek R.R.A,enan avek konpanyi P.A.P.O.L,enan avek S.T.C. 

Parmi sa bann travayer la enan buku ki pe explwate san ki R.R.A pran bann desizyon pou regle sa bann explwatasyon la .Bann travayer ki pe fer travay pou S.T.C depi plis ki 20 an pankor resi regilariz zot lanplwa vizavi S.T.C.Bann travayer konpayni P.A.P.O.L usi pe milite pou kreasyon enn trust pou regle sertin de zot bann problem .Bann travayer Marine Services pe fer travay pou M.P.A  san ki zot anplwaye anplwaye par M.P.A ek san okenn renimerasyon apropriye. 

Nou damande a seki Guvernman Rezyonal akord enn latansyon spesyal a sitiasyon dan lepor ek akord so sutyin ek pran bann mezir a so dispozisyon pou sutenir revandikasyon sa bann travayer la pou permet ki zot drwa respekte ek amenn enn amelyorasyon dan sa sekter inportan la. 

 

Touris 

Sekter touris ki sipoze enn de bann sekter pli inportan nou lekonomi finn fer fas a bokou difikilte dernyerman ,kot guvernman santral ek gouvernman rezyonal finn bizin adopte bann mezir pou permet ki sekter la kontiyn roule ek ki travayer pa perdi zot travay.Malgre ki finn pran bann mezir kuman rediksyon pri biye avyon pou bann touris, diminye  fees pou bay later.Nou konstate ki travayer sa sekter la pe ankor perdi travay ,pa finn enan amelyorasyon zot kondisyon travay pou bokou bann travayer sa sekter la. 

 

 

Nou pe demande a seki Guvernman Rezyonal pran an konsiderasyon kondisyon travay dan sa sekter la et veye a seki zefor ki Gouvrnman pe fer pou sutenir sa sekter la pe atenn lobzektif ki finn fixe ,parmi ki pa enan bann lisansiman. 

 

 

 

Demokrasi lokal ek sosyete sivil 

 

Demokrasi local dan form Rodrigues Council of Socisl Services[R.C.S.S] avek komite vilaz finn zwe enn rol inportan dan nou sosyete, li enn form demokrasi ki inplante dan nou sosyete e ki finn permet nou sosyete fonksyonn lor enn bon baz. 

Enan bokou bann O.N.G dan Rodrig ki pe azir lor terin pou permet amelyor sitiasyon dan nou pei lor diferan fron, bokou sa bann travay la pe fer lor enn baz  volonter . 

Dan enn lot kote nou enan bann syndika ki  pe milite pou amelyor kondisyon de vi bann travayer ek zot fami. 

Nou panse ki tou sala inportan pou bon fonksyonnman nou sosyete ek zot merit gayn respe Guvernman Rezyonal . 

Depi impe letan nou remarke ki ase souvan sa bann lorganizasyon la ek zot bann animater victim bann kritik ek latak inzistifye depi Guvernman Rezyonal.Kan zot pa fer zot travay byin zot zet blam lor sa bann lorganizasyon la . 

Enan bann reform ki Guvernman Rezyonal ek Guvernman Moris pe enan lintensyon amene lor plan demokrasi local dan Rodrig. 

Nou demande a seki Guvernman Rezyonal  enan plis respe vizavi bann O.N.G ek lezot bann lorganizasyon sosyal kuman bann syndika ,ki enan kom misyon ameliorasyon kondisyon de vi bann dimoune ki pe viv dan Rodrig. 

Bizin enan bann vre konsiltasyon avan ki ninport ki reform ki pou fer  lor zafer demokrasi local ,nou pa pou permet ki vinn inpoz ninport ki model demokrasi lor nou sosyete. 

 

konklizyon 

Pou konklir nou ti anvi fer resortir ki sa bann revandikasyon ek kritik ki nou finn fer la li pa totalite nou bann kritik ek revandikasyon a Guvernman Rezyonal , parski nou ena lezot bann  kritik ek revandikasyon.Nou finn mansyonn plito  bann zafer ki preokip nou dan limedia . 

Nou osi anvi dir ki pa akoz nou pe fer sa bann kritik la ki nou konsidere ki  Guvernman Rezyonal pa pe fe narnyin  ou pa finn fer narnyin de bon ,nou rekonet ki enan kitsoz pe fer ek finn fer  ki korek me an mem tan nou pe dir ki  si ti fer bann kitsoz  ki bizin ek  kuman bizin, dan kad ki bizin nou pa ti pou bizin fer sa  bann revandikasyon ek kritik ki nou pe fer zordi la 

Nou konn responsabilite Guvernman Moris dan bann difikilte ki nou pe fer fas et pou sa nou pou adress li  nou bann kritik ek revandikasyon.Anfin nou anvi dir osi ki nou bann revandikasyon ek kritik si li gayn konsiderasyon ki bizin  li pa pou permet regle tou bann problem ki nou sosyete pe fer fas me nou sir ki li pou amen bann amelyorasyon  dan nou sosyete ek pous nou pei  al ver progre. 

 

Mai 2010 

 

 

 

Rodrigues: Independence Is Our Destiny

2 octobre, 2010
Histoire, Lepep, Opinion, Politique, Rodriguais o top | Pas de réponses »

 

By: Alain Leveque | Posted: Apr 19, 2010

« Freedom is not a gift received from a state, or a leader, but a possession to be won everyday by the

effort of each and the union of all. » Albert Camus

As it was under the French, as it was under the English, so it is now: one long chain of domination, of

government without consent. After tens of thousands of troubled days and sorry nights since pressed

from Africa to this island of black pain, at long last, Rodriguans have an independence movement.

Generations in the making, Muvman Independantis Rodriguais (M.I.R), was officially launched on 6

April 2010 without much fanfare. As a first sign of protest, its two candidates for the May election

refused to nominate under general population, instead filing as Rodriguans. Thus, when this failed to

conform to the electoral commission’s conventions, their nominations were rejected. Somehow, I suspect

M.I.R will field many more candidates in the years ahead.

Colonialists let the independence genie out of the bottle when men and women were herded on board

slave ships for a one-way trip to this part of the world. So, it was crushingly obvious that this day had to

come. Our people can no longer stay in mute despair at the end of a colonially attached leash to

Mauritius. Were we really expected to go on bequeathing our children a legacy of servitude forever!

Leave the nest, we must. But sadly, here, our representatives have barely twiddled the dials of the status

quo. Let’s never forget how our people got here. They came not as tourists but as slaves ripped from

their kinfolk in Africa, teeth counted, and brought here in chains, never to see their homeland again.

MIR’s home-grown political philosophy is simple: give us back our country. Most of our neighbours

who once lived under a foreign yoke are now free – except us. I mean, we have undergone a threehundred

year apprenticeship to be free and, still, some want us to wait for the right moment, while others

with wildly optimistic views of human nature want us to wait for a perfect unity which may never come.

No, we can’t afford to wait. We are a dying people, every dark hour we wait, our culture crumbles a little

and our history fades a little more. Our young imitate others to validate their self-worth and, at the end

of the day, our poor still face the grim problem of existence. Wait, critics say. Do we wait until more

Mauritians are fast-tracked onto our lands? Do we wait until our identity is completely distilled? Do we

wait until our people have integrated into an indistinguishable minority of good house-slaves in a

Rodrigues-cum-little Mauritius? Do we wait until a self-determination referendum becomes

unwinnable? Or do we wait until we become tenants in our own country? No. We’ve waited long

enough. Independence is the debate Rodrigues has to have – now.

Soon, you’ll get to choose a new regional government, which we’ll call a government for now, we have

no choice. But don’t just choose it, be a part of it. Get involved. After all, government is us the people.

We choose people among us to represent us. Choose wisely, choose those you can trust. M.I.R needs

your energy, your ideas, your efforts, to get this country moving. M.I.R will not promise you what you

want to hear. Rodrigues is a poor country and we cannot promise to make you rich; we cannot even

promise to make your life better. We can only guarantee that you will be free, free to elect those who

make the laws under which you are governed, and your children can one day aspire to the highest seats

in the temple of an independent Rodrigues.

Colonialism was evil. Citing colonial arrangements as just cause for one people to govern another

Rodrigues: Independence Is Our Destiny (Print Ready) 4/24/10 3:29 PM

http://www.articlesbase.com/print/2177598 Page 2 of 3

without consent is equally evil. Remember this, self-determination is not a favour or a privilege – it is a

human right. And the right of the people of Rodrigues to the ownership of Rodrigues cannot be usurped

by annexation. It cannot be extinguished. God knows, our people paid a heavy price for it. Slowly at

first, and now in growing numbers, our brothers and sisters are turning away from the stale politics of

bickering and division to fulfill their own destiny. Independence is our destiny. It has struck a chord with

the silent majority and the question is no longer if, but when.

Alain Leveque

MUVMAN INDEPENDANTIS RODRIGUAIS

RODRIGUES : DOMINASYON ETERNEL

2 octobre, 2010
Histoire, Lepep, Opinion, Politique, Rodriguais o top | Pas de réponses »

Every story has three sides to it – yours, mine and the facts – FOSTER  N.  RUSSEL 

 

 

RODRIGUES : DOMINASYON ETERNEL 

 

Le 1er février 2010 du peuple rodriguais: 175 ans abolition l’esclavage oubien plis ki 300 banané soumission a la domination coloniale? 

Chronologie rodriguaise 

 

Pou qui nous avancer dans sa réflexion-la, mo invite toi fer enn ti retour dans nou l’histoire, enn passe esclavagiste et colonialiste ki souvent raconter different manière acote to pou bizin choisir entre, soi la version du surveillant de l’esclave oubien propre souvenir esclave la li même. Dans ene desir pou conne sa laverité qui fine a demie effacée avec le passage du temps-la, anou essaye focalise lor banne étape important nous l’histoire politique qui n’est autre  qu’un long cheminement difficile contre banne différents l’autorités et gouvernements anti-démocratiques ki nous bannes arrières- arrières- grand-père et grand-mères ti coumence subir depi 1528, commencant par l’esclavage, suivi par la colonisation française, la possession anglaise, colonie/dépendance de la colonie de Maurice, district de Maurice et  presentement région autonome de la Republique de Maurice. Mo croire ki li tres important nous zette enn regard rationel et non pas émotionel lor banne passedroit nou banne ancien et nouveau colon, ene pli dominere ki l’autre, pou nou pas tombe dans la deprime au fur et a mesure ki nou avancer dan sa relecture-la. Enn ti rafraichissement nou mémoire lor nous passe de temps en temps li faire du bien, surtout pou nou pli comprend le present et envisage l’avenir avec serenite et determination pou avance en direction de la liberte totale, la decolonisation, de responsabilisation individuelle et collective, d’un regain de dignite et de reconnaissance en tant que peuple ayant ses droits et ses devoirs ; pour repondre au rendez-vous de notre destin. De prime abord, sorry pou mo langaz casse casser ki symbol leritaz  parcours casse casser enn descendant esclave ki mo été zordi. 

 

[1528-1642] Banne premiers colonisateurs europeens ti debarque tous seul lor l’ile Maurice tandis qui banne esclaves  ti faire parti des premiers etablissement de Rodrigues 

 

 Apres qui enn marin Portugais Diogo Rodriguez ti decouvert l’ile en 1528, c’est en 1642 qui enn groupe de 12 hommes diriger par Pronis et Fouquenbourg de la Compagnie du Capitaine Ricaud et associes ti annexé l’ile Rodrigues avec La France sur ordre du Roi Louis XIII de France.  Paraite qui ena banne preuves qui banne mariniers chinois, commercants arabes et malais et meme banne pirates ti deja faire escale  lor Rodrigues depuis 10ème siecle. Li domaze ki dans toute histoire ena banne verités qui ensevelies quelques parts dans les dépouilles inertes du passé. Ena historiens dire qui depi 1936 enn Conseil d’Administration basé a l’ile Bourbon ti pe gère Rodrigues comment enn domaine francais. Ziska lere pena aucaine documentation qui dire qui ti ena bane indigène lor l’ile-la au moment de sa decouverte. Mais quand l’Astronome-mathématicien Alexandre Gui Pingré ti vinne Rodrigues en 1761 pou observe le Transit de Venus, ti ena déjà enn quinzaine esclaves dans l’ile. A ce stade li bon nous rappel nous même qui, tandis qui banne premiers colonisateurs europeens ti debarque tous seul lor l’ile Maurice, banne esclaves (les ancetres des Rodriguais)  ti faire parti des premiers etablissement de Rodrigues ki date de plus de 480 banané ! Li evident ki de boute en boute nous l’histoire pep Rodrigues li different de l’histoire de Maurice. C’est qui amene nous pose nous la question par quel tour de magie zordi toi et moi, ki finne naissance lor la terre Rodrigues, nous capave deux Mauriciens? Enn question ki nous zenfan demain pou pose nous génération intellectuel zordi et ki li  SO DROIT gagne ene  reponse ki pas pou faire li gagne l’envie alle dans cimetiere pou vomi lors nous tom après nou lamort. Li enn fait indéniable ki banne premiers générations intellectuelle dans tout pays ki fine sorti enbas botte colonisation fine touzour devan devan dans combat pou l’indépendace zot pays.  Premier Rodriguais de naissance ki ti decroche ene la bourse d’Angleterre en decembre 1892 c’est Louis Darcet Melotte, l’un des des deux laureat du College Royal de Port Louis, ki ti enn avocat politiquement engagé a Maurice. Le 20 décembre 1899 ti élir comme conseiller municipal dans Maurice et en 1903 li ti. Sel fois ki li ti retourne Rodrigues c’était le 26 mars 1903 pour, en tant que magistrat, pou juge case ene nommé Barthelemy Roussety ki li ti condamne 3 mois prison avec travaux forcés. Pas finne tanne Melotte ditou apres cela. Le 10 juillet 1933 enn ancien administrarer ki ti supervise construction pont Crève Cœur ti reclame 2 bourses d’etude pou etudiants rodriguais. Bien sure ki banne colon la ti dire enn NON catégorique. Deuxieme laureat Rodriguais c’est Steve Ng Cheng Ying ki enn medecin exercant à l’étranger. De toute manière si le docteur Steve ti continier exerce dans le service public dans Rodrigues so salaire ti pou 50% plis bas ki banne ‘junior’ medecin mauricien en poste a Rodrigues parcki fonctionnaire mauricien eligible pou enne ‘disturbance  allowance’ de 50% quand zotte poster dans Rodrigues et ki fonctionnaire Rodriguais pas gagner. Enn discrimination ovif ki finn instituer dan enn logique coloniale pou décourage banne professionnel rodriguais resté dans zotte pays pou travail et pou encourage l’émigration. Faire nou dimoune capable allé pou ‘the smooth running’ de zotte politique de domination  coloniale sans aucaine resistance. Buku banne intellectuelle  ki rester rodrigues zotte gagne decoration a l’instar de  Joseph Fock Seng Ho Tu Nam ki premier etudiant ki ti passe Cambridge School Certificate et ki ti recevoir le ‘Certificate & Badge of Honour’ pour travail social volontaire a l’ccasion de la fete de l’independace DE MAURICE le 12 mars 1979 (plus connu comme l’année comemoration casse pavillon ou l’année laguerre pomdetère chez nos plus agés et dans la mémoire collective rodriguaise).  Buku intellectuelle rodriguais finne  décoré coumesa par different chef d’Etat mauricien et buku pé faire bon zenfan pou ressi décrosse enn ti medaille,  mais combien parmi pe pose zotte la question « finne  decoré oui, mais a quel prix  devant nous l’histoire de dominasyon éternel? »  Mo sure ki si jamais  mo sista Antoinette Prudence ti encore vivant li tipou aide nou reponne sa question-la.     

  

[1794-1808] Maitres francais proprietaires de nos ancêtres prive de liberte 

 

 Le 11 mai 1794, l’Agent Civil Philibert Maragon qui enteré Soupirs a l’Orangerie (Rodrigues Top VIP/Business Class Cemetery !), ti débarque Rodrigues en tant ki premier l’autorité française. Vers 1804 enn premier recensement la population ti indiquer qui 22 maitres français qui ti sur place ti proprietaire 82 nous banne arrières- arrières- grand-père et grand-mères qui zotte ti appelle esclaves. Ladan ti enan  32 du Mozambique, 18 de Madagascar et 24 jeunes créoles qui ti fine prend naissance dans Rodrigues même. C’était 82 hommes et femmes deracinés de la croute du globe terrestre que Dieu leur  a donné, depouillé de leur liberté, de leur culture, de leur histoire, de leur nom et de leur langue. Pour etre reduit en 35 mille âmes  a l’identité sociale spoliées, cassées….Sa meme ki des fois quand mo faire la priere en francais oubien cause francais ou anglais pou mo montrer mo ‘self-worth’, mo ressenti enn sentiment de dégout pou mo même et de trahison envers mo racine. En realité mo senti moi inpé perdi dans tous sala. Sirtout ki grand boss Français Maragon-la li meme liti bizin prête serment d’allégeance a la Grande Bretagne quand Anglais ti captir Rodrigues ek li meme lor la. 

 

[1809-1815] Du jour au lendemain, par enn conspiration immorale, degradant et illégale, nous Rodrigues fine vinn ene  dépendance de Maurice, ki li même ti encore enn dépendance de l’Angleterre 

 

 En 1809 banne britanniques, a travers ene latroupe soldat dirigé par Lieutenant Colonel Henry Keating prend possession  l’ile Rodrigues par la force depi banne Français cote, coument fine faire ressortir plis haut, Maragon ti bizin prete serment d’allegeance a l’Angleterre ki ti fine vine so nouveau patron. Ti fini enan ene total de 41 esclaves dans l’ile sa moment la. Le 30 mai 1814  ti ena la signature du Traite de Paris par lequel Maurice et so bannes dependences, dont  Seychelles et Rodrigues, ti passe sous juridiction l’Angleterre. A partir de la Rodrigues fine administré comme enn  Territoire Britannique ziska ki so l’administration ti transféree  a colonie Maurice en 1815 sans  consultation avec aucaine habitant et sans consentement personne banne dimoune qui ti pe vive lor sa laterre la. Du jour au lendemain, par enn decision unilatérale, nous Rodrigues fine vinn enn  dépendance de Maurice, ki li même ti encore enn colonie de l’Angleterre.  Ala couman le pouvoir colonisateur fine livrer nous de maniere immoral a colonie Maurice contre nous gré et comment enn marriage forcer. Meme si arriver ki enn zour l’Angleterre accepter dire nou SORRY comment Kevin Rudd inn fer avec pep Aborigene en Australie, jamais banne tord qui sa conspiration humiliant et irrémediable-la fine causeé lors destin et l’avenir Rodrigues pou reussi gagne réparation. L’Eglise oussi fine demande pardon bien bien tard pou so vilain role ki li finne zouer dans l’esclavage mais nous trouver ki sa pas finne sanze narien dans sitiation banne victime sa crime odieux-la. Ki to penser lor tousala la toi? 

  

[1816-1842] Cas Rodrigues li enn cas de double crime contre l’humanite ki necessite nou zette enn regard bien approfondi avant ki tou alle tom dan l’oubli coman certains pé souhaiter 

 

 Entretemps fine ena quelque recensements lor  la quantite esclaves, redaction plusieurs rapports lors zotte conditions de vie et lor zot travail. Bannes rapports-la pli souvent ti évoque manque de l’eau courante ki plis ki 400 ans pli tard encore enn probleme majeure pou dan Rorigues, disparition zoizo  tortues endémique zoranges et huitres qui pas pou zamer capave réinventer,  infestation lérats, esclave mal-vetus vivant dans des huttes misérables  travaillant des heures plus longues avec lé temps repos plus courtes ki la loi  prévoir, punition corporelle pou banne simples négligences/fautes, par exemple 50 coups de fouet avec les pieds et les mains liés pour bannes simple ti fautes absence au travail, vol de betails, etc. Pendant enn recensement enn groupe esclaves non-enregistré ti meme devoiler ki zotte ti fine gagne enlevé par banne marchands esclaves lor la cote africaine, transporté comme des animaux aux Seychelles et de la, a Rodrigues, vers 1817. Quand Maragon mort le 26 mars 1926 a l’âge de 76 ans, la population rodriguaise juste avant, en mars, ti 123 habitants dont 20 Européens, 100 esclaves et 3 libres. C’était 103 êtres desincarnés, simples instruments économiques a leurs proprietaires. Tous des hommes et des femmes denués de langue maternelle propre, de culture ou de religion d’origine.  Sa 100 esclaves la ti auraient du fine libérer depuis 1813 pou vine de facto banne apprentis, la Traite des Noirs ayant été abolis a Maurice. Donc fine ena double crime contre l’humanité dans nous cas unique de colonie dépendance enn l’autre colonie, esclave enn l’autre esclave. Paralellement, zordi zour  Rodrigues meurtri ena droit enn paquet milliard roupie l’aide en tant ki enn pays quart monde. Sel raison kifer nous pas pe gagne sa banne l’aide la c’est parceki politiquement nous faire parti integrante ene pays déveloper ki appelle Maurice- Complic. Géographiquement oussi jamais Rodrigues pou  intégrer Maurice. Rodrigues fine releguer a enn niveau de statut d’arrière cour de Maurice qui pas zis pé neglige nous plis ki couma l’Angleterre ti faire avant, mais ki pé faire pire qui l’Angleterre quand zordi li pe empeche z’enfant rodriguais mange ventre plein pou ki li li tappe plein avec nous 200 mil kilometre lamer Zone Economique Exclusive autour nou pays. C’est nous banne ressource ki interesse zotte, pas nous valere ni nous dignité ! Est-ce vraiment possible ki nous banne politiciens Moise,  universitaire et meme specialiste bonzaï  pas ressi comprend sa grosère mardaye ki Maurice-Gros Requin pé faire a clair kumsala? Zot pas pose zotte la question kifaire l’économie, l’éducation, communication exterieure, securité, la santé et securité sociale nou pays Rodrigues pas responsabilité l’Assemblee Regionale dans dans La Charte de Limitation de pouvoir regissant  l’ile Rodrigues autonome? Zotte pas trouver ki sa l’autonomie la li enne sarette avec 4 gros laroue carrés ? Zotte pas senti le besoin pou sanz laroue carre pou mette laroue rond pou ki nous pays capave avancer ? Ki zafere pe aveugler zotte coumesa, zotte propre poche ek zot ‘comfort zone’ ? Bien difficile pou comprend tous nous banne politicies en tous cas ! Est-ce ki to croire ki ena enn necessite pou to discute sa avec leader to parti, to depité national et to depité régionale pou ki toi aussi to pas rester complice sa situation dégoutant la? Mo invite toi pense lor possibilité convoque zotte (18 + 4, enn tas sa !) dans to l’endroit et diskit sa banne zaffer la avec zot en presence zot banne mandant dans to l’endroit. Pou to vote sacre to gagne droit faire sa devoir citoyenne-la sans ki to peur passe en mal! Avoy zot enn copie sa reflexion to pe lire la. Moi mo prend mo responsabilité citoyenne mo pé dire Maurice et le monde entier  haut et fort ki Rodrigues fine arrive lere pou gagne so loto la roue rond ki appel l’autodetermination, et ki ENN DROIT de tou les peuples du monde. Nou appelle sa mouvement-la jette les bases ensam pou enn Ralliement et enn  re-Organisation du Peuple Rodriguais ki faire dans le dialogue, dans enne l’approche participative initier depi la base, dans l’unité de toutes les forces politiques en présence, dans l’acceptation de la diversité, dans la tolerance et dans la sagesse et la maturité politique. Pas blier, l’autonomie pas enn fin li, c’est zis enne étape évolution nou statue politique ki obligatoirement bizin évoluer vers nous responsabilisation individuelle et nou responsabilisation collective TOTALE. Enn maman pas capave lamoitié enceinte : soit li enceinte oubien li pas enceinte. On ne peche pas seulement par action, on peche aussi par inaction et par omission. To d’accord ki sa inpé difficile pou faire mais ki li obligatoire et en meme temps pas impossible? Dire moi, mo envie connais ki to penser lor la. Moi mo penser qui li grand  temps pour que les deux gangs MR et OPR redeviennent des parti politiques authentiques, grand temps pour qu’ils  cessent de faire de l’agitation et pour qu’il decident de recommencer à faire de la politique (dans le vrai sens du terme) dans une perspective historique pour la  libération TOTALE du peuple rodriguais du joug colonial qui pese sur nous pendant plus de 480 ans. La liberté li pas negotiable sa. LA LIBERTE LI ENN DROIT SA!  ‘Enough is enough!’  couman le Président de la Rodrigues Workers Federation, Alain Tolbize, dire. 

 

Pendant tou so l’existence nou joli ti pays Rodrigues finne touzour sarye tou qualité l’étiquette de terre d’éxil, ile punition, dépot de lépreux, lieu de deportation, station de quarantaine pour cholériques et destination d’hommes politiques exilés. Ceci a cause l’attitude et action irresponsable  banne colons de tou genre lor nous la terre. Le 10 janvier 1832 Sir Charles Colville ti envoye ene dépêche au Secrétaire d’Etat suggérant ki bane esclaves de mauvaise reputation depi colonie Maurice soit envoyer a Rodrigues. En juillet de la meme année Lord Goderich enfonce le clou pli fon  et suggérer ki ferme sa bane apprentis ‘mauvais sujet’-la dans ene établissement sous surveillance policière dans Rodrigues.  En 1968 et en 1938 banne politiciens Antoine de Rivaltz de Saint Antoine et Emmanuel Anquetil ti gagne deporté lor Rodrigues. Couma dire Rodrigues enn dépotoire tou banne indésirables ki kapave ene menace contre la prosperité Maurice-Superieure! Ki raison faire sa qualité discrimination la contre nous ti joyau ki depi 1793 fine enan la réputation de  lieu ideal recherché par les colons francais pou fuir et oublier les terreurs de la révolution ? Pour preuve  pas ici meme ki Antoine Walleau ti choisir pou vini à bord so bato l’Hirondelle quand li pas ti pé ressi navigué vers La Réunion en 1691? Pas ici même ki Francois Leguat et so banne compagnons Huguenots ti établir pou vive en paix et pou capave pratique zot religion librement?  Malgré ki nou l’ile li enan tous bane qualités pou être le meilleur  havre de paix au monde, banne colon sans scrupule fine préfere trouve dans so éloignement, so absence de developpement et so accès difficile banne meilleures garanties d’aliénation de leurs indesirables  au lieu de la donner la chance de s’épanouir cote a coté avec les autres iles Seychelles, Mayotte, Maldives, Maurice et autres états riverains. Asterela ki nous fine prend conscience de cela, est-ce ki encore ena enn l’espoir ki nous capave faire enne revirement de la situation pour devenir ce que nous sommes? Oubien nous bizin continier croire ceki banne colons insatiable pé faire nous croire ki nous été la? Prend compte mo pep. 

 

 Le 7 août 1833 Parlement britannique passe la loi pou aboli l’esclavage.  L’article LXVI du Abolition of Slavery Act en date du 7 août 1833 stipule que: “… and be it further enacted and declared that within the meaning and for the purposes of this Act all Islands and Territories dependent upon any of the Colonies aforesaid (Le Cape de Bonne Esperance et l’ile Maurice), and constituting part of the same Colonial Government, shall respectively be taken to be parts of such respective Colonies.” What nonsense! Ceki vraiment  triste c’est ki certains éclairés rodriguais qui se considerent expert dans tous les domaines imaginables croient encore  dans un onzième commandement qui accordait aux Anglais le droit divin de léguer nos vies, nos terres, et notre pays a l’ile Maurice. Couman nous écrivain rodriguais Alain Leveque dire, je cite, « Il n’y eut jamais de onzième commandement qui accordât aux Anglais le droit divin de léguer a perpétuité notre vie, nos terres et notre pays a l’ile Maurice. Notre peuple n’a jamais été la proprieté privée de quiconque ; nous n’avons jamais été du bétail propre a etre passé des mains d’un proprietaire a l’autre. Le defaut dans l’argument contre le démembrement est qu’il est basé sur la fausse prémisse que Rodrigues était une possession légitime de Maurice avant l’indépendance. Tel ne fut jamais le cas. L’ile Maurice n’a jamais découvert Rodrigues comme terra nullius ; elle n’a jamais conquis Rodrigues ; les Anglais n’ont pas saisi Rodrigues des mains des Français en 1814 dans le but de la céder à Maurice ; les Rodriguais n’ont JAMAIS abandonné leur souveraineté et leur integrité territoriale en faveur d’une Pax Mauritiana. De plus, la Nation rodriguaise n’a jamais consenti à faire partie de l’ile Maurice ou d’être gouvernée par elle…La verité non tarnie est que Rodrigues  faisait  partie de l’Empire Britanique jusqu’en 1968 ; de nos jours, Rodrigues est un pays annexé et sous occupation. Rodrigues n’est plus un territoire de Maurice que le Botswana est un district de l’Inde ».  Ceki Alain Leveque pe dire la li tellement clair ki pas bizin mette  2 labouzie alimé dans place sa 2 ‘inverted comas/guillemet’ dans sa texte la pou comprend sa. Be si refiz comprend sa logique-la oussi mo pas connais ki bizin penser et ki bizin dire. 

 

 La date officielle l’abolition de l’esclavage a Maurice li le 1er février 1835 mais banne esclaves ti completement libéré le 11 fevrier 1838 apres ki zotte ti fine rempli les conditions d’apprentis, inpé coument ti donne divorce par etape lontemps. Rodrigues, toujours oublier dan tou kiksoz, nek le 4 juin 1839 ki gouvernement proclame la liberté de tous les esclaves – 4 long mois pli tard ! La aussi, gouvernement ti confier sa nouvel la enn nommer Eudes Honore ki enn civilien ki ti habite Rodrigues depuis 1820 et ki ti pe rentre Rodrigues d’un séjour a Maurice (175 ans apres, Ministere Rodrigues encore ena sa pratique veille passager avion civilien pé vine Rodrigues kot Plaisance Airport Plaisance pou donne amene medicament urgent pou lopital Rodrigues.  Bouze fixe appel sa !). Hugues Honore ti cite bane conditions bien ridicule attaché a sa proclamation la: possibilité a banne esclave de revenir a Maurice si zotte souhaiter: sinon li offert  trois et deux piastres par journée de travail respectivement a banne zomme et banne femme, la nourriture a volonté, enn livre et demi poisson salé et deux coujarons d’alcool par semaine. Li ti enan presence d’esprit pou invite banne esclave liberés pou travail dans zot ti plantation lor SO établissement privé « pour leur intérêt, a leur volonté » mais li pas ti juge necessaire pou donne ene explication au retard dans la proclamation de cette semblant de liberté couman dire la personne humaine zamais fine ena aucaine l’importance pou zot. Li ti penser li pé casse enn grand paké are so banne propositions-la, mais banne la ti accepter so banne démagogie pou zis ene mois. Apres tous banne la ti alle rester dans l’arrière pays cot zot ti établi zot.    Il y a des voix qui disent que lorsqu’on a annoncé aux esclaves rodriguais la libération de l’esclavage, considérant que la vie qu’ils menaient était empreinte d’une plus grande liberté que celle qu’on leur proposait après l’abolition ils ont brûlé la moitié de l’île !  Si sa li vrai, eski nou pa pe continier brile l’avenir nou zenfan ensam avec sa pays la? 

 

 

[1843-1915] Une population oubliée sur une ile négligée avec des seigneurs de guerre comme administrateurs: bye bye esclavage, rebonjour esclavage 

 

Deux ans apres l’émancipation definitive des esclaves, Rodrigues ti rester sans aucaine autorité locale pou diriger, pou control banne abus de toutes sortes et pou prévenir enn bouleversement social. En fait l’ile la fine resté 17 bananés de 1826 à 1843 sans enn administrateur local, livrée à elle-même. Si zordi nous zoli ti zile classer 3eme pays kot la flore ek la faune fine pli devaster, c’est pas parski Rodriguais ti enne banne devastere. C’est plutot banne colon ki fine mette pays la sous occupation ki responsable pillage ki fine deroulé et ki encore pé deroulé pliski 480 plitar avec banbara, Montagne Croupier et Banc Catherine. D’ailleurs la femme du gouverneur Napier –Broome, Lady Barker, ki ti enn écrivain, ti ecrire ceci lor l’etat del’ile la dans les souvenirs (Colonial Memories) ki li ti publier en 1904 après so visite a Rodrigues le 28 juin 1881: “ a most distressful dependency of Mauritius”.  Faudrait ki  ene bateau appel HMS Oxford du Royal Navy ti naufragé lor récif lacote Sud Est Rodrigues pou ki  bane colon la sorti dans zot lethargie et rappel  ki zot ti ena enn dépendance lointaine pou lerela le 19 juin 1843 zot passe l’ordonnance No. 16   dans Conseil à Maurice pou met en place enn institution judiciaire et policière dans l’ile. Lerla même Sir John Marshal vine passe deux mois dans l’ile comme magistrat intérimaire entre octobre et novembre 1943,  pou faire enn assessment lors la situation après sa long long oubli la. Les conclusions de son enquête ti révèle une dichotomie maitre blanc/serviteur noir, la pratique du punition corporel ki ti pe continier malgrer l’abolition theorique de l’esclavage, séquestration, inceste, créanciers, salaire impayés, abatage sauvage du gibier, troque du gibier contre le rhum avec les baleiniers américains (partout cote Americain passer l’herbe pas pousser : si zot pas donne zarme zot donne poizon pou abazourdi ou et cokin ou ressource pou batir zotte l’empire) ou les commerçants de Maurice, entre autres. A la suite de sa, le 20 octobre meme l’année enn officier de police anglais, John Anderson, accompagner de cinq autres constables ti vinni comment banne membre la première force policière pou établir dans l’ile. En decembre Blaise Bacy, enn officier de police subalterne ti rejoine zotte comme Administrateur pou releve Magistrat John Marshall. En 1845 la population tinne arrive 323 dimounes, dont 240 ti bane descendants anciens esclaves et le reste d’anciens libres avec ene sel etranger Francais. Apres enn voyage dans l’ile a bord bateau le HMS Conway  le Capitaine W. Kelly ecrire ki c’était lamentable de voir une colonie ou dependence de coloni, appartenant a un pays comme la Grande Bretagne dans enn leta aussi negligé que Rodrigues. Au fait ti ena magistrat avec la police mais pas ti ena ni prison, ni medecin, ni medicament, ni pretre, ni enseignant, ni lecole. Wadirer sitiation dans Haiti après enn tremblement de terres de magnitude 7 degre!   Bann zomme ti plaigner akoz femmes ti trop tiguite, seulement 25% la population, sakaine tienan ziska trois a six compagnons (hein?) et bane z’enfants issu de ces unions etaient elevés ensemble en harmonie sous un meme toit.  Vers 1840 bon detrois dimoune de  souche europeene ti vine établit Rodrigues a la recherche de la paix.  Zotte venue ti entraine enne logique de mettissage qui ti touche principalement  la region de Grand Baie, Port Mathurin et Baie aux Huitres lor le littoral. Le negotiant Mathieu Roussety, premier de sa lignée, ti vine établir en 1832. Par la suite bane Meunier, Labour, Perrine, Raffaut ti arrivé entre 1840 et 1848. Les Ithier, Allas, Legoffe, Leveque, Finiss, Bouton, Rose, Francois, Elysee, Remy, Grandcout, Calamel, Gontran, Plaiche, Lucchesie, Albert, Castel et autres ti arriver beaucoup pli tard. Fine aussi ena banne policier d’origine britannique comment bane Waterstone et Tamplin qui ti choisir pou etablir zot definitivement dans l’ile apres ki zot ti fine epouse banne filles Rodriguaises, génerant un nouveau croisement de races. Sur un tout autre plan, l’avènement de bane bato a vapeur ti amenne Rodrigues banne commercants  musulmans et chinois ki sorti banne pays l’Asie. Majorite bann chinois ti converti au christianisme et beaucoup ti epouse banne demoiselle Rodriguaise. La mosaïque raciale déja en existence, s’en est trouvée enrichie. Le Rodriguais est fier d’être un carrefour des cultures mais également triste d’etre perpetuellement sous les bottes d’une nation etrangère de surcroit communaliste et en quête d’un mauricianisme illusoire et utopique. Nek guette certaines reactions ki fine ena laba lor introduction du creole comme medium  à l’ecole! Tous sa banne nouvo elements et fait historiques ki to fek decouvert en lisant sa papier-la, eski to pas croire ki to ti bizin fine appranne sa dans depi dans l’ecole dans place nek rabasse enne ‘Motherland of Mine’ ki pas pou toi tous les zour lekol pendant plis ki 10 ans to lavie? Pose toi la question kifer l’histoire Rodrigues pas present comme enn sujet dans cursus scolaire rodriguais pareil dans tous banne pays independant – et ki faire Maurice adopter enn strategie pou maintenir coute que coute presence so banne enseignants mauriciens avec bannes ‘incentive’ faramineux (a decouragé et a faire fuire les Rodriguais qualifiés de ce secteur clés) malgré ki enan suffisamment Rodriguais qualifiés pou enseigner dans nous banne colleges ? Eski l’encadrement nous la jeunesse estudiantine a un stage critique de leur jeunesse par par zis enseignant rodriguais li enn menace pour la propagande promue par l’Etat mauricien ? Que peuvent impregnées les enseignants mauriciens dans le cerveau de nos jeunes donc les enseignants Rodriguais ne sont pas a la hauteur de faire ? La periode d’apprentissage par laquelle notre peuple est passe a assez duré. Le moment est venu de sortir nos jeunes de l’abime de la servitude and help nurture a Rodriguan man and woman that can walk with pride on the world stage. 

 

Ti ena beaucoup complainte de la population contre bane fracas sa bannes différent Police Magistrates/Administrateurs qui finne en poste a Rodrigues et ki ti comporte zotte plis comme bannes Seigneurs de Guerre ki comme banne gestionnaires compétents. Mo invite toi decouvert ensam avec moi enn detrois zotte banne ‘profil bas’ prend depi lepok John Anderson en 1849 ziska Sydney Moutia en 1981 ki, en tou, represente enn lotte siecle de domination ovif :-   

 

 -En juin 1849 John Henderson ti bizin justifier li devant lotorité a Maurice face aux accusations de nombreux Rodriguais. 

 

-Charles Montgomery ti gagne l’ordre pou rentre  Maurice le 12 novembre 1856 pour subir  ene lenquête a laquelle li ti refisé. 

 

 -Georges Jenner ti accusé de condamnation injustifiéée par Hervor Antoine le 4 septembre 1867. 

 

-Henry Reid Bell ti suspendu de ses fonctions de magistrat administrateur le 12 mai 1875 suite à ene pétition du Constable Charles. 

 

 -Le 24 novembre 1884 Joseph Clanfergael O’Halloran, Commissaire Civil, fut sommé de se rendre a Maurice suite a l’inspection de l’auditeur Vivian Descroisilles. O’Halloran la li ‘top ten’ parmi bann qui ti pli barbar dans banne administratere Rodrigues finne gagner. Inspecteur de Police a, Maurice li ti promu Police Magistrate de Rodrigues le 1er novembre 1879. Le 21 octobre 1880, le Conseil Executif de Maurice ti decider que  le titre de Civil Commissioner and Police Magistrate soit conferé au Police Magistrate de Rodrigues dont il fut le titulaire. De retour à Rodrigues le 26 juin 1882 apres une visite a Maurice, ce colon de la pire espèce se fait salué de sept coups de canon a son arrivé a Rodrigues. On l’appelle « Son Honneur ». Le 7 mai 1889 il est revelé au Conseil Legislatif qu’il a fait des profits frauduleux, dans z’affaire cargaison dibois teck du bateau ‘Stanhope’. Le 10 octobre meme l’annee enn commission d’enquete (bann membres enn avocat et le acting receiver- general) ti institué pou faire la lumiere lor banne questions douteuses concernant l’administration O’Halloran a  Rodrigues lor insistence deputé Edgard Antelme du Conseil. Sa lepoque la, Maurice ti fini autonome avec ene Conseil Legislatif avec plein pouvoir, un ministre chef, des ministres avec et sans portefeuilles, un chef secretaire, servi roupie mauricienne au lieu de livre sterling, la fierté et l’arrogance d’etre le nouveau colon colonie Rodrigues et surtout tou ceki bizin pou appelle sa ‘processus vers l’independence-la’ enn VRAI autonomie maximum. En realité c’est as far back as 1791 ki Maurice enan l’independence administrative avec la creation enn la Chambre Legislative et des Municipalités. Malerezemen zot mémoire bien courte ; zordi zot pli colon ki Anglais concernant l’independance administrative, l’autonomie et l’autodetermination pep Rodriguais.  Couma dire nous pep rodriguais ki bouc emissaire pou paye pou ditord ki colon anglais capave inn fer Mauriciens dans le passé! Pauvre de nous. Dans rapport commission d’enquete lors l’administration O’Halloran, F.V Descroizilles ti, de manière laconique, décrire la situation de la population en ces termes qui en dit long lor degré de domination ki lepep ti pé subir depi sa letemps la : “ Un etat d’esclavage”.  Quand O’Halloran ti alle en congé l’Angleterre le 23 octobre 1890, so remplacant, enn certain De la Peyre, ti decouvert enn trou de Rs  5,390 dans la caisse. Sa colon rapace la ti bizin presente La Cour en Angleterre et rembourse la totalité la somme manquante. Son honneur ti en realité enn  defonsere la caisse l’Etat ! Sa  meme O’Halloran la ki ti pé constamment traite pep Rodriguais de paresseux ki le Gouverneur John Pope Henessy ti bizin rappel ki li pe trop servi banne propos désobligeants envers les natifs de Rodrigues. Li meme boug encore ki ti insisté pou ki  importe banne Indiens Rodrigues pou arrange simin sous pretexte ki Rodriguais enn banne grand paresseux. Si Gouverneur ti considere sa boug anti-Rodriguais-la, ou imaziné couma popilation Rodrigues ti pou été zordi?  Mo banne frere- mo banne soeur, dire grand merci ena enn Bondié pou Rodriguais! 

  

 - Le malchanceux Père Weckel  ki ti arrive a Rodrigues le 2 decembre 1891  a du quitter l’ile avant la fin de sa mutation le 24 juillet de l’année suivante apres banne graves accrochages avec le Magistrat Barthelemy Colin. 

 

- En novembre 1901 Magistrat R.E.McMillan se permet de faire fouetter un enfant agé de seulement 15 ans, le jeune Ange Roussety, accuse d’avoir placardé des affiches portant atteinte a la conduite du magistrat seigneur de guerre. Quel sadisme ?!  Le rapport d’une commission d’enquête demandé par le membre élu du Conseil de Gouvernement Emile Sauzier et transmis au Secretaire d’Etat le 25 Janvier 1902 par le Gouverneur Bruce, fait état de graves erreurs judiciaires de la part de ce meme colon violeur des droits  fondamentaux de l’homme rodriguais chez lui sur sa terre. 

 

 -La veille  cas Edouard Giblot Ducray débate en Cour le 18 octobre 1902, ene civilien coriace au nom de Barthelemy Roussety (ki rappel moi l’obstination de Johnson Roussety face aux recentes velleités dominateurs de Rama Sithanen et consort) ti bizin cablé Gouverneur Bruce a Maurice pou demande li veiller a ce qui  Magistrat Edmond Rouillard faire preuve d’impartialité dans sa case la. Pas pou sa sa ki Ducray pas ti alle crasé. Mais au moins Gouverneur ti prend l’appel Barthelemy Roussety à comparer avec Premier Ministre Navin Ramgoolam ki ni ti prend l’appel et ni ti retourne l’appel Chef Commissaire Roussety quand ce dernier ti appel li d’urgence suite a tremblement de terre ki ti enan pres la cote rodriguaise en 2008. Pas ti pou croire ki Anglais made in Mauritius-Un Plaisir  zot sa quantité la buku plis royaliste ki léroi.  Quatre jours apres condamnation Ducray, Barthelemy Roussety ti envoye enn petition gouverneur pou demande transfert magistrat Rouillard pour cause de jugement bizarre. A peine ene banane apres, le 5 avril 1903, le remorqueur Victoria quitte Maurice avec a son bord ene inspecteur  et 20 policiers armés pou vinne teigne Barthelemy Roussety (ki zot ti qyalifie de recidiviste) et so l’équipe ki ti pe faire dibri dans les rues de Port Mathurin.  Ou ti connais ki bann envil oussi tiena zot Tiyel Chevery en la personne de Barthelemy? 

 

 -En juillet 1930 banne Rodriguais ti bizin envoye enn petition par bateau Le Norvegien, sa coup la contre banne decisions  Raoul Brouard ki ti vini comme magistrat administrateur avec pour mission oblige Rodriguais paye arrérages taxes. En plus de cela li ti prend la decision pou reduire la paye travayer de 80 a 50 sous par jour.  Le 17 juillet 1930, 2000 Rodriguais, avec Gervais Mercure  entet, marnin près cote La Cour et menace le méchant Magistrat Brouard d’expulsion immédiate dan panier cochon sur le bateau Norvegien.  Ki ou pé dire ou ? Désuite intervention musclé de la force policiere commandé par le capitaine Henry Coombes venant de Maurice (toujours Maurice notre ‘motherland – mother octopus’ cote aukaine Rodriguais pas ti naissance !)  a bord remorqueur ‘Mauritius’ pou protege zotte cher magistrat Brouard dans la cour Leroi Petaud!  Alala bann ovent oussi gagne zot Tiyel en la personne de Ton Gervais! Petet ou ti croire zis en Iraq ek en Afganistan ki sa bann intervention imperialiste brital la finne deroulé?  Dans so l’isolement pep rodriguais oussi fine bien souffert en silence banne l’attaque terroriste exéssives sous bane differents regime coloniale de terreur. Le Norvégien ti leve l’encre vers Maurice le 18 avec zis petition à bord sans Magistrat Brouard. Par contre, 12 brave Rodriguais ki ti dans manifestation ti gagne trappé et emprisoné par la police colon sorti Maurice-Conspiratrice. Banne blessures profond  britalités abondantes sa banne colon Anglo-Mauricien lor nou pep innocent zot encore grand ouvert ziska zordi. De nos jours les traces indélébiles des troubles physiques et psychiques dû à l’esclavage et à la colonisation subsistent encore. Ki faire enan autant division ek la zalousie ki habite le Rodriguais d’aujourd’hui ? Ki faire banne parole et banne message ki nou sega tambour vehiculé tourne, pour la plipar diten, autour le mépris de l’autre, le dénigrement, le discredit et des interminables chicanes ? C’est parceque les châtiments subit a l’epoque l’esclavage, les agressions terroristes de la colonisation et les humiliations constantes de  la domination éternelle n’ont pas cassées que des individus, mais également, ET SURTOUT, des groupes humains. C’est la raison pour laquelle les Rodriguais éprouvent des grandes difficultés de se constituer ou de s’imaginer comme un groupe uni.  Comme un peuple. Nous gagne peur pou participe dans enne manifestation pacifique. Nous avons toujours peur d’assumer nôtre état de peuple rodriguais, d’imaginer une ile Rodrigues independante – de devenir ce que nous sommes. Il ne faut jamais perdre de vue que lors de l’esclavage tout a été fait delibérément pour que les esclaves, nos ancêtres, ne puissent se constituer en groupe. De prime abord, des éléments d’origines differents fûrent mélangés de facon a ce qu’ils n’arrivent pas à se communiquer entre eux autrement qu’a travers la langue du maître. Or, une fois cette liberté – que les esclaves craignaient pour s’en être deshabitués – retrouvée, ils avaient au plus profond d’eux-mêmes adoptés l’idée qu’ils ne pouvaient, ni ne devraient se constituer en groupe uni et par extension, en peuple UNI. Nous avons interiorisé en nous cette peur de réaction des autorités, de représailles, de reproches, de réprobation et de pass- en- mal. C’est pourquoi le Rodriguais ne s’identifie peu et se contente d’etre simplement un Ti-Rodriguais. Celui d’entre nous qui émergera pour sortir du lot ne sera pas vu d’un bon œil car nous sommes plus confortables dans une situation de nivellement par le bas qui malheureusement fait la joie et le bonheur de nos maitres coloniaux. Plan banne Anglais la top net- un crime parfait, l’ile Maurice-vendere nation aidant. Enn Tiyel national ki Rodrigues manqué dan le moment-la. (Si to lor Facebook et to envie conne l’Histoire Tiyel dan Lager Pomedetere La Ferme, rentre friend avec RodriguesLibre ou TowardsFreedom to pou gagne film la net.) 

                                         

 

 Le 18 novembre 1974, plus de cinq ans apres l’indépendance de Maurice et ‘l’année casse pavillon’ pou Rodrigues, le Civil Commissionner Nigel Heseltine ti rentre d’un voyage de Maurice et 150 fonctionnaires delaissent leur lieu de travail pour aller l’acceuillir cot ancien Plaine Corail Airport rebaptisé Sir Gaetan Duval Airport par le regime travailliste PMSD avec l’assentiment du Gouvernement Regional Mouvement Rodriguais de l’Ile Rodrigues dite autonome.To that effect our only writer who promotes self-determination for the poeple of Rodrigues, Alain Leveque, rightly wrote, I quote : « To capriciously emblazon the name of a divisive political figure, attached to a feudalistic foreign title, on our front door, denotes a level of wedge politics the likes of which we have never seen before. It’s the superimposition of a cultural identity over another – with a borrowed brand. And to add insult to injury, it implies quite explicitly, that from all the generation of Rodriguans who have lived and died, and from all those living today – not a single Rodriguan- in all our history, could be found, worthy enough, to fit the bill. This whitewashed aberration, reeking of arrogance is as relevant to Rodrigues as PMSD is to socialism. It is the erasing of our history to make Rodrigues into something others want it to be….” Moi mo dire ki ti bizin finne garde le nom trés joli et naturel de Plaine Corail meme. Oubien si pas ti pe capave resisté sa yenn demagogique de changer pou faire croire au couyons ki pe ena changement la – appel li soi Tiyel Severy Airport en hommage a enn Rodriguais ki symbolise la resitance contre la domination et ki fine vive ek mort dans enn caverne corail a coté airport-la. Ousoi appel li Louis Serge Clair Airport en hommage a l’homme monument né a Corail, symbole historique de l’autonomie de Rodrigues et moteur du revivalisme culturel et de l’éveil politique rodriguaise. Nek veillé ou pou trouvé couman banne même dimoune ki ti accapare cadab Feu Antoinette Prudence dans l’Eglise St Gabriel dan l’enterrement en avril 2007, pou revinne faire meme l’hypocrisie lor cadab sa meme  Serge Clair Père de l’Autonomie et qui fut meme Co – President de l’Assemblee Paritaire UE- ACP a Bruxelles ki zot fine ignoré, insulté, boycotté et humilié de son vivant.  Tousala gagne lodere malsain “Un Etat d’Esclavage” de l’ère O’Halloran! La seule différence entre sa deux l’epoque-la c’est que cette fois c’est un jeune economiste rodriguais, decrocheur d’une bourse payée par les pauvres contribuables de son propre ile ne mangeant même pas a leur faim, qui est le détenteur des reines du pouvoir dans une ile Rodrigues dite autonome. Aujourd’hui qu’est-ce qui a vraiment changé depuis O’Halloran, Heseltine et autres dirigeants etrangers? Quatre  mois avant cette arrivée royale ce même Heseltine qui reignait dans la terreur donna l’ordre a la police de proceder a l’arrestation  et a l’emprisonnement du secretaire du PMSD Allan Driver, porteur d’un message de son leader Gaëtan Duval. Pas fini, le 15 octobre même l’année sa Civil Commissioner étranger la interdit l’utilisation des jeeps sans so autorisation personnelle et li impose enn restriction de la circulation après 18.00 hrs a l’exception des medecins et des officiers de police. Bye bye l’esclavage, rebonjour l’esclavage! Mo croire pas ki mo camarade Loulou pou tire enn pli  zoli causer zis pou zis coume sa enkor ! 

 

-Le dernier des Mohicans li le Mauricien Sydney Moutia ki li ti ena enn relation bien tendu avec les prêtres de l’Eglise rodriguaise, notamment avec le Père Philippe Tam In. Paraite ki Moutia ti prend li plis pou enn politicien élu ki enn nominé de la fonction public. Li ti meme servi la machine administrative pou tire enn lettre circulaire interne a l’Administration pou critique sevèrement l’Eglise Catholique a Rodrigues. Le 30 mai 1981 ti ena enn paquet lafiche hostile a Sydney Moutia collées dans Port Mathurin. Enn zour li ti bien gagne pipé par banne cinéphile quand li ti pe faire so l’entrer dans ancien cinema Metro. Pas enn ti prend souffler sa dire ou ! 

     

 Suite de [1843-1915] Une population oubliée sur une ile negligée avec des seigneurs de guerre comme administrateurs: bye bye esclavage, rebonjour esclavage 

 

Nek le 1er janvier 1857 ki déclaration naissances, décés, publication et célébration marriage ti vine obligatoire dans Rodrigues. Sa donne enne l’idée avec quel dedain banne colons fine touzour considere le statut du citoyen rodriguais. Tandis ki la plipar banne banne anciens esclaves ti encore pé rester dans banne hutte lataniers, vetiver ek laloes, premier lacase en bois pre-fabriquée a Maurice pour heberge banne administrateurs colon ti arrive Rodrigues abord bateau le Wizzard le 2 novembre 1872. Sa construction-la ti faire sous l’administrateur Henry Reid Bell le 12 mai 1875. Trois ans apres Bell  ti tanne so dernier son lacloche : li ti suspane de ses fonctions de magistrat administrateur suite à enn complainte enn policier ti faire contre li. C’est Henri Eugene Demarais ki ti vinne remplace li. Celui la fut le premier magistrat administrateur à avoir une formation légale. Contrairement à son prédécesseur, il obtint la création d’une nouvelle prison. Dans enn rapport ki li ti publier en 1876 Demarais ti preciser ki la population ti fine atteindre 1391 ames; taux de mortalite-13/1000; 950 personnes employées dans le commerce et l’agriculture, dont 300 pecheurs. L’avant veille noel 1878 Desmarais ti envoye ene SOS au gouverneur: “ la situation est catastrophique, la population a faim”. O’Halloran finne bizin lance meme l’appel de menace de famine au gouvernement le 14 decembre 1880 quand dimoune ti pe mange zis patate ek songe a cause enne secheresse sans précédent. Ki ti pe passé dans lékere et dans lesprit nous banne pauvre arrière arrière grand père et arrière arrière grand mère ki, contre zot volonté fine laisse derrière zotte laterre natale rempli de ressources dans enn moment pareil kot zotte ventre ti presque vide loin loin loin ek mama Africa? 

 

Anou pense lors la et ranne enn homage nous banne ancêtre en ce 1er fevrier 2010 de ce deuxieme milénaire. 

 

 Ce n’est que le 19 octobre 1905 ki gouverneur Cavendish Boyle fit une declaration à l’effet que le Bourg Port Mathurin gagne le statut de village selon la Proclammation no. 66 de 1905 passée en Conseil le 6 octobre 1905. Dix ans après, 79 de nos ainés ti exprime zotte à propos ene linzistice qui ti finne instauré dans le systeme electoral. Zotte ti trouve injuste ki Rodrigues finne gagne oubliée tandis ki la loi anglais de 1885 donne a l’ile Maurice autonome 2 representants par district au Conseil Legislatif. Malgre qui Rodrigues, ene zil pli important ki enn simple district, ti ena enn population de 5000 personnes (compare avec district Riviere Noire dans Maurice qui ena moins dimoune mais ki ti déja inclus lors la liste banne ‘electoral districts’) li pas ti inclus comme enn district electoral. Zot ti ecrire enn pétition addressée au Roi Georges V d’Angleterre pou demann li amende la Constitution et ajoute a la liste des districts electoraux le “Island of Rodrigues” pou ki Rodrigues gagne deux representants au Conseil Legislatif li aussi.  Banne pétitionnaires la ti bien faire ressortir ki aucaine banne representants de Maurice ki pas conne Rodrigues ditout-la pas pou en mesure discute de manière efficace lor banne zaffaire ki concerne Rodrigues. C’etait en novembre 1915, date a laquelle remonte l’histoire de la lutte politique a Rodrigues. Petition la ti deposer au Conseil Legislatif le 9 janvier 1917 et la reponse ti comme suit: «  sa majeste a eu l’assurance du Gouverneur Sir John Chancellor que toute démarche emanant des habitants de Rodrigues concernant zotte bien-etre pou gagne consideration qui bizin. Elle n’a donc pas de directive a offrir en l’occurrence ». Bizin ranne hommage sa 79 grand dimoune-la pou zotte initiative et zotte sagesse malgré qui zotte pas ti satisfait avec reaction méprisant des pouvoir coloniaux. Li interressant noté ki, meme si pas ti ena aucaine universitaire parmi banne signataires sa petition-la, banne la ti suffisament visionaire pou ki dans zotte requête zot pas commette gaffe  qualifier Rodrigues comme enn simple district de Maurice couman Riviere Noire ; zotte finne bien préciser dans la petition “by adding the Island of Rodrigues”. A aucaine moment zotte pas faire la betise de rabaisse nous pays au rang de district. Sa sagesse-la li ene paradoxe avec gaffe historique banne universitaire ki responsab renaming Plaine Corail Airport.  Big respect to you dear grandpas and grandmas.   Mérite erige enn stèle géant en honneur de la sagesse de nos heros de tous les temps dans zenviron Marie Reine de Rodrigues, cote li pou domine Port Mathurin et visible depi dan lapasse la rade. Domage ki nous banne dirigeant pli facile alle faire dépot de gerbe dans Soupirs lor tombeau colon francais maitre esclave tou les l’année oubien, pire, décore Premier Minis ki zot propre colonial master ek medaille ‘honorary freeman of Rodrigues’ kan zot meme zot encore enchainé.  Quinze ans après ce cri dans le désert, la question de representativité de Rodrigues ti soulevé de nouveau dans Conseil Legislatif en 1930 a Maurice par banne éléments du PMSD, mais toujours sans aukaine succes. 27 bananés après toujours rien malgre et silence assourdissant de Maurice enn ta complainte sorti Rodrigues! En 1957 suite a enn visite de Robert Rey du parti minoritaire PMSD a Rodrigues, leader PMSD, Jules Koenig ti demande Conseil Executif mette sur pied banne village councils et meme ene ‘district council’ presidé par le magistrat en poste dans l’ile. Finalement ti instituer 5 ti macatia ‘parish councils’ qui ti disparaite bien vite de la circulation : sa cacayade la pas ti enn besoin ressenti par la base a Rodrigues sa, normal li ti bizin mort né. La preuve qui zaffaire imposé pas duré dans enn société. Li clair ki ti ena enn volonté delibéré ignore Rodrigues de la part de Maurice-Egoiste. En 1958 pouvoir pou établir banne district electoral ti vested dans gouverneur en poste. Sa banne figire la ti set up 40 nouveaux circonscriptions par Proclamation no. 10 de1958. Oulé croire sa banne dimoune la enan courage laisse Rodrigues lor la touche encore enn fois malgre l’existence enn petition qui ti transit lor latab Conseil Legislatif maurice autonome 45 ans de cela ? Ou choquer?! Pas zis sa, Gouverneur ti gagne plein pouvoir pou nomme  ziska 15 membres cooptés dans Conseil Legislatif au lieu de zis 12 kumen avan sans ki ti bizin passe par ene election. La oussi Mauricien vepa nomme quand meme zis enn répresentant Rodrigues. Si ou ena enn l’idee pou ki raison, be mail moi back ou dire moi. 

 

Domination Maurice lor Rodrigues pas  fini la. Meme dans enn Rodrigues autonome La Repiblik continie jam nous meme. Reportage lagazet Week End en date u 7 fevrier 2010 lors traitement de « seconde classe » infligé à Rodrigues en dit long.  Rapport la recommande la nécessité de revoir le traitement infligé à Rodrigues dans le cadre de l’autonomie.  C’est uu  état des lieux dans le cadre de l’exercice entrepris sous l’ »African Peer Review Mechanism » (APRM) avec le déplacement à Maurice en juillet de l’année dernière d’un « Panel of Eminent Personalities », comprenant Graça Machel, l’ancienne épouse du président Machel et actuelle épouse de Nelson Mandela, du Pr Abebayo Adadeji, du Pr Babès et de Domitille Mukantaganzwa. Les autorités mauriciennes ont essuyé de sévères critiques par rapport au traitement de « seconde classe » infligé à Rodrigues. Au chapitre de l’autonomie, l’African Peer Review Mechanism ne se gêne nullement pour réclamer que les dispositions du Rodrigues Regional Assembly Act de 2001 soient respectées et mises en œuvre à la lettre. Le problème de la pauvreté à Rodrigues préoccupe également les membres du « Panel of Eminent Personalities ». 

Tout en dénonçant l’absence dans l’île de toute une série d’institutions-clé comme une représentation de la Commission des Droits de l’Homme ou encore de l’Independent Commission Against Corruption (ICAC), le rapport avance que le tribunal de Rodrigues dispose de la même jurisdiction que la Cour intermédiaire. Néanmoins, seul un magistrat siège au sein de ce tribunal avec de « numerous cases pending and there is a case backlog ». 

Le gouvernement est pointé du doigt au chapitre de la gestion des affaires publiques à Rodrigues. « The leadership of Rodrigues pointed out that the Constitutional provisions regarding the autonomy of Rodrigues should be adhered to, it has a higher status than the districts or municipalities of Mauritius and should enjoy fiscal autonomy as well », note le rapport de l’APRM, qui stigmatise le fait que « some projects that should be implemented are not met because the budget is cut by the Government and priorities are not met ». 

Le rapport cite le cas que durant la période de 2003 à 2006, le budget de développement de Rodrigues avait été réduit de Rs 450 millions à Rs 250 M. « In the last national budget speech, the biggest expenditure programme ; more than Rs 27 billion, is for building a new airport, and public infrastructure, yet allocates no funds for public infrastructure expenditures based in Rodrigues », ajoute-t-il. 

Compte tenu des répercussions de l’absence d’autonomie opérationnelle et fiscale sur le potentiel de développement à Rodrigues, les membres du « Panel of Eminent Personalities » ont exprimé le souhait de voir les autorités à Maurice changer d’attitude et de politique, et plus précisément de « Mindset » à l’égard de Rodrigues. « It should be looked at particularly from the vantage point of the numerous advantages that could accrue to Mauritius from a developing and prosperous Rodrigues. It will entail some cost but the benefits will be worth it. The government and the policy makers in Mauritius should therefore see the challenge of tackling the daunting developmental challenges of Rodrigues as an overall challenge of development in Mauritius. It should not be seen as a zero sum game option », propose le rapport au chapitre de Rodrigues. 

L’APRM appelle également à la responsabilisation 

des Rodriguais par rapport au travail, à la moralité et à la « Self-Reliance ». « Mauritians in Rodrigues, most of them of African origin must wake up to the harsh realities of the modern world. In this connection, they need to totally embrace education – whatever difficulties like having no lunch or scholastic materials – and family planning », recommande le rapport dans la conjoncture. 

 

 

 Apres quand Président syndicat RGEA, Alain Tolbize, gagne couraze  dire haut et fort ki Rodrigues encore sous domination Mauricien,  Rodriguais couman nou meme pé passe enba enba pé rampé pou alle dementi lor la gazette ki li pas croire ki Maurice encore domine Rodrigues ! Ki faire pas content sa Rodriguais la coumeca? Qui noune faire zote?  Colon anglais, colon mauricien tous le 2 c’est colon meme sa! Enne la haine endemique et chronique sa. Selma quand dife dans zot derière zot galouper vinne rode Rodriguais- la pou alle defane zot l’interet dans la guerre dans sa soleil fort dan desert-la: 

  

-          1941 enn premiers contingent 350 zomme Rodriguais quitte zot fami tousel pou alle Maurice pou enn formation comme soldat avant ki zotte alle l’Egypte; 

-          1942 La Compagnie Rodriguaise présent dans bataille El Alamein; 

-          1943 La Compagnie Rodriguaise présent encore dans la conquête de la Calabre en Italie et 215 soldats rodriguais faire parti banne force de stationnement de la Royal Artillery sous le commandement du capitaine Alfred North Coombes; 

-          1944 La Compagnie Rodriguaise se bat a coté des Allies a Casino et a Rome en Italie cot zot ti gagne l’occasion assister a ene audience du Pape Pie XII. Nek en 1945 qui ene premier batch de 215 soldat retourne guette zot fami; et 

-          1948 La Compagnie Rodriguaise alle Lybie quand soldats anglais quitte Palestine. Les restes soldat rodriguais ti ressi retourné nek en fevrier ek novembre 1954 laissant deux mort derrière eux. 

 

 

Content courage Rodriguais la mais pas reconnaitre so dignité. Traite nous couma cheval ki ena zis muscle mais sans l’intelligence. Ala vrai visage la colonisation. La domination eternelle  de l’homme par l’homme. 

 

Dans la pensee collective rodriguaise le Rodriguais se percoit avec un etrange naturel comme un « Ti ». Pre-nomme Francesco a ma naissance, je suis devenu en espace de quelques calins de grand pere, grand mere, tonton, tantine un ‘Ti’ko! Claudio deviendra Ticlo sans oublier les autres Tizom, Tifi, Tibaba, Tizok, Timal, Tilek, Tiserz, Ticola, Tipierelouis, Tiroy, Tinas…! Il me semble que nos papas et nos mamans, cassees quelques part dans leurs personalites du a leur passe esclavagiste et a leur present etat de colonise et qui se retrouvent dans leurs progeniture que nous sommes, portent dans leurs tete une idee TRES dimunitive d’eux memes. Une banalite, me direz vous, mais non; car la suite logique entrainee par cette devalorisation de soi- meme sur nos comportements sociaux sont que nous fixons QUE des ‘ti’ objectifs pour notre existence minable que nous appellons notre vie. Nos ambitions d’etre libre ou de devenir riches sont petites voir inexistantes dans certains cas(Dimann bann ONG ki finn fer proze lor Cite patate zot va rakonte). Un enfant sera envoye a l’ecole primaire uniquement pour pouvoir faire sa premiere communion. L’autre qui parait avoir ‘enn bon latet’ verra sa scolarite limitee jusqu’a la sizieme, ou encore, les ‘tifi’ ne connaitront jamais les bancs de l’ecole. Finalite: Mauricien sur papier, Ti-Rodrigais dans une realite ou nous somme inferieures, eternel deuxieme grade….jamais premier, meme chez nous sur notre propre terre. Quand un peuple dans son ensemble accepte une pareille situation d’inferiorite comme chose normale il y a quelque chose qui cloche quelque part. Quelque chose qui sente le crime parfait. 

 

De meme, pendant la periode esclavagiste nos ancetres esclaves etaient enchaines aux terres de leurs maitres; d’ou le rapport qu’entretiennent certains descendants d’aujourd’hui avec leur l’idee impossible de possession et de prosperite. Il est difficile pour eux de rester gros proprietaire libre. Leur conception de la transmission des biens et du bien-etre a eu un sacre coup. L’esclave ne possedait pas, il etait lui meme possede. A case in point is private lands ownership by the majority of Rodriguans. A simple maurician police constable descendant of Indian indentured labourers on a tour of service in Rodrigues has purchased almost all of these lands for dipindiber and has traded them them with members the white bourgeoisie of Mauritius who have constructed beautiful colonial style houses thereon! Another case in point but this time at the top level of the Rodriguan society is the proposed privatisation of state land by the MR Regional goverment. To whom will our lands go now? Rodrigues for sale – Cheap, as Lulu said. Very thought provoking! 

 

Paralellement, la conduite politique du Rodriguais, y compris les leaders politique, est fortement fixee par une pre-eminence de sa position sociale. Il semble avoir toujours besoin d’un maitre par excellence pouvant lui offrir une certaine securite. Cette securite qu’il refuse de voir dans son compatriote rodriguais ou dans sa terre et sa mer qu’il vend pour dipindiber. Ils louent perpetuellements les premiers minisres et les ministres qui ne veulent pas les voir au Conseil des Ministres. Au lieu de lutter jusqu’au bout comme Jayen Chellum pour obtenir leur places au plus haut sommet des instances decisionelles de l’Etat democratique ils ont l’outrecuidence defaire tout le contraire: les encenses de decorations honorary freeman a tout bout de champs! 

 

Touletan monn penser qui enn marchand esclave pas ti  pou perdi so letemps captir enn Africain ki pas solide et intelligent pou révann avec enn colon/acheteur : solide pou ki li pas mort dan laseine pendant long voyage ek domination – intelligent parceki sans enn esclave  pena developpement dans aucaine colonie. Sa meme raison les descendants des esclaves que nous sommes nou pas trop couyon zordi, sirtout kan nou gagne banne moyen ki bizin pou etudier et developpe nous potentiel. Pa pou narien banne magistrats ti impressioné par l’intelligence banne nous banne divoltere couma Tiyel Severy ek Gervais Mercure ! Mo pense pont Hanning Creve cœur et l’eglise St Gabriel quand mo cause sa. 

 

Rodrigues desperately needs intellectuals to wake from their conspiring silence and work towards a new progressive agenda for the renewal and reconfiguration of the Rodriguan society. To deal with the interlocking colonial, social, political and economic crises in which the island is stuck, in an increasing complex, dangerous and economically volatile world, we need fresh ideas, a new mindset and renewed energy. At the same time there has to be a reassertion of progressive values. ‘Human values are required, of integrity, of equity, solidarity, a belief in human potential and human dignity, the possibility of social involvement to eliminate suffering. Tolerance of difference and the celebration of diversity within an inclusivist but principled approach must be central. 

 

   

 

L’heure est venue pour que le peuple rodriguais descendant d’esclave d’embarquer dans une exersice d’auto -analyse pour se questionner sur son passe, accepter ce qu’il est, reconnaitre ses faiblesses et relever les multiples defi qui s’imposent 

 

 

Personne pas envie continier avec la colonisation. 

Nou ki bizin decider. 

Toi ki bizin decider. 

Quand ? Avec ki sannla ? A commencer par quoi ? 

Boule dans to lipied citoyen rodriguais. 

 

TIko 

 

1er fevrier 2010 

 

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References: 

  

-     Island of Rodrigues, 1971, Alfred North Coombes, BPS Ltd 

-          La petite Mascareignes, 2002, Lilian Berthelot, CNMCA 

-          Cri de Liberte/Plaidoyer pour l’Autodetermination, 2008, Alain Leveque, Mathaba News 

 

 

L’île de Rodrigues: plaidoyer pour l’autodétermination

2 octobre, 2010
Histoire, Lepep, Opinion, Politique, Rodriguais o top | Pas de réponses »

 

 Par Alain L’évêque 

 

Il y a trois siècles, on enleva hommes et femmes de leurs villages en Guinée. 

Dautres, au Sénégal, furent piégés et pris comme des bêtes et dautres 

encore arrachés à leurs familles au Mozambique. Puis, il y avait ceux qui, à 

Madagascar, furent menés comme des troupeaux à bord des négriers et 

transportés sur lOcéan Indien jusqu’à notre partie du monde. Les infortunés

qui ne moururent pas en route passèrent le reste de leur vie à travailler

comme des bêtes de somme pour ceux qui les avaient audacieusement

réduits à la servitude. Il ne reverraient jamais lAfrique. Pour les autres pays

du monde, ces malheureux individus représentent la face humaine dune

histoire sinistre qui sen va pâlissant vers loubli, mais pour nous, Rodriguais,

ils étaient bien plus; ils étaient nos arrières-arrières-grands-pères et grandsmères.

 

Perspective historique

 

Pour toucher au coeur de notre lutte contre la domination de Maurice, il faut

passer en revue la chronologie rodriguaise. Cest une histoire qui est

racontée de différentes manières. A vous de choisir entre la version du

surveillant desclaves et les propres souvenirs de lesclave; entre la thèse

des cyniques qui considèrent la conquête du monde comme jus ad bellum et

la réplique de ceux qui les contredisent. Avec le passage du temps, notre

quête pour une vérité à demie effacée, ensevelie quelque part dans les

dépouilles inertes du passé, parmi dautres récits dilués et déformés, ne

demande pas moins quun acte de foi.

 

Le nom de Rodrigues fut emprunté de façon éponyme à Diego Rodriguez, un

marin portugais, dont la courte visite en 1528 annonçait la venue des

Européens. Il existe des preuves que des mariniers chinois, des commerçants

arabes et malais, et des pirates avaient fait escale à l’île dès le dixième

siècle. On ne trouve aucune documentation conservée faisant mention dune

population indigène. En 1638, un conseil dadministration siégé à l’île

avoisinante de la Réunion, régissait déjà Rodrigues en tant que domaine

français. Rodrigues demeura une colonie française jusqu’à ce que les troupes

britanniques prissent l’île dassaut en 1809. Elle fut alors gouvernée comme

territoire britannique à propre titre jusquau 30 mai 1814, lorsque son

administration fut transferée à l île Maurice.

 

Pendant la Seconde Guerre mondiale, trois cents effectifs de la petite

population active de Rodrigues, mon père inclus, renforcèrent les forces

britanniques à Tobruk et El Alamein. Cela ne nous empêcha pas d’être liés à

l’île Maurice contre notre grès, livrés par les pouvoirs colonisateurs au

gouvernement unitaire comme dans un mariage forcé. S’étant débarrassés

de l’île Maurice, les Anglais à Rodrigues firent leurs valises, fusillèrent leurs

chiens et déguerpirent. En fait, laissés à la merci de nos nouveaux maîtres, nous payâmes pour les crimes des autres.

 

Notre histoire est celle dune lutte prolongée et pénible contre des

gouvernements successifs établis sans notre consentement: passant de

l’état de possession française à celle de colonie française, pour devenir

possession anglaise, puis dépendance de la colonie de Maurice, ensuite

district de Maurice, et enfin aujourdhui, territoire doutremer de Maurice. La

terminologie néocoloniale remplaça les étiquettes coloniales; les pouvoirs

doutremer cédèrent la place à des chefs non moins étrangers, mais pour

notre peuple, lengrenage désolant tourne toujours: Adieu lesclavage!

Bonjour lesclavage!

 

Domination politique

 

Arrivé 1960, la décision de décoloniser Maurice et Rodrigues était déjà prise.

Lorsque les négotiations et les pourparlers constitutionnels eurent lieu à

Londres et à Maurice, en 1961, 65 et 67, les Rodriguais furent

intentionnellement exclus. On cita comme prétexte labsence de tout parti

et de toute organisation politique.

 

A cette époque, le Parti Mauricien Social Démocrate, parti ultraconservateur,

avait mené à Rodrigues une campagne électorale alarmiste, faisant grand cas

des tensions ethniques. Outre les promesses de liberté, Duval, le leader du PMSD, avait réussi à convaincre notre peuple que la retraite des Anglais entraînerait la descente

du diable et son dam sur Rodrigues. Il nest pas surprenant que 97% de

 

 

du diable et son dam sur Rodrigues. Il nest pas surprenant que 97% de

Rodriguais, votant pour la première fois de leur vie en 1967, sopposèrent à

lannexion à l’île Maurice. Malheureusement, la volonté explicite de notre

peuple fut victime de lurgent complot pour lannexion de notre patrimoine.

Il faut préciser quen 1967, les Rodriguais neurent pas de choix entre

lindépendance et le colonialisme. Notre dilemne était plutôt de choisir entre

la colonisation par les pouvoirs britanniques et loccupation sous le joug du

maître mauricien; sort qui rappelle celui de lIndochine: occupation japonaise

ou colonisation française.

 

Les Rodriguais ne souhaitaient pas plus vivre sous le joug britannique quils

ne sollicitaient une existence sous la botte mauricienne. Nous ne nous

faisions pas non plus à lidée de déraciner nos familles, dabandonner les

dépouilles de dix générations de nos ancêtres enterrés à Rodrigues, pour

naviguer vers un pays étranger. Cependant, pendant ces journées de

violences à Maurice, propres à figer le sang dans les veines, des gens

mouraient dans la rue; nous craignions d’être nous-mêmes tabassés. La

réalité de l’époque donnait le frisson. Plusieurs prirent la décision d’émigrer,

abandonnant qui ses biens, qui sa maison et sa terre, pour senfuir au

Canada, en Australie, en France, en Angleterre, en Afrique du Sud et à

dautres parties du monde. Beaucoup en sont encore touchés au vif.

En 1968, avant que lencre ait séché sur la constitution unilatéralement

ébauchée pour lindépendance, dans une nuée de gaz lacrimogène, des

policiers brandissant leur matraque tentèrent en vain de hisser le drapeau

mauricien au sommet de Port Mathurin.

 

Cest ainsi que, du jour au lendemain, les Rodriguais devinrent des citoyens

mauriciens contre leur gré. Comme les Rodriguais continuaient à défier le

pouvoir du nouveau gouvernement et étaient prêts à manifester par des

émeutes contre la corruption on fit appel aux troupes britanniques pour

étouffer le soulèvement.

 

Admettons quaprès le départ des Anglais en 1968, nos mains n’étaient pas

coupées. Nempêche que Rodrigues fût réduite à un fief mauricien, où la

marginalisation devint vite la norme institutionnelle. En comparaison avec les

Mauriciens, nous nous trouvâmes vite face à un taux de chômage, un coût de

la vie et une mortalité enfantine plus élevés, à un taux de scolarité primaire

et dalphabétisme et un niveau de vie plus bas. La discrimination, la

domination et lexclusion devinrent communes et flagrantes. Aujourdhui

même, la force majeure continue à étayer le statu quo.

 

En 1976, on créa un nouveau ministère chargé de soccuper des affaires

rodriguaises. Jusqu’à nos jours, seule un poignée de Rodriguais modérés et

aux ailes rognées a été cooptée à ce porte-feuille. Qui plus est, aucun

Rodriguais na tenu ce poste au cours des dix dernières années, et rien

nindique que les choses vont changer dans un avenir proche. Les hommes

politiques mauriciens nomment arbitrairement le ministre pour les affaires

rodriguaises, tandis que les bureaucrates mauriciens, eux-mêmes choisis

 

rodriguaises, tandis que les bureaucrates mauriciens, eux-mêmes choisis

politiquement, régissent Rodrigues par procuration, sans égard pour la

volonté de l’électorat.

 

En 1991, lorsque les Rodriguais eurent laudace de demander plus de

contrôle sur leur propre pays, on fit pour les apaiser le geste symbolique de

créer un conseil régional dadministration. Des sympathisants et des laquais

furent astucieusement triés, auxquels on permit de faire des recommandations sur les affaires locales. Cependant, lorsque le conseil, tout édenté quil fût, commença à provoquer la fierté nationaliste chez ceux qui montraient trop daudace, il fut sommairement dissous en 1996.

 

En 2001, après une lutte longue et acharnée, largument pour lautonomie

du peuple rodriguais avec son ethnie particulière fut presenté pour la

première fois. Finalement, 170 ans après labolition de lesclavage, la

possibilité apparut, bien que brièvement, dune dévolution radicale du

contrôle et de la politique centralisatrice de Maurice.

 

En 2002, avec beaucoup de fanfares, et après que des discoureurs

propagandistes eussent déclamé leurs belles phrases les plus recherchées, et

que les affamés de pouvoir et de gloire fussent pris en photo, vint

lautonomie. Le Conseil de l’île fut baptisé du titre dAssemblée Régionale et

les conseillers devinrent des commissaires. On construisit quelques

batîments ici et là, quelques intendants prirent lavion pour Maurice,

contents daller sasseoir sagement parmi les membres sans porte-feuille du

gouvernment, et Rodriques fut frappé dun fléau de caméléons. Voilà à peu

près ce qui se passa.

 

Les ministres mauriciens continuèrent à microgérer nos affaires, nous

laissant le privilège d’élire des laquais qui leur servaient de garçons de

course, prêts à obéir à tous leur ordres. Le gouvernement national retint

tous les pouvoirs législatifs et pratiquement tous les autres droits. A la fin,

même ses partisans les plus fervents durent admettre que notre autonomie

était un mirage.

 

Lorsque nous levons le voile sur l’élégant sophisme, nous voyons encore un

peuple régi par un autre, non seulement sans son libre consentement mais

nettement contre sa volonté. La loi sans partage existe encore à Rodrigues;

on peut lobserver toute lannée à Port Mathurin, tendant ses muscles de

poids lourd et se frappant la poitrine, tel un gorille.

 

Au risque de davoir lair denfoncer une porte ouverte, nous nous devons de

répéter quon ne peut décrire comme autonomie la discrétion administrative

limitée pas plus quon ne peut prendre un pourceau pour un éléphant.

Lhéritage colonial de la dictature bureaucratique ne fut jamais démantelé à

Rodrigues; il fut au contraire renforcé. Des fonctionnaires étrangers, agissant

comme des seigneurs de la guerre, donnent les ordres et notre peuple obéit

sans un mot. Le chef de police, le juge, le ministre pour les affaires

rodriguaises, tous les plus hauts chefs de départements, tous les avocats,

rodriguaises, tous les plus hauts chefs de départements, tous les avocats,

tous ceux qui font les règles, tous ceux qui gouvernent véritablement l’île de

Rodrigues viennent de Maurice.

 

Lorsque notre patois créole, qui est imprimé au fond des expériences et des

luttes de notre peuple, est méprisé dans notre Assemblée, lorsque 70% de

notre peuple sont disqualifiés à la vie politique parce quils ne parlent pas

une langue qui leur est étrangère, lorsque les écoliers mal nourris, instruits à

moitié, sont forcés dapprendre trois langues, lorsquaucune littérature

portant sur notre culture africaine ne fait partie du programme

denseignement créé par dautres à notre intention, lorsque nos enfants

imitent les cultures, croyances, langues et traditions différentes des leurs à

fin de retrouver leur amour propre, lorsquil est interdit à nos fonctionnaires,

qui représentent 90% des plus intruits parmi nous, de prendre part à aucun

discours politique, lorsque notre people parle dindépendance à voix basse et

en cachette par peur des espions de lEtat, lorsque tout est contrôlé par des

forces extérieures, il ny aucune liberté, seulement la domination.

Les garanties constitutionnelles dune vraie démocratie, de labsence de

classe dominante ou de citoyens de seconde classe, tout ceci semble bon

pour tous excepté les Rodriguais. Le citoyen rodriguais est comme un être

emprisonné, menottes aux poignets, dans un cauchemar de colère refoulée

dont il ne peut se réveiller, témoin impotent de la mort de sa culture.

Maurice parle des droits de lhomme aux Nations Unies, voue sa solidarité

avec le Comité de Développement de lAfrique du Sud et avec lUnion

Africaine, tout en retenant sa propre domination coloniale. Cette moralité à

double face défie toute description.

 

Lautodétermination

 

Il a coulé beaucoup deau et de sang dans lOcéan Indien depuis la libération,

du moins en principe, de nos frères et soeurs à Madagascar, en Inde, au Sri

Lanka, aux îles Comores, en Afrique, aux Maldives, aux Seychelles et à

Maurice des malheureuses chaînes du colonialisme. Pour nous Rodriguais,

cependant, lignominie de loccupation mauricienne continue à hanter notre

vie quotidienne. Au 21e siècle, Rodrigues, un des derniers vestiges du

colonialisme de la région, est devenu le malade de lOcéan Indien, branché en

permanence à une infusion intraveineuse dassistance sociale et toujours

suppliant le kleptocrate étranger de le lacher.

 

Certains ont justifié lintégration automatique de Rodrigues au sein du

territoire indivisible de Maurice comme une conséquence naturelle de la

décision britannique de cataloguer Rodrigues comme dépendance de cette

colonie, propre à être administrée comme une partie de Maurice. Donc, tout

démembrement de territoire avant lindépendance aurait été contre la loi

internationale. Si nous suivons cette logique, nous devons alors aussi

reconnaître que tout régime imposé par les forces impériales lie les

générations futures à perpétuité. Et si nous appliquions cette règle

générations futures à perpétuité. Et si nous appliquions cette règle

retrospectivement, nous pourrions citer les lois de 1936 de Mussolini comme

prétexte pour miner éternellement la vie des Ethiopiens.

 

Lorsque Mad-Dog-Morgan était gouverneur de la Jamaïque, les pillages et les

rapts étaient à lordre du jour. Bien entendu, lorsque le pirate fit sa sortie,

les excès de son régime disparurent avec lui. Cest avec la baïonnette au

bout du fusil que les Anglais eux-mêmes prirent Rodrigues des mains des

Français; cependant, ladministration mise en place pendant leur règne fut

annulée au moment même de leur départ.

 

Il ny eut jamais de onzième commandement qui accordât aux Anglais le

droit divin de léguer à perpétuité notre vie, nos terres et notre pays à l’île

Maurice. Notre peuple na jamais été la propriété privée de quiconque; nous

navons jamais été du bétail propre à être passé des mains dun propriétaire

à lautre. Le gouvernement unitaire fait partie de la politique coloniale britannique. Conséquemment, en dépit des tensions latentes entre les diverses

populations ethniques et géographiques, bien des territoires ont été

fusionnés en états unitaires. Comme exemple, la Nouvelle Zélande fut

administrée en tant quune colonie de New South Wales; les Antilles furent

groupées bon gré malgré en un seul territoire; les Seychelles furent

gouvernées comme partie intégrale de l’île Maurice. Les Anglais rêvaient

même de grouper toutes leur colonies de lAfrique de lest en une fédération.

Cest par le véto généreux des leaders indiens que la Birmante fut épargnée

le sort d’être administrée en tant que territoire de lInde. Malheureusement,

les Rodriguais navaient ni un Ghandi, ni un Jinnah, ou un Nehru; le destin

nous avait fait don dun Duval, dun surcroît de démagogie et de trahison.

La simple vérité, si dure quelle soit à digérer, est qu’à la fin du régime

colonial, Rodrigues avait une population, que l’île appartenait à cette

population et n’était pas une terre vierge propre à accaparée par le tout

venant. Le 12 mars 1968 aurait dû être un jour de fierté pour deux îles

sengageant côte-à-côte en libre association, toutes deux célébrant leur

liberté. Hélas, on éprouva de la fierté dun côté de lOcéan Indien et

lhumiliation de lautre. Au sombre anniversaire de ce triste événement,

certains Rodriguais observent encore une minute de silence et se

souviennent.

 

Le défaut dans largument contre le démembrement est quil est basé sur la

fausse prémisse que Rodrigues était une possession légitime de Maurice

avant lindépendance. Tel ne fut jamais le cas. L’île Maurice na jamais

découvert Rodrigues comme terra nullius; elle na jamais conquis Rodrigues;

les Anglais nont pas saisi Rodrigues des mains des Français en 1814 dans le

but de la céder à Maurice; les Rodriguais nont jamais abandonné leur

souveraineté et leur intégrité territoriale en faveur dune Pax Mauritiana. De

plus, la nation rodriguaise na jamais consenti à faire partie de l’île Maurice

ou d’être gouvernée par elle. Comment effacer la propagande promue par

ou d’être gouvernée par elle. Comment effacer la propagande promue par

lEtat, sans cesse répétée par les écoliers et imprégnée dans leur cerveau?

La vérité non tarnie est que Rodrigues faisait partie de lEmpire Britannique

jusquen 1968; de nos jours, Rodrigues est un pays annexé et sous

occupation. Rodrigues nest pas plus un territoire de Maurice que le

Bostwana un district de lInde.

 

Que la Grande Bretagne fît don de Rodrigues à Maurice en 1968, tout

comme elle offrit lErythrée à lEthiopie, ou que Maurice se lannexât de

façon opportuniste, telle nest pas la question. Quelle que fût la complicité

ou le commerce, dont nous fumes bien entendu exclus, entre la Grande

Bretagne et son ministre pour les affaires coloniales fut un acte illégal et

immoral. Cest le geste dun pirate qui, à son départ, récompense son

esclave en lui faisant don à son tour de son propre esclave.

 

Ce fut un acte effronté, par lequel les intérêts dun pays furent sacrifiés aux

ambitions territoriales dun autre. Maurice ajouta 130.000 miles de notre

zone économique exclusive à son territoire, et notre peuple perdit sa patrie

et sa dignité. Le Royaume-Uni, Maurice et la communauté internationale le

comprennent très bien, comme moi, comme vous, comme nous tous

c’était répréhensible à l’époque; ce lest encore aujourdhui!

 

En 1968, on naurait jamais dû évoquer notre manque de maturité

économique et politique comme prétexte pour nous priver de notre

indépendance. Maurice aurait dû avoir sa propre indépendance tout comme

la Rhodésie du Nord. Rodrigues aurait dû être placé sous la protection du

Conseil de Tutelle des Nations Unies, comme un territoire non autonome.

Une commission pan-africaine ou un comité spécial des Nations Unies pour

lautodétermination aurait pu alors créer un projet à long terme pour notre

indépendance.

 

Sous une constitution établie dun commun accord et comportant une

échappatoire, nous aurions même maintenu une libre association avec

Maurice, au lieu d’être perpétuellement emprisonnés dans labomination

actuelle, désignée par leuphémisme dautonomie.

Si les dettes historiques sont payées, même en partie, et si les

responsabilités légales, ou tout au moins morales, abrogées en 1968, sont

restituées, les injustices du passé peuvent être réparées, même tardivement.

Nous gardons cet espoir.

 

Notre destin nest pas d’être gouverné à perpétuité par dautres peuples.

Dans le passé nous ne nous sommes pas résignés à ladministration coloniale

imposée par la France; nous ne lavons pas acceptée de la part des Anglais;

et nous ne laccepterons jamais de Maurice. Une ethnie diluée La majorité des 1,3 millions de ressortissants mauriciens sont descendants de coolies transportés, pour la plupart, dAndhra Pradesh, Gujarat,de coolies transportés, pour la plupart, dAndhra Pradesh, Gujarat, Maharashtra, Tamil Nadu, Bihar et Uttar Pradesh par les Anglais pour combler la pénurie de main-doeuvre sur les champs de canne à sucre, tandis que 95% de la population rodriguaise forte de 40.000, sont descendants directs desclaves africains. En dautres mots, quand il sagit didentité, il y a autant de différence entre le peuple Rodriguais et le peuple Mauricien quentre, par exemple, Kenyans et Mexicains.

Les Rodriguais ne sont pas une population indigène ou une minorité ethnique

en quête dune autonomie interne réalisée par étapes; nous sommes un

peuple distinct, poussé par le fervent désir dun avenir dautodétermination.

Notre argument pour une souveraineté entière est des plus forts. Qui plus

est, nous ne pouvons jamais céder notre patrie; nos ancêtres ont payé trop

cher pour elle!

 

Jusqu’à récemment, la modeste capacité de Rodrigues, soit

approximativement 50,000 habitants, et son éloignement géographique ont

pu, dans une certaine mesure, préserver son identité culturelle. Cependant,

au cours des récentes années, un nombre croissant de Mauriciens sont venus

sinstaller sur les terres domaniales de Rodrigues. Si cette tendance (ou

politique du gouvernement) persiste, la certitude mathématique est que

nous serons réduits à une minorité moribonde. Si on mélange 30 bouteilles

de bière et une bouteille de limonade, la limonade disparaît.

Notre culture, nos moeurs, notre langue et notre mode de vie disparus,

notre identité sociale perdue et notre cri de souveraineté étouffé, nous

serions réduits à l’état de demi-esclavage et de serfs subjugués, relégués au

bas de l’échelle sociale de Maurice. Le peuple rodriguais, jadis si fier, serait

réduit à une bande hétéroclite dintouchables, chapeaux de paille sous le

bras, faisant des courbettes dans le demimonde des ghettos mauriciens ou

nayant dautre quune maigre subsistence sur les flancs de nos montagnes.

Plus jamais nous noserions espérer être autre que la moitié de notre propre

valeur, un peuple à la manque, toujours luttant pour rattraper les autres

cultures. Nous serions un peuple inerte. Cest un défi existentiel qui

sadresse à tous les Rodriguais. Si nous ny faisons pas face, nous finirons

sans aucun doute comme le dodo. Ce nest pas que jy croie; jen suis

certain.

 

Conclusion

Le mauvais choix du prénom de Rodrigues (fils de Rodrigo), commun au

Portugal, fut fait pour nous par danciens maîtres pendant une période

funeste. Sils avaient à porter ce nom pour toujours, même la fraternité des

gobelins, des gnomes et des gremlins armeraient leur AK47. Plaisanteries à

part, ce nom est un vieux relique, fossilisé dans une autre ère, nettement

éloigné de l’âme de notre peuple et incompatible avec elle. Ajoutons à ceci

les images sanglantes que le nom évoque de la brutalité des Portugais dans

cette région. Il est grand temps que notre génération rende ce nom à

lhistoire; cest là quil appartient.

 

Nous avons perdu un pays, on piétine sur notre corps politique; la puanteur

de lhumiliation envahit latmosphère; lamnésie culturelle est manifeste et

pourtant une petite clique de marionnettes gonflées et dOncle Tom

daujourdhui, bien assimilés, nous prêche encore le consentement à la

domination impériale. Des étrangers au delà de nos rives, que nous ne

pouvons ni élire ni déplacer, déterminent nos systèmes et nos bornes

électoraux, nos lois, nos impôt, nos tarifs, notre service de santé publique,

notre systême d’éducation, nos politiques étrangère et économique. Des

étrangers décident de lavenir de nos enfants. Des étrangers décident!

Depuis presque 300 ans, des étrangers ont tout décidé. Il est temps que ce

soit nous qui décidions! Car nous aussi avons un cerveau et une échine. Oui,

cest vrai! Nous aussi avons nos propres ambitions et nos propres espoirs.

Le moment est venu pour couper le cordon ombilical, dagir résolument pour

mettre fin à notre dépendence des autres, de croire que si nous réduisons

notre consommation et travaillons dur, lindépendance économique et

politique nest pas seulement possible mais aussi souhaitable.

Il nest plus le moment de se fier à des idées reçues, des concepts et des

systèmes qui ont contribué à notre état de subordination. Il est temps

dexplorer dautres possibilités et dautres stratégies, voire même den

inventer de nouvelles, mieux adaptées à nos circonstances. Il est lheure de

cesser dimiter les autres et davoir confiance en nos propres capacités, en

notre valeur intrinsèque.

Le peuple rodriguais est une race tenace. Je laffirme parce que, à lencontre

de lopinion populaire, cest lui qui a travaillé la terre, pêché en mer et, élevé

le bétail pour soutenir cette modeste économie, et depuis des générations.

Nous lavons fait dans le passé, nous le faisons aujourdhui, et nous pouvons

encore le faire et même mieux quavant.

Nous avons assez dentendre dire que nous sommes une population trop

pauvre, trop faible, pas encore prête. Ce sont de vieilles rengaines quon

nous a chantées trop souvent, faisant appel à notre patience pour mieux

nous entraver plutôt que nous libérer. Heureusement que les peuples

subjugués du monde entier nen ont pas été dupes, sinon la plupart des îles

des Caraïbes et des Océans Indien, Atlantique et Pacifique, une partie de

lAfrique et lAsie, et peut-être même la moitié de la planète seraient encore

de nos jours sous quelque forme de régime colonial. Tout compte fait, quels

sont le taux de population et la puissance économique requis pour quun

pays ait droit à sa liberté? Qui en est le juge? Nos leaders doivent rétablir un

dialogue avec les pauvres et les indigents de notre pays, restaurer les liens

avec nos frères en Afrique, rassembler notre people depuis sa base et

revendiquer ce quils nous ont volé en 1968, cest-à-dire notre patrimoine.

Ne nous laissons pas décourager par lindifférence du McMonde avec sa

mentalité de la jungle; nhésitons pas, armons-nous de courage et réclamons

lindépendance. Parlons-en fièrement et à haute voix dans toutes les levres…

rodrigues college:Les valeurs et attentes… à nous, jeunes Rodriguais

13 mars, 2010
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 RODRIGUES COLLEGElemauricien.com/13 mars 2010
Le 12-Mars. Journée tellement symbolique pour tous les habitants de la République de Maurice – Mauriciens comme Rodriguais. D’ailleurs, à Rodrigues, nous avons eu la traditionnelle journée culturelle et sportive – moment tellement familial, amical et de détente – montrant ainsi que nous ne sommes pas coupés des festivités se déroulant à Maurice. Mais, pour nous, collégiens, la fête de l’Indépendance et de la République commence dès le 11 mars, avec la cérémonie du lever du drapeau au collège et ses indissociables gâteaux et boissons ? Et justement, avec tout le buzz dans le contexte de la fête nationale, nous nous sommes interrogés sur ce que représentent ces 42 ans d’indépendance et surtout ces 18 ans d’accession au statut de République. Car 18 ans, c’est la majorité ! C’est d’ailleurs notre âge à nous, les enfants de 1992. Les enfants nés avec la République.Une République ? C’est une forme de gouvernement dans laquelle les citoyens choisissent leur chef et où la population a une incidence sur son gouvernement. Le grand Platon lui-même disait qu’une république doit être structurée et avoir des caractéristiques d’un Etat, qui doit être dirigé par des rois philosophes et des gardiens. C’est surtout un Etat ayant des valeurs qui doivent être appliquées dans le concret. Mais qu’en est-il vraiment de la réalité rodriguaise ?

Nous, en tant que jeunes et porte-parole de Form 6 Upper du Rodrigues College, pensons que dans la République, il y a des valeurs qui nous inspirent grandement. D’ailleurs, une des valeurs les plus chères à nos cœurs, c’est la démocratie. Imaginons un monde sans démocratie : ce serait comme une fleur sans eau et sans soleil. Poussons plus loin, qu’en serait-il pour l’être humain, si ce n’est la désolation complète ! Dans notre République, nous avons la chance de pouvoir nous exprimer librement et sans crainte de persécution future. Malheureusement, tous les jeunes ne connaissent pas cette situation de liberté. Le cas de l’Empire du milieu, la Chine où « Google » a été censuré et où toute critique envers le gouvernement en place a des répercussions, nous touche. Pour reprendre Phanuel, un de nos camarades de classe : « Nou, en tan ki zen, nou enan la chance pou viv dan sa pays lib la et c’est ene cado la vi« . Il ne croit pas si bien dire ! Et c’est une réflexion partagée par nous tous.

« Dan Rodrigues, nou pa guet couleur ; penan noir, blanc, marron.

Nou tou humain ; mem couleur disang coulé dan nou la veine… »

 » L’unité dans la diversité «  est une autre valeur que nombre de jeunes Rodriguais apprécient. Et ce n’est pas un concept creux pour nous ! D’une part, pas de racisme et de l’autre, l’acceptation de toutes les religions. Pourtant, le principe même de notre République relève d’un Etat laïc. Ne confondons pas le mot laïc ! Ici, cela veut dire un Etat qui n’a pas de lien direct avec une quelconque religion, au contraire de certains pays où, il y a une religion d’Etat, et où les pratiquants d’autres religions sont persécutés. Car bien que la croyance soit située dans le cliché, la religion a une énorme importance pour nous. Que serait la vie d’un jeune sans spiritualité, sinon anarchie et chaos ! Pour ce qui est de la couleur, cela n’a pas ou peu d’importance. Même s’il n’y a pas ce brassage de communautés comme à Maurice, certaines différences sont perceptibles au sein de la population, et on ne note aucun problème à ce niveau. Un de nos amis – Barthélémy – a su très bien l’illustrer. « Dan Rodrigues, nou pa guet couleur ; penan noir, blanc, marron. Nou tou humain ; mem couleur disang coulé dan nou la veine… » On est tous reconnus pour ce qu’on est. Nous avons chacun notre identité et notre culture, et nous acceptons et intégrons la culture de l’autre dans notre quotidien. Cela génère la tolérance et le respect pour l’autre et à notre égard, comme le démontrent nombre de ces fêtes accompagnant les congés publics. Même si ces fêtes ne sont pas très parlantes pour nous, à Rodrigues, de par notre population majoritairement chrétienne, elles revêtent de plus en plus une touche nationale, nous permettant d’aller positivement à la rencontre de l’autre, de sa culture et de sa différence.

Par contre, un des sujets de société qui nous interpellent, et qui aurait la mention  » Peut mieux faire «  – petit clin d’œil ici à nos bulletins scolaires – c’est l’intégrité. Beaucoup de jeunes Rodriguais, aujourd’hui, pensent que la République doit mieux promouvoir l’intégrité. Mieux combattre la corruption et la discrimination, tout en faisant primer le dur labeur, devrait être le credo de la République. L’image des institutions, à même de défendre l’intégrité dans notre société, semble trop floue. Ce serait à l’avantage du pays de polir cette image. Donc, peut mieux faire !

Si  » l’éducation  » n’a pas été citée par les auteures de ces lignes – ne soyez pas surpris ! – c’est parce que pour nous, jeunes, l’éducation est un fondamental, voire un acquis de la vie. C’est quand même au collège que nous passons la journée à forger notre avenir ! Ce qui revêt toute son importance. Et pour l’avancement de notre République, c’est au collège de prendre le relais afin de mettre en exergue certaines valeurs. Nous pensons et cela à l’unanimité, que l’école doit promouvoir davantage l’écoute – et par là même, le partage, et accentuer la notion de responsabilité. N’oublions pas que la jeunesse regorge d’idées – surtout de bonnes, pour l’avancement du collège et de la République. Pouvoir dire tout haut ce qu’on pense tout bas, sans avoir à attendre un ras-le-bol pour le hurler, surtout sur des sujets nous concernant, serait une belle avancée pour la jeunesse. Donc, vive la liberté d’expression !

« Notre vœu pour ces 18 ans d’accession au statut de République serait …

que le jeune Rodriguais se sente pleinement partie prenante de cette République »

Comme un symbole, la Journée de la Femme précède de quelques jours la fête nationale. L’égalité des sexes étant quelque chose de très important pour nous, heureusement que de nos jours, les filles comme les garçons ont les mêmes chances. Pas de favoritisme pour l’un au détriment de l’autre, à l’école, comme ailleurs dans la société. Une élève du collège, Claudia, nous indique que « nou tou enan mem droit, ki nou tifi ou garson. Nou, tifi, nou enan mem potentiel, sinon plus ki bann garson. Ledikasyon à travers l’école donne nou la chance pou démontré sa. » Donc, éradiquons le complexe de supériorité. C’est à travers le collège que les élèves doivent davantage en prendre conscience pour promouvoir l’égalité et se départir des préjugés et des clichés.

Pour Rodrigues et ses habitants, en l’occurrence, nous, qui aspirons à une société meilleure, il faut passer par le respect pour y arriver. Le collège inculque – et doit continuer à inculquer – le respect, et à côté, la discipline et la droiture. Ces trois valeurs nous permettent d’être plus responsables en tant que jeunes. Sinon, comment pouvoir intégrer pleinement notre République dans son identité. Nous n’oublions pas que, nous la jeunesse d’aujourd’hui, représentons l’avenir de demain.

Si la République nous a inculqué des valeurs auxquelles nous sommes attachés, nous voyons cependant, qu’elles ne sont pas suffisamment appliquées. Nous, les auteures de ces lignes, avons constaté que ces valeurs existent toujours mais – il y a trop souvent un mais ! – notre vœu pour ces 18 ans d’accession au statut de République serait d’effacer ce  » mais  » afin que le jeune Rodriguais se sente pleinement partie prenante de cette République, pour qu’il puisse vivre à 200% les idéaux de la République… Ses idéaux dans sa République ! Vive la République !

Melanie Félicité et Monica Jean-Louis

Upper VI (Rodrigues College)

i n t e r v i e w WEEK-END — dimanche 20 décembre 2009 Alain Tolbize :

21 décembre, 2009
Opinion, Rodriguais o top | Pas de réponses »

  »Rodrigues est encore sous la domination de Maurice » Notre invité de cette semaine est Alain Tolbize, président de la Rodrigues Government Employees’Federation et de la Rodrigues Workers’Federation. Dans l’interview qu’il nous a accordée lors de son dernier passage à Maurice, Alain Tolbize brosse un tableau, très sombre, de la situation de Rodrigues. Il explique, exemples à l’appui, pourquoi les Rodriguais considèrent qu’ils sont des citoyens de deuxième catégorie de la République de Maurice. Depuis quelques semaines le Chef Commissaire Roussety et le « Island Secretary » Pierre-Louis se dénoncent mutuellement. Quelle est la raison de cette « guerre » au sommet ? Il y a effectivement une « guerre » entre ces deux personnages de l’administration rodriguaise. Mais jusqu’à présent personne ne connaît les détails de celle-ci, ne sait ce que l’un reproche réellement à l’autre. Ceux qui ont lu les déclarations de « guerre » dans la presse doivent essayer de comprendre en lisant entre les lignes. Quelle est votre lecture entre les lignes de ce conflit ? Le Chef Commissaire semble dire que le chef de l’Exécutif n’obéit pas à ses instructions, pour ne pas dire à ses ordres. M Pierre-Louis semble dire qu’il n’a pas à prendre des instructions du Chef Commissaire et que ce dernier n’a pas à s’immiscer dans le « day to day running » de l’administration. Et vous, en tant que syndicaliste, quelle en est votre analyse ? Nous pensons que le Chef de l’administration a raison de ne pas laisser le Chef Commissaire s’immiscer dans le « day to day running » de l’administration. Nous rappelons que, dans le passé, notre syndicat avait demandé la révocation de M. Pierre-Louis qui, à cette époque, avait laissé les politiques entrer au sein de l’administration. M. Roussety semble penser que le secteur public doit être géré comme le secteur privé, c’est-à-dire que le patron peut licencier ses employés quand ça lui chante. Quelles sont vos relations en votre qualité de responsable syndical avec le Chef Commissaire ? Elles sont normales, c’est-à-dire absolument pas privilégiées. Nous le félicitons quand il fait bien son travail et nous le dénonçons quand ce n’est pas le cas. Comme, par exemple, quand il mène campagne pour la privatisation du secteur public à Rodrigues. Mais nous l’avons soutenu dans ses prises de position contre la politique de Sithanen l’an dernier… … il avait même, à ce moment-là, brandi la menace de demander l’indépendance de Rodrigues… … ce n’était qu’une menace qui n’a pas duré trop longtemps. En fait, il n’y a pas beaucoup de Rodriguais qui croient qu’on pourrait demander l’indépendance de Rodrigues. Vous y croyez vous ? Oui, j’y crois. Et comment Rodrigues vivra au plan économique si elle obtenait l’indépendance ? De la même manière qu’elle le fait actuellement. Deux des gros problèmes de Rodrigues sont la pauvreté et le chômage. Sur ces dossiers qu’est-ce que Rodrigues a obtenu du gouvernement de Maurice depuis ces quatre dernières années ? Rien. La misère et le chômage ne font qu’augmenter et la politique menée par le gouvernement de Maurice ne solutionne pas ces problèmes majeurs. Il n’y a pas de plan de création d’emplois pour Rodrigues et le système d’éducation ne fait que produire des chômeurs. Quand un Rodriguais est obligé de chercher du travail à Maurice en sus de son salaire il faut qu’il loue une chambre, qu’il paie l’eau, l’électricité et envoie de l’argent pour la famille qui est restée là-bas. Comment veut-on que des Rodriguais à Maurice ne tombent pas dans la drogue, la prostitution et la délinquance pour essayer de s’en sortir. Donc l’indépendance de Rodrigues ne changerait rien à la situation économique actuelle des Rodriguais. Vous n’exagérerez pas un peu en affirmant cela ? A peine. Nous nous rendons compte aujourd’hui, avec amertume, qu’on nous a embêtés avec l’autonomie. Comment peut-on parler d’autonomie alors que les élus de ce Parlement, supposément autonome, ne peuvent pas décider de l’orientation économique de Rodrigues ? Tout ce qu’ils peuvent faire, sont autorisés à faire, c’est de mettre en œuvre la politique économique du ministre mauricien des Finances, tout en étant conscients que cette politique a un effet néfaste sur Rodrigues. C’est ça l’autonomie ? Avec la politique économique actuelle, Rodrigues est en train de faire un bond en arrière. Un exemple : le nombre de mères de famille qui vont chercher du bois pour préparer leur repas est en train d’augmenter. Elles n’ont plus les moyens d’acheter le gaz ou le pétrole et se rabattent sur le bois sec. Savez-vous que, selon un rapport des Ongs, 37% des familles rodriguaises vivent en deçà du seuil de pauvreté… Je n’ai pas encore entendu un politicien rodriguais évoquer le problème du bois. Ils ne le feront pas parce qu’ils sont complaisants vis-à-vis du gouvernement mauricien. Au départ ils donnent l’impression qu’ils vont faire ce pour quoi ils ont été élus : défendre les intérêts de Rodrigues. Mais bien rapidement après les élections ils changent de comportement et de langage. Prenons en exemple l’actuel Chef Commissaire, il y a un an il était contre la politique de Sithanen, aujourd’hui, après avoir reçu sa décoration on dirait qu’il soutient cette politique. Rodrigues était-elle mieux dirigée par Serge Clair et l’OPR ? Ils ont, eux aussi, fait des erreurs et pris de mauvaises décisions. Mais comment allez-vous régler les problèmes de Rodrigues avec l’indépendance ? Nous ne serons pas dans une situation pire qu’aujourd’hui. Vous savez, les Rodriguais sont des paysans qui travaillent sur des terres qui appartiennent à plus de 95% à l’Etat. Nous n’avons pas de matières premières, pas de secteur privé et la seule source d’emploi c’est le secteur public. Avec l’indépendance nous aurons au moins le choix de décider de ce que nous voulons faire au lieu de suivre ce qu’on décide pour nous à Maurice. Je crois qu’il vaut mieux être pauvre – nous le sommes dans tous les cas de figure – et libre plutôt que d’être autonome uniquement sur papier. Ne disait-on pas à l’époque de l’indépendance que Maurice s’orientait vers la catastrophe ? Est-ce qu’il y a beaucoup de Rodriguais qui pensent comme vous, Alain Tolbize ? Je crois que la manière dont le gouvernement de Maurice se comporte vis-à-vis de Rodrigues poussera les Rodriguais à penser comme moi. Le ministre des Finances applique à Rodrigues une politique économique coloniale qui peut être qualifiée de génocide économique. Dans tous les cas de figure, dans toutes les situations, les Rodriguais sont moins bien traités que les Mauriciens, et l’on dit que nous sommes des Mauriciens à part entière ! Comment voulez-vous que le Rodriguais puisse développer un sentiment d’appartenance à la République ? Tout est fait pour garder le Rodriguais dans la dépendance. 90% des Rodriguais lettrés sont fonctionnaires et n’ont pas donc pas le droit de faire de la politique. Donc ceux qui pourraient aider Rodrigues à se développer, à avancer, sont d’office écartés. Peut-on perpétuer un tel système qui prive la politique rodriguaise de ses fils les plus compétents ? Vous pensez que le Rodriguais se sent de moins en moins Mauricien ? Il est obligé de penser comme ça avec la politique gouvernementale. Dans la pratique les Rodriguais ne sont pas traités comme les égaux des Mauriciens. Je vais vous donner un exemple. Sur les contrats des employés rodriguais de la Fonction publique il est précisé que leurs services sont « restricted to Rodrigues ». Quand on recrute un infirmier dans la Fonction publique, qu’il soit de Maurice ou de Rodrigues on exige de lui la même base académique. Mais un infirmier rodriguais ne peut travailler qu’à Rodrigues et ne peut donc pas bénéficier de tout le développement professionnel accessible à Maurice. Par contre, des infirmiers mauriciens peuvent être postés à Rodrigues et quand c’est le cas ils bénéficient d’une prime d’éloignement ou d’une compensation parce qu’il est « disturbed ». Ils travaillent pourtant au sein de la même République, non ? Pourquoi ne donne-t-on pas la même prime de « disturbance » à une infirmière qui habite Grande Gaube mais postée à Mahébourg ? Après vingt ans de service une « midwife » de Rodrigues est toujours « midwife » alors que sa collègue mauricienne, qui a été employée le même jour qu’elle, a droit à une promotion tous les cinq ans. Et en plus quand cette Mauricienne vient travailler à Rodrigues elle est la supérieure de la Rodriguaise et a droit à une prime d’éloignement. Le cas que vous citez n’est-il pas une exception ? C’est la règle, au contraire. Tous les fonctionnaires mauriciens qui viennent travailler à Rodrigues ont un salaire supérieur aux Rodriguais et portant ils font le même travail et habitent dans le même pays. Autre exemple : savez-vous que les prix du riz ration et de la farine, de tous les produits de consommation sont plus chers à Rodrigues qu’à Maurice mais que nous touchons la même compensation salariale que les Mauriciens ? Autre exemple : savez-vous que le Rodriguais qui travaille à Maurice et rentre chez lui pour les vacances paye son billet à Rs 7 800 tandis que le Mauricien qui va passer quatre jours de vacances à Rodrigues paie Rs 5 000, soit un discount de 33%. Le Mauricien a droit à un discount quand il se rend à Rodrigues en vacances, mais pas le Rodriguais qui travaille à Maurice et retourne voir sa famille pour les fêtes… Je n’ai pas entendu un seul des politiciens rodriguais dénoncer cette pratique ! … je vous le répète, ils sont complaisants envers le gouvernement de Maurice. En dépit du fait qu’ils gèrent l’autonomie, ils acceptent que toutes les décisions soient encore prises à Port Louis. Le mot que je vais utiliser est fort mais juste : Rodrigues est encore sous la domination de Maurice. On ne peut pas se dire autonome alors que c’est quelqu’un d’autre qui décide pour vous. Les Rodriguais ne réclament pas l’indépendance, mais la liberté, la possibilité de décider comment développer leur île en fonction de la réalité du terrain. Ce n’est pas une question de savoir si on va manger moins ou pas, si on est trop pauvre, si on manque de formation pour diriger et qu’on va tomber sous la coupe d’un autre pays. De toutes les façons, nous sommes déjà sous la coupe de Maurice. Nous ne voulons pas nous vendre aux Etats-Unis ou à la France. Nous voulons simplement être libres de décider pour nous-mêmes. L’autonomie, même avec les manquements que vous avez soulignés, n’a rien apporté de positif à Rodrigues ? Honnêtement, pas grand-chose au fond. C’est une fausse autonomie qu’on nous a donnée dans la mesure où nous sommes aussi dépendants qu’avant. Je sais qu’en tant que fonctionnaire, vous ne pouvez faire de la politique. Néanmoins, quelle est votre affinité politique à Rodrigues ? Je n’ai jamais appartenu à un parti politique. Je suis actif dans plusieurs organisations, mais je ne me retrouve pas dans les partis politiques rodriguais. Je suis un militant qui travaille pour changer les conditions de vie des Rodriguais, pas un agent au service d’un leader ou d’un parti politique. Il faut accepter une chose fondamentale : Maurice et Rodrigues ne sont pas pareils. A Maurice la Fonction publique offre un service tandis que le secteur privé génère de l’emploi. A Rodrigues c’est le secteur public, principal employeur du pays, qui doit pallier le manque d’un secteur privé. On ne peut copier à Rodrigues tout ce qui marche à Maurice. C’est un concept qu’on ne parvient pas à faire comprendre aux politiciens mauriciens. Savez-vous que pour une vacance du poste d’éboueur à Rodrigues on peut avoir plus de 700 dossiers de candidature ? Pourquoi les Rodriguais envoient-ils leurs enfants à l’école pour qu’ils travaillent ensuite dans des call centres et des usines entre autres à Maurice. Quand vous consultez la liste des gens dans les prisons de Maurice pour délinquance, prostitution entre autres, il y a pas mal de Rodriguais. Ce sont des Rodriguais qui ont quitté leur pays pour tenter de trouver du travail à Maurice. Savez-vous combien de couples sont obligés de quitter leurs enfants à Rodrigues pour chercher du travail à Maurice. Ils sont contraints à laisser le soin à leurs vieux parents de veiller sur eux. Comment voulez-vous que la société rodriguaise résiste à ce démembrement familial ? Comment voulez-vous que les Rodriguais ne se sentent pas abandonnés ? Est-ce que les membres de l’Assemblée régionale de Rodrigues ne sont pas au courant de cette situation ? N’ont-ils pas été élus pour régler les problèmes de l’île ? Ils l’ont oublié. Quand ils arrivent au pouvoir ils ont d’autres priorités. Ils se mettent à réfléchir et à parler comme les politiciens de Maurice. Ils acceptent n’importe quoi des politiques mauriciens. Avez-vous un exemple concret ? Je pourrais vous en citer une douzaine. Le nom de l’aéroport de Rodrigues, pays soi-disant autonome, est celui d’un politicien mauricien, Gaëtan Duval. L’aéroport de Maurice porte le nom de SSR qui est le « père de l’indépendance », mais comment celui de Rodrigues peut-il porter le nom de Duval – qui n’est pas un Rodriguais ? Il est un homme dont son propre fils disait qu’il avait honte de porter le nom. Et on veut que les Rodriguais soient fiers que leur aéroport porte le nom de Duval, qu’on leur a imposé ? Est-ce ainsi que l’on va créer le sens d’appartenance à la République de la part des Rodriguais ? Je vous rappelle que les politiciens rodriguais n’ont pas protesté… … je vous rappelle, une fois de plus, qu’ils sont complaisants et qu’au lieu de régler les problèmes de Rodrigues leur principale occupation consiste à garder de bonnes relations avec le gouvernement de Maurice. Quelle est la solution à tous les problèmes évoqués ? Couper le lien avec Maurice ? Je ne dis pas ça. Je dis qu’il faut une rupture avec le système existant, avec la politique menée par le gouvernement de Maurice à Rodrigues depuis cinq ans. Nous ne pouvons continuer avec un système qui est un génocide économique pour Rodrigues. Il faut que le gouvernement central donne aux Rodriguais les moyens de régler leurs problèmes au lieu d’imposer des solutions imaginées à Port Louis. Si c’est Port-Louis qui décide, à quoi sert donc l’Assemblée régionale « autonome » ? Quels sont donc ses pouvoirs ? Quelle est son utilité ? La solution est de trouver un système qui permette à Rodrigues d’être autonome dans la manière de gérer les problèmes. En fin de compte que Maurice donne de l’argent et que Rodrigues choisisse comment le dépenser… Nous ne sommes pas en train de demander de l’argent pour le gaspiller, comme votre question pourrait le laisser penser. Je ne suis pas en train de dire qu’il faut donner de l’argent à Rodrigues pour que les politiciens le dépensent à leur guise. Il existe des lois, des paramètres, des procédures et règlements qui permettent de contrôler les dépenses. Il suffit de les mettre en œuvre. Il faut un droit de regard de Maurice, mais il ne faut pas que le gouvernement décide à la place des Rodriguais. Nous ne revendiquons pas le pouvoir et la liberté pour faire des « couillonnades » mais pour développer notre île et la faire avancer. Vous êtes dans le syndicalisme depuis des années, vous savez comment fonctionne le système politique au sein de la république. Le rêve que vous décrivez est-il réalisable ? (Long silence). Sans le rêve l’humanité n’aurait pas avancé. Je pense qu’il est réalisable en raison des spécificités des Rodriguais. On l’oublie un peu facilement mais le Rodriguais a survécu pendant des dizaines d’années dans des conditions très dures. En dépit de l’éloignement, du fait qu’il n’avait pas accès à l’éducation et aux soins, le Rodriguais a cultivé sa terre, pêché son poisson et fait grandir sa famille. Si aujourd’hui on lui donne l’éducation, la formation et les moyens nécessaires il peut prendre son destin en main. Je ne crois pas que ce soit utopique. Qu’est-ce qu’on demande ? La liberté de pouvoir décider pour nous. Vous utilisez souvent le « nous », Alain Tolbize. Les Rodriguais rêvent-ils pour autant comme vous ? Comment le Rodriguais, qui tout au long de son histoire n’a cessé de revendiquer sa spécificité, pourrait-il penser et rêver autrement ? Est-ce que vous vous sentez Mauricien, un peu disons, un tout petit peu ? L’appartenance n’est pas un mot que l’on inscrit sur un acte de naissance, un passeport ou une carte d’identité. L’appartenance se sent, se vit. Laissez-moi, à mon tour, vous poser une question simple : qu’est-ce qui aujourd’hui pourrait inciter un Rodriguais à se sentir Mauricien ? Changeons d’angle : est-ce qu’il vous arrive parfois de vous sentir Mauricien ? Pour être tout à fait honnête avec moi-même, et au risque de vous choquer, il m’arrive d’avoir honte de me dire Mauricien. Surtout quand je me rends compte que le Rodriguais est traité comme un citoyen de deuxième catégorie au sein de la République de Maurice. La somme allouée par le gouvernement à chaque Rodriguais est inférieure à ce qu’on donne à chaque Mauricien, et vous venez me dire que nous sommes égaux. Encore un exemple : savez-vous que parce que les livres d’école sont faits pour les enfants mauriciens les parents rodriguais sont obligés d’organiser des excursions à Maurice pour que leurs enfants découvrent ce que sont les usines sucrières, les usines de la zone franche ; afin qu’ils puissent comprendre leurs textes scolaires. Le système actuel ne permet pas au Rodriguais de se sentir Mauricien à part entière. Ce système repose sur une série d’inégalités criantes. Quel est l’avenir pour les jeunes Rodriguais qui ne trouvent pas de travail dans l’administration ou les « call centres » ? Remplir les prisons mauriciennes, le Jardin de la Compagnie ou tous les Karo Kaliptis de Maurice. C’est le résultat de la politique économique du gouvernement de Maurice appliquée à Rodrigues. Autre chose : on se bat à Maurice pour que toutes les communautés soient représentées au sommet de l’Etat. Où est le représentant de Rodrigues, qui fait partie de la République ? Il y a pourtant quatre députés rodriguais qui siègent au Parlement de Maurice. Et que font ces quatre députés ? Pouvez-vous me dire ce qu’ils ont fait de remarquable pour l’avancement de la cause de Rodrigues au Parlement de Maurice ? Ils se battent entre eux et veillent à avoir de bonnes relations avec le gouvernement central. Ils se comportent comme les membres de l’Assemblée nationale. Et vous savez le pire : par cette manière de faire ils confortent le gouvernement mauricien dans sa politique de traiter les Rodriguais comme des Mauriciens de deuxième catégorie. Votre mot de la fin de cette interview ? Je vais probablement vous surprendre en disant que j’ai beaucoup d’espoir pour Rodrigues, malgré tout. Parce que depuis toujours le Rodriguais a su affronter l’adversité pour survivre en ne perdant ni ses spécificités, ni sa dignité. Il est aujourd’hui, mieux armé pour affronter l’avenir, il ne lui manque que la liberté. Je suis convaincu qu’il finira par l’obtenir. Le Rodriguais aime trop son pays pour le laisser couler. i n t e r v i e w WEEK-END — dimanche 20 décembre 2009

RODRIGUES: RECONCILIATION AND AUTONOMY RE-ENGINEERING

2 août, 2009
Lepep, Opinion, Politique, Rodriguais o top | Pas de réponses »

Chers amis

Je vous envoie ci jointe une contribution recue d’un ami Rodriguais qui de par ses responsabilites au niveau de la fonction publique  ne peut y apposer sa signature… Cela l’attriste profondemment-

Il m’a approche pour vous faire parvenir ses reflexions qui comportent un bon nombre d’elements meritant d’etre inclus dans le debat actruellement en cours 

en vous remerciant de toute l’attention que vous voudrez bien accorder a cette contribution on ne peut plus valable  

 

bien a vous

zanmari

RODRIGUES: RECONCILIATION AND AUTONOMY RE-ENGINEERING 

Plaidoyer pour un Mouvement  réconciliateur de réOrganisation historique du Peuple Rodriguais pour faire respecter l’autonomie et  pour redorer le blason  de la personnalité politique de Rodrigues

 Patriotical surge

The disinterested reflections contained in this paper for which I am expecting neither praise nor unanimity are being shared to all Rodriguan politicians and to all my compatriots in a patriotical surge as a humble contribution for the advancement of my beloved country.  Some errors of omission and judgment will inevitably arise in such lively political debates and controversies of a nation. The time and effort taken to think and to put ideas into words unfortunately allow some ideas to leak a little in the process. If I could, and with the benefit of hindsight, I would have expressed myself in away to please the numerous friends I have in our political arena, but to do so would sacrifice the immediacy and authenticity of the challenges on hand. I trust that my fellow readers will understand the circumstances in which some mistakes and misjudgments have been made. Politics being what it is with its culture of distrust and mutual hostility I also anticipate that my character and motivations will be subject to retaliation at every opportunity, publicly and through private whispering campaigns following the publication this uncensored paper. I accept this as the price of voicing my opinions and of my freedom to fulfill my civic responsibility. I believe it would be wrong and cowardly to remain silent and not to do something before my comatose island’s gradual death on the pure and simple pretext of fearing retribution. I am not a politician and am glad and comfortable to be above party politics so as to have this bird’s eye view on it.

 Port Louis Divide and Rule Trap 

 It is an undeniable fact that one of the main evils which is long holding Rodrigues back is  the self-blind-imprison ment of the Rodriguan political leaders in the ‘Divide and Rule Trap’ purposely set by Port Louis for the ultimate purpose of weakening the personality and assertive power of the Rodriguans as a ‘distinct people’ within our so-called rainbow Nation. This same dividing policy is also common in the Trinidad and Tobago political scene and elsewhere in other states with minorities enjoying autonomy like Kitts and Nevis, Iraq and France among others.

  The long prevailing soured and embittered relationships between theOrganisaton du Peuple de Rodrigues (OPR) and the Mouvement Rodriguais (MR) political leaders and worst, like a worm within both belligerent regional parties, are probably the most traumatic sickness in the political health of Rodrigues, thus intensifying this havoc which is for sure deteriorating the life of the already disillusioned population.  Unfortunately our supposedly experienced and responsible Rodriguan political leaders have naively allowed themselves to become so blinded by their own personal ego that they do not seem to care for the extent of damage these futile fratricidal quarrels and infightings are inflicting on the evolution of the political personality of Rodrigues vis-à-vis Port Louis in the long run. The reality is that such avoidable imperil will then require nearly a generation to undo, mainly if the Labour Party obtains the widely solicited three quarter majority in the door-step 2010 polls which can unsurprisingly be much earlier. The prospect of a three quarter majority for Labour hangs over Rodrigues fragile autonomy like a sword of Damocles and it is very sad to note that our political leaders seem to be unable to understand this.  

Historical Dis-affection of the Rodriguan people

 Louis Serge Clair, father of the Rodriguan autonomy, his younger heirs Nicolas Von Mally, leader of the ruling MR and Johnson Roussety, actual Chief Commissioner, are all aware that the grudge of the Mauritian ruling party against the Rodriguans is one that brings us down to the political history of our two distinct peoples. As a matter of fact, the successive generations of  Labour are still not ready to forget and forgive the Rodriguans for their 1967 massive vote in favour of the PMSD and, supposedly, against the independence of Mauritius. Their total ignorance of the Rodriguan history and realities coupled with institutionalised communalism preclude them from acknowledging that these first time electors were mere victims of the PMSD’s manipulations and were not yet politically matured to really understand the difference between ‘independence’ and ‘association with Great Britain’. The magnitude of such an unjustified ‘under ashes-brood dis-affection’ can be assessed through  a closer look at the high toxicity of the Late Dhandev Bahadoor’s venom spit on Rodrigues during a socio-religious function held in the presence of the Labour Party Leader during the year 2005 electoral campaign. His recorded vitriolic attacks were given wide circulation and passed to the next Labour generation on compact discs like an acte de foi just before he proceeded to India where he suddenly passed away. To crown it all, he was posthumously decorated on the next 12 March pour service rendu a la Nation; this same nation of which Rodrigues is politically an integral part.

Taking advantage of political divisions to despise and provoke

Once the Alliance Sociale came into power, the Minister of Finance subsequently took up the cudgels from Bahadoor with a first most hurtful provocation aimed this time directly towards the heart of the personality of the Rodrigues Regional Assembly. For the first time since 1976, no mention whatsoever is made in his Budget Speech of that Rodrigues which late Bahadoor looked down on and arrogantly termed as ‘sa lot boute roche ki Maurice enan-la’. The government further turned the knife in the bleeding wound by significantly reducing the budgetary allocations of their said ‘boute roche’ without giving a damn to the population’s increasing distress. To escape famine the Rodriguans had no other alternatives than to start paying higher prices than in mainland Mauritius for basic commodities like rice, gas and sugar among others. This is nothing less than oppression and discrimination.  

 It was obvious that time became suddenly ripe for some spiteful members of the potential government to kick-start ‘tire manzé bann Rodriguais-la’ now that the obstructive big OPR Leader macadam has been duly swept out of their way by their dearer and spineless MR. Wrong and mistaken car c’était mal connaitre l’autre Chef de Fil du MR et Chef Commissaire who was very critical towards the Minister’s deliberate and provocative ignorance of Rodrigues as an autonomous entity. Against all expectations, the Leader of the Chief Commissioner’ s own MR party  started a series of public criticism against the Chief Commissioner for the sacrilege the latter committed by publicly defending the interest of his Regional Government. This was stunning. The MR Leader even went to the extent of treating the Chief Commissioner as un élève donc l’enseignant doit tirer les oreilles. This again was a complete lack of respect and decorum towards such an important institution in the autonomy framework.  In a jump of pride the Leader of the RRA retorted that the self proclaimed chien de garde Von Mally is a gros coeur pouvoir and is in fact an outsider to the Regional Government. If Late Antoinette Prudence was still alive she would have once more rightly observed that encore une énieme fois l’enseignant n’arrive pas a comprendre ce que l’élève a déjà compris. This Von Mally/Roussety media tug of war culminated into the first MR major internal crisis which smacked the Clair/France Félicité, Clair/Benoit Jolicoeur and Berenger/Aneerood Jugnauth disputes leading to party splits almost inevitable in situations where party leaders have had to play the back seat when their parties are in power. The financially powerful MSM and the defunct RPR originated from similar internal party crises. The two MR’s protagonists have up to now managed to put their small boat back on an even keel after threats of revocation and motion of no confidence, walk outs, gossiping, plotting, rumour spreading, 50% win-win and self-proclaimed chien de garde but it is not yet known whether it is now really safe from the awaited wreck. What is sure is that the cracks left by this crisis are still visible since certain prejudices caused to human dignity never heal; instead the victims are transformed into time bombs that are ready to explode at the first occasion like poisonous mercury. 

 While the Nicolanistes and the Johnsonistes, were busy wasting their energy in internal disputes, the Port Louis  gutter continued to flood the already below sea level Port Mathurin with more provocations now up to a hemorrhagic stage: the flagrant attempt at illegally interfering in  land distribution, the blunt refusal to review the division of the island into four zones for the payment of bad weather allowance to fishers, the deafening denial to consider reintroduction of subsidies on rice, the authoritative renaming of Plaine Corail into Sir Gaetan Duval Airport, the opportunistic setting up of a casino in Port Mathurin, the sea-cucumber loot, the offhand stand regarding the disbursement of funds legally appropriated by the RRA to restructure its fishing sector, the casual you-kneel–down- first-and- take-it-or- leave-it attitude adopted in respect  to the exaggeratedly high price of airfares, the putting of Rodrigues stimulus package 100 millions under the National Empowerment Fund against the very spirit of devolution of powers and, most evil, the threat of the proposed appointment of a full-fledge Minister for Rodrigues. This move is equivalent to a heart-quake coming from the most esteemed political friend of the Rodriguans who himself is one of the main Mauritian figures to get this decentralised form of government under way along with the actual President of the Republic in year 2002. The Port Louis inflicted wounds are now at its hemorrhagic stage before the gangrene starts.

  

 Weakened bargaining power, too scattered remote voices

 With all these provocations the worries of the population didn’t take long to embrace an extraordinarily alarming proportion and to come close to civil unrest. Unfortunately, much more affronts similar to the denigration of the Rodriguan people by the like of the appointed and non elected Financial Secretary still seem to be forthcoming notwithstanding the Chief Commissioner’ s public striving against the flagrant attacks directed toward the Rodriguan autonomy and despite the numerous different outcries and even street demonstration of the minority party.  The four Rodriguan MPs in the National Assembly also helped in making several pleas for the respect of the autonomy. The very active and mature civil society is constantly saying NO to the arrogance and neo-colonial attitude of Port Louis through the innumerable calls of the Forum du Peuple,  the repeated teeth grinds of the Plateforme Citoyenne and the timely come back of the restyled Front pour l’Avancement de l’Autonomie de Rodrigues. The absence in Rodrigues of an independent written and spoken press which could have largely contributed to improve such situation is now being deeply felt.  It is worth noting that the same few politicians and opinion leaders in Mauritius like Paul Bérenger, Eric Guimbeau, Jack Bizlal, Jean Marie Richard, Nad Sivaramen and Bishmadev Seeballuck among others have cautiously pronounced themselves on this crisis. Anyway, the solutions to Rodrigues problems remain first and foremost, in the capable brain and hands of a unified Rodriguan people itself. But has time not become ripe enough for Rodrigues to realise that its scattered voices and the multiple outer islands-based public demonstrations are far inadequate to exert the expected pressure on their miserly and mulish colonisers reigning supreme from distant Port Louis?

Excel personal ego to try a unified regional government

 Comme faisait récemment ressortir le Premier Ministre, toute crise apporte son lot d’opportunité s. Cette présente crise qui a pour fond le respect même de l’autonomie est sans doute une occasion exceptionnelle pour les dirigeants politiques rodriguais de montrer a leurs pairs mauriciens installateurs de pièges et au monde entier qu’ils sont des hommes politiques murs ayant le sens des enjeux et l’envergure nécessaire pour accéder dans la plus grande responsabilité fraternelle à la direction de la destinée d’un peuple qui mérite beaucoup mieux que des actions politiques aux antipodes et des compétitions de yeux doux ridicules avec ces mêmes colons qui  oppressent ce peuple de manière injuste. Les défis a cet effets sont peut être difficiles mais pas impossible ; surtout qu’hormis quelques nuances, il n’y a pas vraiment de distance idéologique entre le MR et l’OPR. Au lieu faire lizie doux, plito ouver lizie la et  guette bien ki finn passe autour zot quand bann grand l’interet ti en jeu : PMSD faire coalition avec Labour apres l’independance, Labour PM renuvel mandat fondateur MSM et enn parti couma MMM back enn Ashok dans No.8. Mes  suggestions sont directes, n’ont rien d’immorales et surtout pas impossibles à réaliser dans une petite ile ayant une population a dimension humaine et a la fois homogène. En réalité le plus grand mal qui ronge nos politiques  est les conflits de personnalités stériles. Si nous acceptons de reconnaitre cela, c’est un problème à moitié résolu d’avance.  Therefore the Minority Leader and the Chief Commissioner need to excel their unproductive and dangerous personal ego and join forces to form one stronger UNIFIED REGIONAL GOVERNMENT to face, as one same voice, all provocations and hidden agenda against the Rodriguan people. They should show the world which is watching them that, as modern leaders having nothing comparable with Rhodesia’s selfish Ian Smith, they can achieve far much better than Robert Mugabe and Morgan Tsvangirai of Zimbabwe whenever the supreme interest of their people are at stake.

No more wastage of our invaluable scarce human resources

 At this critical point in history, the wisdom and skills gained by the Minority Leader through his wide experience in the running of government affairs as Minister and Co-President of the ACP/EU Joint Parliamentary Assembly should be judiciously used along with the Chief Commissioner’ s knowledge and skills as an economist to benefit Rodrigues .The latter’s laudable choice to defend the RRA against colonial attitudes despite flowers and decorations, probably offered in expectation of some sort of denied conspiratorial silence, need to be acknowledged and encouraged by all patriots. Just have a closer look at what the 34 years old MR Chief Commissioner unambiguously declared to Le Mauricien on 13 September 2008: “Quand il y a eu le tremblement de terre au large de Rodrigues vendredi dernier j’ai essayé de telephoner au Premier Ministre. Mais ce fút en vain. Just as many calls before, my call was not returned. D’autre part, il n’y a pas eu de réactions a mes précédents correspondances portant sur des problèmes affectant Rodrigues. Mais je maintiens: l’autonomie de Rodrigues doit être respectée. Je m’efforcerai de le faire face a ce qui peut être qualifie comme une attitude de désinvolture venant de Maurice.” Even the OPR Leader should be proud of this brave obstinacy which is almost similar to what he himself has admirably exemplified during his political career. Such obstinacy from our leaders brings a feeling of security among the population. By the way, how will Rodrigues benefit more than what it is getting now with the Ministry of Rodrigues placed under the busy Prime Minister’s Office? No doubt, these two hated, misunderstood and feared strong Rodriguan brains put together can shoot our people to the front of the pack of the trodden minorities of our Republic and also from the imminent collapse the island is currently heading towards. Many such strong leaders in the world has been unjustly portrayed as tyrant for guarding their countries and their people from calumnies, like Hugo Shavez of Venezuela, Patrice Lumumba of Congo and Mohammud Mossadegh of Iran among others.  In a fair sharing ‘a l’Israelienne’ of the post of chief commissioner both two prominent political figures will have a unique opportunity to learn from each other in mutual respect and on better grounds for appreciation of  their complementary qualities. This arrangement will benefit their respective political careers and the political personality of Rodrigues which has been previously tarnished with the shameful ‘transfuge’ trauma. Here it is worth noting that the investiture of good and less good candidates and eventual defectors is the prerogative of the party leaders and that these same leaders should be ready to bear the responsibilities of their choices by courageously sharing all successes or failures of their teams in line the concept of collective responsibility and continuity. Similarly, the outright elimination of Darcil Perrine, late France Felicité, late Zita Jean Louis, Benoit Jolicoeur, Jacques Pierre-Louis, Lélio Roussety and Soobrayen Soopramanien after only one mandate or attempt is not understood and cannot go unnoticed. This practice is having a negative impact on our educated youth who are scared to join politics to serve their country and therefore choose to immigrate for a more secured future rather than to be reduced to servile yes-man useful only for mourning the dead. Can this be the reason why Late Antoinette Prudence consistently refused adherence to a political party during her dedicated life time? She alone knows.  

S. Clair: Terminer en brebis égarée   ou en berger rassembleur

 This proposed arrangement will for the Minority Leader be like the mature handshake President Robert Mugabe offered to his opponent Morgan Tsvangirai to rescue Zimbabwe from famine. His will be ratherpour aider à secourir les acquis de l’autonomie rodriguaise et la personnalité politique de Rodrigues. Either he likes it or not, this will be a crowning moment for his political career free from other ’pena re-vini seisme politique’. After a meritorious retirement from active politics he can put the cherry on the cake by setting up and running a very first private community radio in Rodrigues. Commencé avec Micro-Inter et terminé avec la première radio libre rodriguaise, ki pli zoli ki sa ? Se faisant il fera sauter un deuxième verrou pour que l’autonomie ne se limite pas en un simple transfert de pouvoir entre Port Louis et Port Mathurin, mais une vraie décentralisation de pouvoir touchant toute l’ile, de Cite Patate à La Cité Perdue. Mais énigmatique que ce Leader est, il peut bien choisir de refuser ce beau cadeau aux prochaines générations même si ce sera pour terminer une si belle carrière politique en un pitoyable brebis égaré au lieu qu’engrand berger rassembleur. De toute manière ce n’est pas a moi de lui dicter son choix ou sa  politique et encore moins d’être une nouvelle fois a ses cotes pour se fondre en larmes après d’autres défaites électorales du genre septembre 2000 a La Ferme. Il appartient a lui seul de décider ce qui est bon ou mauvais pour lui. 

J. Roussety: entre un héritage historique ou l’opportunisme

As regard the ruling Chief Commissioner, this historical handshake given to his now weaker political opponent will be like the reappointment of the President of the Republic by the strong Labour Prime Minister.  Political observers are saying that this has made of the Labour Leader the most popular Prime Minister that Mauritius has ever had. En concluant ce pacte le jeune Chef Commissaire prouvera qu’il a des maintenant la capacité et l’envergure d’un homme de vision qui sait semer des aujourd’hui pour une plus belle récolte à long terme. La mémoire collective rodriguaise lui sera a jamais reconnaissante d’avoir par sens de l’histoire offert la possibilité au père de l’autonomie et du revivalisme culturel rodriguais de terminer sa carrière en apothéose. Ce Chef de Fil qui a su mener le MR vers la toute première victoire de son existence de best loser sera a jamais fier de lui même car même l’épineuse question de la relève de Serge Clair du paysage politique risque d’être résolue du même coup!  Il n’y aura de plus bel héritage et d’avenir politique pour ce jeune  qui dans une entrevue visionnaire le jour de sa prestation de serment comme Chef Commissaire le 4 aout 2006 avait solennellement déclare à Sunil Oodunt de l’Express “ Je précise toutefois que je ne compte pas m’attacher au fauteuil de chef commissaire car je  crois sincèrement dans l’alternance politique.”  Johnson devrait être partant à moins que le gout du pouvoir l’entraine  à opter pour le chemin a première vue facile mais a la longue incertaine.

D’autres colmatages de moindres envergures sont possibles

Le Chef Commissaire peu bien choisir de  s’allier  au moment propice avec le groupe des anciens commissaires indécis de l’OPR  désormais connu comme ‘l’équipe Nancy’ pour créer une troisième force qui naitra dans des circonstances semblables que MSM lorsque le Président du MMM était au pouvoir comme premier ministre. Ce sera probablement l’inévitable scenario en cas ou Serge Clair ignore cette proposition de gouvernement de réconciliation et si le Leader du MR n’octroi pas de ticket a  son ancien élève qu’il n’arrive toujours pas a corriger. Le Chef Commissaire capitalisera sur l’expérience des jeunes anciens commissaires de sa génération et sur l’avantage d’avoir l’appareil d’état sous son control pour mieux affronter ses adversaires comme ce fut le cas lors des dernières élections régionales. Ce qui risque de provoquer un rapprochement Clair/Von Mally qui n’est pas impossible. Si l’OPR a su débaucher le très populaire Honorable Alex Nancy du MR rien n’empêche qu’il tente une ultime entente avec le leader lui même qui nonobstant ses mollesses politiques, possède quand même une solide base traditionnelle. Ce qui compliquera la tache de Johnson Roussety face a deux solides bases traditionnelles même avec la faveur de l’appareil d’état, de l’électorat non négligeable du premier députe de Rodrigues et  de la nouvelle génération de politiciens mentionnée plus haut. Je précise que ce sont la que des pures spéculations car dans les coulisses obscures de la politique rien n’est sure compte tenue des intérêts a préserver, de l’argent, des secrets de Polichinelle, des magouilles et de gains qui y sont perpétuellement en jeu. Ce qui est sure c’est que d’ici vingt ans ou même moins, ce peuple désabusé perdra totalement confiance en ses propres fils du sol avec pour conséquence le retour des partis dites nationaux de Maurice qui prétendrons venir secourir Rodrigues avec de l’argent sales, des vices et avec comme candidat des mauriciens d’origines rodriguaise devenus des bandits de grand chemins. Au lieu d’avoir été une brillante étape dans le développement statutaire de Rodrigues dans l’État mauricien, l’autonomie sera alors qu’un triste souvenir : au revoir fierté, particularisme et identité rodriguaise. Bon retour repli culturel, uniformisation, centralisation, assistanat, paternalisme et statut d’étranger sur sa terre natale. A cette époque beaucoup d’entre ceux qui sont en train de lire ces mots d’appel a la réconciliation pour l’unité et qui auraient pu aujourd’hui contribuer a éviter ce grand recul seront déjà morts avec la place que chacun aura dans l’histoire ou dans la poubelle de notre histoire politique.

Power sharing between the MR and the OPR

The OPR/MR power sharing pattern and scenario in the unified regional government to be built primarily on experience and competency can be dreamed as follows:

1. The post of Chief Commissioner and Deputy Chief Commissioner to be fairly shared between Serge Clair and Johnson Roussety, say two and a half years of office each; the first term of office being for Serge Clair in view of his seniority ranking in politics and his greater input in the struggle for autonomy.

 2. Proceed with the abolition of the three commissions education, health and social security all of them not listed as ‘areas of responsibility’ under the Schedule of the RRA Act. The three commissioners to which these three subjects are presently assigned are legally not allowed to take any policy decision in these three areas since the RRA is responsible for their administration only. All such subjects which are not listed as an area of responsibility under the RRA Act should be clustered under the Chief Commissioner’ s Office for the Island Chief Executive and his deputy to manage. This will settle the problem of continued overpayment and wastage of public funds to three policy makers who are being paid for the performance of policy work while being assigned with only the administrative work thus complicating the life of departmental heads in these three areas. The abolition of these three policy-less commissions will also facilitates a more rational redistribution of portfolios between the best and most creative brains from the two political parties in a unified regional government. 

Chief Commissioner and Deputy Chief Commissioner

 1. In this new picture, the Chief Commissioner concentrates on planning the development of Rodrigues, oversees the work of all his commissioners, is responsible for finance, environment and community development. He mandatorily attends all Cabinet meetings and has under his office all the areas for which the RRA is responsible for administration. These should be left to the Island Chief Executive and his new deputy. The Chief Commissioner fully concentrates on policy leaving the administrative side to the Island Chief Executive. His three main challenges will be (a) to seek and obtain, with Government’s approval, foreign aids and technical assistance and make borrowings for capital projects; (b) ensure through negotiations with Government that the RRA forms part of all Mauritian delegations participating in all SADC, COMESA, IOC and PRIDE forums; and (c) propose at least a Rodrigues Economic and Social Council Bill for enactment by the Legislative Assembly.  It is of utmost importance that the Island Chief Executive is assisted by a deputy to enable him to focus more on the quality of the work of the Executive Council and mainly to follow up the close implementation of decisions taken by the executive arm of the RRA. 

2.  In view of Johnson ROUSSETY’s expertise in economy, assign to him all the areas which form the basis of the Rodriguan economy. These are tourism, fisheries, marine parks, handicraft, SMEs, cooperatives, commerce, permits and licenses, statistics, employment and others. One of his priorities should be to bring central government to introduce amendments to the RRA Act to include the subject economy, finance (including fund raising, donations, loans from foreign institutions) as areas of responsibility for the RRA under Schedule 4. This should end up with the preparation of a separate CPI for Rodrigues. Des statistiques macro-économiques, notamment le Produit Intérieure Brut, l’épargne/l’investissem ent, la consommation, l’emploi et la balance des paiements doivent impérativement être publies pour que la situation économique réelle de la région autonome soit connue de tous, a commencer par les Rodriguais.  L’apport de Rodrigues dans l’économie mauricienne a travers sa Zone Économique Exclusive et tout autres activités économiques locale ne doit plus être ignore par Port Louis.  L’économiste Roussety doit également avec la société civile élaborer un programme de développement économique intégré tenant en ligne de compte les propositions de la société civile pour un Rodrigues Emergency Development Plan. Ce sera le défi qu’il saura relever fort du soutient moral qu’apportera cette belle leçon de solidarité rodriguaise au monde entier. Il lui est permis d’aspirer à devenir demain le père de l’économie rodriguaise tout comme Serge Clair l’est aujourd’hui pour l’autonomie. Après demain d’autres comme, peut-être, nos Alains Levêque et Tolbize le seront pour l’auto-détermination qui, faut le rappeler, est reconnu dans le Droit International. 

The commissions porfolios

 1. Public Infrastructure, Water Resources, Transport and Public Utilities shared between former Deputy Chief Commissioner Daniel Spéville and actual Commissioner Françeau Grandcourt;

 2.  Sports, Consumer Protection, Arts and Culture shared between former Commissioner Nicolson Lisette and actual Commissioner Christian Agathe;

 3. Il est nécessaire d’injecter une dose de sang nouveau dans la gestion des affaires public.  Un homme et une femme en l’occurrence: les jeunes Francisco Francois de l’OPR et Lordana Meunier du MR;

 4. La Commission responsable de La Famille et l’Allègement de la Pauvreté, partagés entre mesdames Arlette Perrine Bégué, ancienne Chef Commissaire Adjoint et Lordana MEUNIER. 

5. L’Agriculture, l’Élevage et l’Irrigation reste avec l’actuel Commissaire Louis Ange PERRINE;

 16. Les Terres, l’Urbanisme et le Logement à Francisco FRANCOIS. 

Ministère Rodrigues: acquis et sens au vote national rodriguais

Le Ministère de Rodrigues existe déjà comme tutelle pour l’ARR et le pouvoir très limité du Ministre de Rodrigues est bien défini dans la loi. C’est donc beaucoup mieux comme tutelle que celle des administrations régionales. Ce ministère qu’on peu revoir et améliorer est désormais un acquis donc l’ile autonome peut en profiter tant qu’il restera dans la Loi. L’Entente OPR/MR peu recherchée auprès du PM la nomination du députe correctif et fils du sol  l’Honorable Nicolas Von Mally comme Ministre de Rodrigues. Ce sera la contribution de Port Louis à l’effort herculéen que fait Rodrigues pour sortir de l’ornière.  Après avoir été Leader de l‘Opposition suite au décès de feu SGD, le Leader du MR présente plus qu’aucun autre député Mauricien a l’instar d’Allet, de Guimbeau ou de Lesjongard, les qualités requises pour assumer cette fonction dans le respect des lois et de l’esprit de l’autonomie. L’allocation de ce portefeuille à un député de Rodrigues redonnera de sens au vote national Rodriguais qui a été invalidé depuis septembre 2000 par le gouvernement MMM/MSM. Est-ce normal que l’introduction d’une forme de gouvernement décentralisé à Rodrigues deux siècles après que Maurice ait connu sa première forme de collectivité locale vienne priver notre peuple de son droit légitime d’être représenté a la plus haute instance de la démocratie mauricienne qu’est le Conseil des Ministres ? Let us agree to disagree on this issue. Un enfant issue d’un viol reste malgré tout un enfant qui a le droit de vivre ne méritant pas  l’immolation. Je dois préciser que moi-même je me suis souvent prononcé pour l’abolition pure et simple de ce ministère dans un passe assez récent. Mais la crise Port Louis/Port Mathurin m’a pousser, avec recul, a réfléchir plus en profondeur sur comment recycler cette structure de façon a ce qu’elle puisse être d’une utilité quelconque a la région autonome, surtout face aux insuffisances institutionnelles  de l’ARR et aux limites de l’acte juridique y relatif.  Je précise tout de suite que la solution aux problèmes relationnels entre des deux iles ne se trouve pas dans la nomination d’un ‘full time Minister for Rodrigues’, dans le placement du Ministère de Rodrigues sous le bureau d’un Premier Ministre trop pris ou dans des visites plus fréquentes des premiers ministres et de leurs ministres à Rodrigues. Ce sont les lois et les cadres institutionnels tel le RRA Act et ce Ministère dite désuète qui doivent être évaluées et réadaptées. La loi pour l’institution de l’ARR ne doit pas être et demeurer une charte de limitation de pouvoir. Au contraire elle a été votée pour un partage de pouvoir dans  la reconnaissance des réalités propres de Rodrigues. Le Ministre de Rodrigues a beaucoup d’initiative à prendre de ce cote la. 

Les défis que devra relever le Ministre Nicolas Von Mally sont d’amener le Cabinet à venir de l’avant avec des amendements urgents la RRA Act pour (a) l’institution d’un Dispute Resolution Commission comme il en existe à Tobago. Au paragraphe 43  de son rapport Me Robert Ahnee évoque la mise sur pied d’une telle institution pour le rejeter d’emblée en soulignant qu’il est préférable de s’en remettre à la coopération des parties en présence. Mais la réalité, sept ans après, est qu’il a fallu remonter jusqu’aux plus hautes autorités judiciaires du pays pour un arbitrage dans l’affaire de compensation des pécheurs rodriguais. En attendant que la justice statue c’est la paralysie totale (c) remplacer les nombreux ‘may’ par des ‘shall’ pour que le chef commissaire puisse ‘mandatorily’ participer aux réunions du Cabinet ou il aura l’occasion de défendre le dossier rodriguais, d’atténuer cette méfiance qui hante inutilement ces deux hautes instances et afin d’éviter des contradictions avec les politiques nationaux. La situation actuelle laisse les premiers ministres trop libres de ne pas faire appel a l’ARR aux discussions alors qu’il y a des sujets d’intérêt national qui touchent également l’ile et sur lesquels il serait bon d’avoir l’opinion de Rodrigues comme entité autonome, comme par exemple le nouveau mode de paiement par zone de l’allocation des pêcheurs. Les Rodriguais ont besoin d’être traites comme des Mauriciens a part entière et non comme des Mauriciens entièrement a part. Encore une fois, la solution aux problèmes relationnels entre des deux iles ne se trouve pas dans la nomination d’un ‘full time Minister for Rodrigues’ ou dans des visites plus fréquentes des premiers ministres et de leurs ministres mauriciens à Rodrigues. Ce sont les lois et les attitudes qui doivent être revues (d) revoir la  façon de calculer la représentation proportionnelle de manière a éviter que les minorités arrivent trop facilement a égalité avec la majorité et légiférer pour qu’un élu issu d’un ‘party list’ n’ait pas le droit de passer d’un camp à l’autre mais, qu’en cas de départ, de céder sa place a un autre candidat inscrit sur la liste de son parti. (e) préciser, à la section 42, les dépenses  à être effectués a partir du Rodrigues Consolidated Fund pour des besoins de clarté (f) ajouter a la liste des dix critères d’allocation de ressources a la section 46 le manque d’opportunité de formation, de soins de sante et d’infrastructures sportives. Un Standing Committee composé de représentants du gouvernement et de l’ARR doit être instituer dans les meilleurs délais pour soumettre ces dix critères a un analyse critique pour voir s’ils sont vraiment exhaustifs, pour faire un travail par rapport à la pondération a accorder a chacun des critères et pour arriver à un consensus d’année en année. (g) une dérogation pour permettre aux fonctionnaires très engages dans l’action sociale d’être candidat. Il y a une possibilité de faire un règlement tenant compte des spécificités de Rodrigues.  

Hormis les amendements susmentionnés Von Mally aura  aussi la responsabilité  de faire comprendre aux membres du gouvernement  que, en plus  des entités ethniques différentes a gérer, il y a également une réalité insulaire au sein de la République. L’éthique exige que le Ministre de Rodrigues ne doit jamais s’ingérer dans les affaires de l’Assemblée Régionale sur laquelle il n’a aucun pouvoir. 

D’autres responsabilité s pour d’autres potentiels

 Some of the other many potentials can shoulder the following responsibilities in public bodies and RRA own companies where they can be far more useful than that of holding a post of commissioner without the power to take policy decisions. 

 1. Le l’Honorable Robert SPEVILLE à la direction du Rodrigues Discovery Limited qui bénéficiera de son expérience et de sa formation en ‘hospitality management and tourism’..

 2. Le Membre de l’ARR Madame Franchette Pierre Louis Manager du REDCO.

 3. L’Honorable Alex Nancy et l’Honorable Christian Léopold auront pour principale responsabilité de faire entendre, dans les rangs de la majorité gouvernementale, la voix de Rodrigues à l’Assemblée Législative avec emphase sur tous les projets de loi qui seront applicable à Rodrigues.  

4. Il est nécessaire que chaque commission ait chacun un conseillé en matière de communication qui travaillera en étroite collaboration avec un nouveau Principal Advisor qui est lui attaché au Bureau du Chef Commissaire. Ce Dream Team aura pour rôle de vulgariser le travail des commissions de l’ARR et de sensibiliser la nation entière sur cette l’autonomie trop mal comprise à Maurice. L’ancien ministre Benoit Jolicoeur est l’homme idéal pour relever ce défi d’informer et surtout de faire comprendre a nos confrères mauriciens que l’ensemble des revendications saines d’ordre sociale ou politique venant des Mauriciens de Rodrigues n’est pas de l’anti-mauricianisme ; que nous n’avons pas des capacités surnaturelles d’être des anti-nous-mêmes. 

5. Il est plus que temps de mettre sur pied le Rodrigues Marketing and Promotion Agency, Company ou Trust avec le Membre de l’ARR Daniel Baptiste, qui est aussi comptable, comme CEO.

Pas d’operation ‘lev pake ale’

There is no need in such an élan of unity and brotherhood to spare the experience and continued service of the Chairperson, Island Chief Executive, and Clerk of the RRA, Departmental Heads and Advisers in post. In case the ICE presently in post chooses to leave, the RRA should negotiate the appointment of Sir Binod Bacha to this position for a minimum of four years. In addition to his known capacities he also understands the struggle of the Rodriguan people for more justice within the Mauritian nation. C’est dommage que le fils du sol premier Island Chief Executive ait décidé de ne plus travailler avec l’actuel Minority Leader pour des sois disant raisons d’éthique évoquées dans l’Express du 10 mai 2006. No need to think of destroying anything done in the past by  either OPR or MR regime, the focus being on what are to be constructed now and in future  to rescue our autonomy and not on what should be demolished to satisfy anyone’s ego. Personal ego is secondary the sustainability of this historical united regional government. Time is for mutual understanding not for the tyrannicalLeve paké aller operation which has cost Rodrigues an avoidable brain drain.

Partir sur des nouvelles bases

Pour que l’unité et l’autonomie perdurent nos principaux leaders doivent pouvoir abandonner certaines habitudes. En politique l’humilité est beaucoup plus porteuse que l’arrogance.. Qu’ils cessent d’éloigner des camarades qui ont du caractère et de la personnalité  pour s’entourer des béni-oui-oui adorateurs ineptes: c’est du choc des idées qui jailli des étincelles.  Qu’ils aident à la libération des énergies créatrices du Rodriguais envers qui ils doivent également faire preuve de moins d’impulsivités. D’une part le MR a la capacité d’être proche de la population. D’autre part l’OPR est un parti ou la rigueur, la discipline et la responsabilisation sont très présent. Les particularité s positives de ces deux partis régionaux sont exemples de pluralisme et  de complémentarité très utiles pour la démocratie dans notre l’ile. Une relecture par tout un chacun de la réflexion ‘Réussir l’Autonomie’ des Évêques Catholique et Anglican en l’An 2000 s’avère être nécessaire en ces moments difficiles de notre histoire politique. Cet Entente OPR/MR ne doit pas être transforme en un parti unique au détriment du pluralisme politique qui doit au contraire continuer à évoluer dans la discipline et le respect des personnes et des institutions pour une plus grande maturité politique. La minorité, les syndicats, la presse, et les ‘opinion leaders’ doivent continuer leur noble tache de faire entendre la voix des sans voix et de relais de la majorité silencieuse pour garder vivant cet équilibre nécessaire au bon fonctionnement de la démocratie. 

Sortir grandi des moments de crises

En janvier 2004 le Premier Ministre de Maurice disait devant le succès éclatant de l’autonomie: « Mo profondément content du succès de l’autonomie. Rodrigues pé donne ênne leçon de réussite. Enne leçon qui pena prix ». Cinq ans plus tard un sentiment de ras le bol et d’échec nous envahi. En Mauricien patriotique que je m’efforce d’être, j’ai la profonde conviction qu’il ne faut pas pour autant désespérer de cette situation. Beaucoup de peuples qui se prennent en charge passent par des moments de crises durant différentes étapes de l’évolution de leurs statuts politique. Ces crises aident à mieux découvrir les capacités et les limites. Maurice elle même a vécu des crises beaucoup plus pires après son indépendance: guerre civile et bain de sang. Le gouvernement d’alors et toutes les personnes de bonne volonté ont  réajusté certaines choses, mais a aucun moment il n’a été question de remise en question de l’indépendance de Maurice par les Britanniques ou par qui que se soit. Pour cette raison chaque Rodriguais, a commencé par les leaders politiques, les dirigeants et membres de l’ARR ainsi que les parlementaires devront tout mettre en œuvre pour que personne de Maurice ne touche à notre autonomie qui contrairement a l’indépendance de Maurice n’a pas été obtenu sur un plateau. C’est bon de se le rappeler: notre autonomie est le fruit de plus d’un quart de siècle de combat sans relâche. Maurice et Rodrigues peuvent au contraire sortir grandi de cette crise. Comme le disait notre regrettée Antoinette Prudence: « l’autonomie est une grande chance pour Maurice ».  

 Frères politiciens de Rodrigues, surmontez vos différences dans l’intérêt suprême de ce peuple rodriguais qui a généreusement placé sa confiance et sa destinée entre vos mains capables. Faisons du 12 octobre 2009 une date historique de réconciliation et de l’unité retrouvée pour notre belle ile Rodrigues.. Toutes les générations à venir ne finiront de vous dire merci et feront de vous des hommes monuments.

Mettons une fin à l’autodestruction car l’autonomie c’est l’auto-construction !

I dedicate this reflection to our beloved Antoinette Prudence who inculcated in me the skills of rational thinking and who did not live long enough to help me formulate these words in a more acceptable form.

Citoyen mauricien de Rodrigues

Août 2009

Note : The views expressed are strictly those of the writer.. Mauritius Australia Connection is circulating this contribution purely for the sake of debate on Rodriguan issues and to provide the writer with an additional forum. Please forward all feedback to Jean Marie F Richard at zanmari@imagine. intnet.mu

 

POLITIQUE

JUDO Arbitrage: Kenneth Mercure obtient son grade A de l’UAJ

1 août, 2009
Rodriguais o top | Pas de réponses »

Le mauricien 01.08.09/ lemauricien.com 

Le Rodriguais Kenneth Mercure a récemment obtenu son grade A d’arbitrage de l’Union africaine de judo – équivalent au grade B mondial -, suite à des examens théoriques et pratiques, à l’occasion des 9es championnats d’Afrique tenus du 23 au 26 juillet dernier au Maroc. Kenneth Mercure devient ainsi le quatrième arbitre grade A africain après les Mauriciens Georges Rambane, Jean-Noël Bardot et Iqbal Elahee. Recommandé par la Fédération mauricienne de judo, jiu-jitsu et disciplines associées (FMJJDA) pour participer aux examens d’arbitrage, Mercure se dit très honoré d’avoir accédé à ce niveau d’arbitrage. Le grade A de l’UAJ permet d’arbitrer à des compétitions africaines, notamment les championnats d’Afrique, les Jeux d’Afrique ou à des Internationaux » Cette distinction est un tournant dans ma carrière d’arbitre de judo. Cela fait quelques années que je travaille d’arrache-pied pour me parfaire dans ce domaine « , indique-t-il au Mauricien.

Sa motivation, poursuivit-il, remonte à 2007 lorsqu’il avait été sélectionné par la fédération locale pour les 7es Jeux des îles de l’océan Indien à Madagascar.  » Cela a été un véritable déclic pour moi dans la mesure où je me suis donné à fond et je me suis rendu compte que je pouvais aller encore plus loin. Depuis, je me documente régulièrement à travers des magazines ou encore des vidéos du système arbitrage. Ajouter à cela, en avril dernier dans le cadre des championnats d’Afrique seniors à Maurice, j’ai côtoyé de près Juan Carlos Barcos, directeur de l’arbitrage de la fédération internationale. Ce dernier m’a encouragé pour aller plus loin. « 

Après avoir suivi un séminaire conduit par l’Égyptien Nagi Meleka, directeur de la commission d’arbitrage de l’UAJ, le 23 juillet en prélude des championnats d’Afrique juniors, Kenneth Mercure a ensuite pris part à des examens pour l’obtention de son grade A de l’UAJ. Qui plus est, il a été appelé à trois reprises pour arbitrer les finales des -48 kg, -52kg et le tournoi par équipes. Il a aussi agi comme arbitre de chaise.

 » J’étais étonné du fait qu’on m’avait sollicité à plusieurs reprises. Lors d’une soirée, j’ai été récompensé d’un trophée par certains arbitres par l’UAJ « , ajoute Kenneth Mercure, qui détient un 2e dan du prestigieux institut japonais Kodokan.

À présent, il pense déjà au grade A mondial. Pour cela, il va falloir attendre un minimum de quatre ans à partir de l’obtention du grade A africain.

Aurela Gaspard, une Rodriguaise au coeur de Cité La Chaux

13 juillet, 2009
Rodriguais o top | Pas de réponses »

http://lexpress.mu/story/4246~Aurela-Gaspard–une-Rodriguaise-au-coeur-de-Cité-La-Chaux

Kendy Mangra
Lundi 13/07/09 L’express.mu

 

Elle est une figure connue dans le quartier de Baie-du-Tombeau. Souriante et débordante d’énergie, Aurela Gaspard, mère de trois enfants et originaire de Rodrigues, tient un Tibazar au milieu de Cité la Chaux. Rencontre…
Aurela Gaspard, une Rodriguaise au coeur de Cité La Chaux dans Rodriguais o top Gifdame-intElle est une figure connue dans le quartier de Baie-du-Tombeau. Souriante et débordante d’énergie, Aurela Gaspard, mère de trois enfants et originaire de Rodrigues, tient un Tibazar au milieu de Cité la Chaux. Rencontre…

A Cité la Chaux, elle vit dans l’une des longères en tôles. Ne croyez pas qu’elle attend de nous un regard misérabiliste. Il y a des gens pour qui une case en tôle peut être une bénédiction. «Je me suis battue pour être là où je suis. Je voulais que mes enfants aient une vie meilleure», confie-t-elle.

Arrivée à Maurice, à l’âge de 17 ans, il y une vingtaine d’années, elle est tombée amoureuse de Maurice. Cette originaire de Rivière-Coco fonde alors sa famille et habite une petite maison à Baie-du-Tombeau. Malgré des débuts difficiles, Aurela Gaspard ne baisse pas les bras et prend un emploi dans une usine, puis se lance à son propre compte. Ainsi naît Tibazar. Au fil des ans, elle se découvre aussi une âme de travailleuse sociale. Elle s’investit ainsi de plus en plus auprès des plus démunis du quartier.

Tibazar est en fait une petite tabagie où elle vend fruits, légumes et boissons gazeuses. Le modeste commerce a été construit avec des feuilles de tôles et peint en rouge. Ici la propreté est de mise. «Ce n’est pas par ce que je tiens un petit commerce que je ne dois pas l’entretenir», insiste notre interlocutrice. Grâce à ce travail, elle a pu grandir ses trois enfants âgés de 20 ans, 14 ans et 5 mois respectivement.

Abordant les problèmes que font face les habitants de la localité, la travailleuse sociale souligne que c’est surtout l’état dans lequel vivent ces personnes qui les empêche d’avancer: « Ils sont conscients que c’est grâce à l’éducation qu’ils peuvent s’en sortir, mais encore faut-il qu’on leur donne les moyens. Beaucoup auraient voulu avoir une maison en dur et encourager leur enfant à partir à l’école. Ces familles qui vivent ici veulent sortir de la pauvreté et réussir dans la vie. La volonté est là, mais les autorités devraient à leur tour donner un coup de pouce», explique-t-elle La travailleuse sociale est soutenue par l’ONG Service d’accompagnement, de formation, d’intégration et de réhabilitation de l’Enfant (SAFIRE) qui encadre les enfants en situation difficile dans le quartier.

Elle fait remarquer que les autorités devraient descendre dans ce quartier et écouter leurs doléances. «Beaucoup sont dans la misère et se battent afin d’avoir une vie meilleure. Il serait bon que ceux qui ont les moyens ne négligent pas ces familles», précise-t-elle.

Aurela Gaspard aurait pu choisir de mener une petite vie tranquille après avoir tant lutté, elle-même, pour mener une vie décente. Mais elle a fait le choix d’aller vers l’Autre… Une leçon de vie.

 

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