»Rodrigues est encore sous la domination de Maurice » Notre invité de cette semaine est Alain Tolbize, président de la Rodrigues Government Employees’Federation et de la Rodrigues Workers’Federation. Dans l’interview qu’il nous a accordée lors de son dernier passage à Maurice, Alain Tolbize brosse un tableau, très sombre, de la situation de Rodrigues. Il explique, exemples à l’appui, pourquoi les Rodriguais considèrent qu’ils sont des citoyens de deuxième catégorie de la République de Maurice. Depuis quelques semaines le Chef Commissaire Roussety et le « Island Secretary » Pierre-Louis se dénoncent mutuellement. Quelle est la raison de cette « guerre » au sommet ? Il y a effectivement une « guerre » entre ces deux personnages de l’administration rodriguaise. Mais jusqu’à présent personne ne connaît les détails de celle-ci, ne sait ce que l’un reproche réellement à l’autre. Ceux qui ont lu les déclarations de « guerre » dans la presse doivent essayer de comprendre en lisant entre les lignes. Quelle est votre lecture entre les lignes de ce conflit ? Le Chef Commissaire semble dire que le chef de l’Exécutif n’obéit pas à ses instructions, pour ne pas dire à ses ordres. M Pierre-Louis semble dire qu’il n’a pas à prendre des instructions du Chef Commissaire et que ce dernier n’a pas à s’immiscer dans le « day to day running » de l’administration. Et vous, en tant que syndicaliste, quelle en est votre analyse ? Nous pensons que le Chef de l’administration a raison de ne pas laisser le Chef Commissaire s’immiscer dans le « day to day running » de l’administration. Nous rappelons que, dans le passé, notre syndicat avait demandé la révocation de M. Pierre-Louis qui, à cette époque, avait laissé les politiques entrer au sein de l’administration. M. Roussety semble penser que le secteur public doit être géré comme le secteur privé, c’est-à-dire que le patron peut licencier ses employés quand ça lui chante. Quelles sont vos relations en votre qualité de responsable syndical avec le Chef Commissaire ? Elles sont normales, c’est-à-dire absolument pas privilégiées. Nous le félicitons quand il fait bien son travail et nous le dénonçons quand ce n’est pas le cas. Comme, par exemple, quand il mène campagne pour la privatisation du secteur public à Rodrigues. Mais nous l’avons soutenu dans ses prises de position contre la politique de Sithanen l’an dernier… … il avait même, à ce moment-là, brandi la menace de demander l’indépendance de Rodrigues… … ce n’était qu’une menace qui n’a pas duré trop longtemps. En fait, il n’y a pas beaucoup de Rodriguais qui croient qu’on pourrait demander l’indépendance de Rodrigues. Vous y croyez vous ? Oui, j’y crois. Et comment Rodrigues vivra au plan économique si elle obtenait l’indépendance ? De la même manière qu’elle le fait actuellement. Deux des gros problèmes de Rodrigues sont la pauvreté et le chômage. Sur ces dossiers qu’est-ce que Rodrigues a obtenu du gouvernement de Maurice depuis ces quatre dernières années ? Rien. La misère et le chômage ne font qu’augmenter et la politique menée par le gouvernement de Maurice ne solutionne pas ces problèmes majeurs. Il n’y a pas de plan de création d’emplois pour Rodrigues et le système d’éducation ne fait que produire des chômeurs. Quand un Rodriguais est obligé de chercher du travail à Maurice en sus de son salaire il faut qu’il loue une chambre, qu’il paie l’eau, l’électricité et envoie de l’argent pour la famille qui est restée là-bas. Comment veut-on que des Rodriguais à Maurice ne tombent pas dans la drogue, la prostitution et la délinquance pour essayer de s’en sortir. Donc l’indépendance de Rodrigues ne changerait rien à la situation économique actuelle des Rodriguais. Vous n’exagérerez pas un peu en affirmant cela ? A peine. Nous nous rendons compte aujourd’hui, avec amertume, qu’on nous a embêtés avec l’autonomie. Comment peut-on parler d’autonomie alors que les élus de ce Parlement, supposément autonome, ne peuvent pas décider de l’orientation économique de Rodrigues ? Tout ce qu’ils peuvent faire, sont autorisés à faire, c’est de mettre en œuvre la politique économique du ministre mauricien des Finances, tout en étant conscients que cette politique a un effet néfaste sur Rodrigues. C’est ça l’autonomie ? Avec la politique économique actuelle, Rodrigues est en train de faire un bond en arrière. Un exemple : le nombre de mères de famille qui vont chercher du bois pour préparer leur repas est en train d’augmenter. Elles n’ont plus les moyens d’acheter le gaz ou le pétrole et se rabattent sur le bois sec. Savez-vous que, selon un rapport des Ongs, 37% des familles rodriguaises vivent en deçà du seuil de pauvreté… Je n’ai pas encore entendu un politicien rodriguais évoquer le problème du bois. Ils ne le feront pas parce qu’ils sont complaisants vis-à-vis du gouvernement mauricien. Au départ ils donnent l’impression qu’ils vont faire ce pour quoi ils ont été élus : défendre les intérêts de Rodrigues. Mais bien rapidement après les élections ils changent de comportement et de langage. Prenons en exemple l’actuel Chef Commissaire, il y a un an il était contre la politique de Sithanen, aujourd’hui, après avoir reçu sa décoration on dirait qu’il soutient cette politique. Rodrigues était-elle mieux dirigée par Serge Clair et l’OPR ? Ils ont, eux aussi, fait des erreurs et pris de mauvaises décisions. Mais comment allez-vous régler les problèmes de Rodrigues avec l’indépendance ? Nous ne serons pas dans une situation pire qu’aujourd’hui. Vous savez, les Rodriguais sont des paysans qui travaillent sur des terres qui appartiennent à plus de 95% à l’Etat. Nous n’avons pas de matières premières, pas de secteur privé et la seule source d’emploi c’est le secteur public. Avec l’indépendance nous aurons au moins le choix de décider de ce que nous voulons faire au lieu de suivre ce qu’on décide pour nous à Maurice. Je crois qu’il vaut mieux être pauvre – nous le sommes dans tous les cas de figure – et libre plutôt que d’être autonome uniquement sur papier. Ne disait-on pas à l’époque de l’indépendance que Maurice s’orientait vers la catastrophe ? Est-ce qu’il y a beaucoup de Rodriguais qui pensent comme vous, Alain Tolbize ? Je crois que la manière dont le gouvernement de Maurice se comporte vis-à-vis de Rodrigues poussera les Rodriguais à penser comme moi. Le ministre des Finances applique à Rodrigues une politique économique coloniale qui peut être qualifiée de génocide économique. Dans tous les cas de figure, dans toutes les situations, les Rodriguais sont moins bien traités que les Mauriciens, et l’on dit que nous sommes des Mauriciens à part entière ! Comment voulez-vous que le Rodriguais puisse développer un sentiment d’appartenance à la République ? Tout est fait pour garder le Rodriguais dans la dépendance. 90% des Rodriguais lettrés sont fonctionnaires et n’ont pas donc pas le droit de faire de la politique. Donc ceux qui pourraient aider Rodrigues à se développer, à avancer, sont d’office écartés. Peut-on perpétuer un tel système qui prive la politique rodriguaise de ses fils les plus compétents ? Vous pensez que le Rodriguais se sent de moins en moins Mauricien ? Il est obligé de penser comme ça avec la politique gouvernementale. Dans la pratique les Rodriguais ne sont pas traités comme les égaux des Mauriciens. Je vais vous donner un exemple. Sur les contrats des employés rodriguais de la Fonction publique il est précisé que leurs services sont « restricted to Rodrigues ». Quand on recrute un infirmier dans la Fonction publique, qu’il soit de Maurice ou de Rodrigues on exige de lui la même base académique. Mais un infirmier rodriguais ne peut travailler qu’à Rodrigues et ne peut donc pas bénéficier de tout le développement professionnel accessible à Maurice. Par contre, des infirmiers mauriciens peuvent être postés à Rodrigues et quand c’est le cas ils bénéficient d’une prime d’éloignement ou d’une compensation parce qu’il est « disturbed ». Ils travaillent pourtant au sein de la même République, non ? Pourquoi ne donne-t-on pas la même prime de « disturbance » à une infirmière qui habite Grande Gaube mais postée à Mahébourg ? Après vingt ans de service une « midwife » de Rodrigues est toujours « midwife » alors que sa collègue mauricienne, qui a été employée le même jour qu’elle, a droit à une promotion tous les cinq ans. Et en plus quand cette Mauricienne vient travailler à Rodrigues elle est la supérieure de la Rodriguaise et a droit à une prime d’éloignement. Le cas que vous citez n’est-il pas une exception ? C’est la règle, au contraire. Tous les fonctionnaires mauriciens qui viennent travailler à Rodrigues ont un salaire supérieur aux Rodriguais et portant ils font le même travail et habitent dans le même pays. Autre exemple : savez-vous que les prix du riz ration et de la farine, de tous les produits de consommation sont plus chers à Rodrigues qu’à Maurice mais que nous touchons la même compensation salariale que les Mauriciens ? Autre exemple : savez-vous que le Rodriguais qui travaille à Maurice et rentre chez lui pour les vacances paye son billet à Rs 7 800 tandis que le Mauricien qui va passer quatre jours de vacances à Rodrigues paie Rs 5 000, soit un discount de 33%. Le Mauricien a droit à un discount quand il se rend à Rodrigues en vacances, mais pas le Rodriguais qui travaille à Maurice et retourne voir sa famille pour les fêtes… Je n’ai pas entendu un seul des politiciens rodriguais dénoncer cette pratique ! … je vous le répète, ils sont complaisants envers le gouvernement de Maurice. En dépit du fait qu’ils gèrent l’autonomie, ils acceptent que toutes les décisions soient encore prises à Port Louis. Le mot que je vais utiliser est fort mais juste : Rodrigues est encore sous la domination de Maurice. On ne peut pas se dire autonome alors que c’est quelqu’un d’autre qui décide pour vous. Les Rodriguais ne réclament pas l’indépendance, mais la liberté, la possibilité de décider comment développer leur île en fonction de la réalité du terrain. Ce n’est pas une question de savoir si on va manger moins ou pas, si on est trop pauvre, si on manque de formation pour diriger et qu’on va tomber sous la coupe d’un autre pays. De toutes les façons, nous sommes déjà sous la coupe de Maurice. Nous ne voulons pas nous vendre aux Etats-Unis ou à la France. Nous voulons simplement être libres de décider pour nous-mêmes. L’autonomie, même avec les manquements que vous avez soulignés, n’a rien apporté de positif à Rodrigues ? Honnêtement, pas grand-chose au fond. C’est une fausse autonomie qu’on nous a donnée dans la mesure où nous sommes aussi dépendants qu’avant. Je sais qu’en tant que fonctionnaire, vous ne pouvez faire de la politique. Néanmoins, quelle est votre affinité politique à Rodrigues ? Je n’ai jamais appartenu à un parti politique. Je suis actif dans plusieurs organisations, mais je ne me retrouve pas dans les partis politiques rodriguais. Je suis un militant qui travaille pour changer les conditions de vie des Rodriguais, pas un agent au service d’un leader ou d’un parti politique. Il faut accepter une chose fondamentale : Maurice et Rodrigues ne sont pas pareils. A Maurice la Fonction publique offre un service tandis que le secteur privé génère de l’emploi. A Rodrigues c’est le secteur public, principal employeur du pays, qui doit pallier le manque d’un secteur privé. On ne peut copier à Rodrigues tout ce qui marche à Maurice. C’est un concept qu’on ne parvient pas à faire comprendre aux politiciens mauriciens. Savez-vous que pour une vacance du poste d’éboueur à Rodrigues on peut avoir plus de 700 dossiers de candidature ? Pourquoi les Rodriguais envoient-ils leurs enfants à l’école pour qu’ils travaillent ensuite dans des call centres et des usines entre autres à Maurice. Quand vous consultez la liste des gens dans les prisons de Maurice pour délinquance, prostitution entre autres, il y a pas mal de Rodriguais. Ce sont des Rodriguais qui ont quitté leur pays pour tenter de trouver du travail à Maurice. Savez-vous combien de couples sont obligés de quitter leurs enfants à Rodrigues pour chercher du travail à Maurice. Ils sont contraints à laisser le soin à leurs vieux parents de veiller sur eux. Comment voulez-vous que la société rodriguaise résiste à ce démembrement familial ? Comment voulez-vous que les Rodriguais ne se sentent pas abandonnés ? Est-ce que les membres de l’Assemblée régionale de Rodrigues ne sont pas au courant de cette situation ? N’ont-ils pas été élus pour régler les problèmes de l’île ? Ils l’ont oublié. Quand ils arrivent au pouvoir ils ont d’autres priorités. Ils se mettent à réfléchir et à parler comme les politiciens de Maurice. Ils acceptent n’importe quoi des politiques mauriciens. Avez-vous un exemple concret ? Je pourrais vous en citer une douzaine. Le nom de l’aéroport de Rodrigues, pays soi-disant autonome, est celui d’un politicien mauricien, Gaëtan Duval. L’aéroport de Maurice porte le nom de SSR qui est le « père de l’indépendance », mais comment celui de Rodrigues peut-il porter le nom de Duval – qui n’est pas un Rodriguais ? Il est un homme dont son propre fils disait qu’il avait honte de porter le nom. Et on veut que les Rodriguais soient fiers que leur aéroport porte le nom de Duval, qu’on leur a imposé ? Est-ce ainsi que l’on va créer le sens d’appartenance à la République de la part des Rodriguais ? Je vous rappelle que les politiciens rodriguais n’ont pas protesté… … je vous rappelle, une fois de plus, qu’ils sont complaisants et qu’au lieu de régler les problèmes de Rodrigues leur principale occupation consiste à garder de bonnes relations avec le gouvernement de Maurice. Quelle est la solution à tous les problèmes évoqués ? Couper le lien avec Maurice ? Je ne dis pas ça. Je dis qu’il faut une rupture avec le système existant, avec la politique menée par le gouvernement de Maurice à Rodrigues depuis cinq ans. Nous ne pouvons continuer avec un système qui est un génocide économique pour Rodrigues. Il faut que le gouvernement central donne aux Rodriguais les moyens de régler leurs problèmes au lieu d’imposer des solutions imaginées à Port Louis. Si c’est Port-Louis qui décide, à quoi sert donc l’Assemblée régionale « autonome » ? Quels sont donc ses pouvoirs ? Quelle est son utilité ? La solution est de trouver un système qui permette à Rodrigues d’être autonome dans la manière de gérer les problèmes. En fin de compte que Maurice donne de l’argent et que Rodrigues choisisse comment le dépenser… Nous ne sommes pas en train de demander de l’argent pour le gaspiller, comme votre question pourrait le laisser penser. Je ne suis pas en train de dire qu’il faut donner de l’argent à Rodrigues pour que les politiciens le dépensent à leur guise. Il existe des lois, des paramètres, des procédures et règlements qui permettent de contrôler les dépenses. Il suffit de les mettre en œuvre. Il faut un droit de regard de Maurice, mais il ne faut pas que le gouvernement décide à la place des Rodriguais. Nous ne revendiquons pas le pouvoir et la liberté pour faire des « couillonnades » mais pour développer notre île et la faire avancer. Vous êtes dans le syndicalisme depuis des années, vous savez comment fonctionne le système politique au sein de la république. Le rêve que vous décrivez est-il réalisable ? (Long silence). Sans le rêve l’humanité n’aurait pas avancé. Je pense qu’il est réalisable en raison des spécificités des Rodriguais. On l’oublie un peu facilement mais le Rodriguais a survécu pendant des dizaines d’années dans des conditions très dures. En dépit de l’éloignement, du fait qu’il n’avait pas accès à l’éducation et aux soins, le Rodriguais a cultivé sa terre, pêché son poisson et fait grandir sa famille. Si aujourd’hui on lui donne l’éducation, la formation et les moyens nécessaires il peut prendre son destin en main. Je ne crois pas que ce soit utopique. Qu’est-ce qu’on demande ? La liberté de pouvoir décider pour nous. Vous utilisez souvent le « nous », Alain Tolbize. Les Rodriguais rêvent-ils pour autant comme vous ? Comment le Rodriguais, qui tout au long de son histoire n’a cessé de revendiquer sa spécificité, pourrait-il penser et rêver autrement ? Est-ce que vous vous sentez Mauricien, un peu disons, un tout petit peu ? L’appartenance n’est pas un mot que l’on inscrit sur un acte de naissance, un passeport ou une carte d’identité. L’appartenance se sent, se vit. Laissez-moi, à mon tour, vous poser une question simple : qu’est-ce qui aujourd’hui pourrait inciter un Rodriguais à se sentir Mauricien ? Changeons d’angle : est-ce qu’il vous arrive parfois de vous sentir Mauricien ? Pour être tout à fait honnête avec moi-même, et au risque de vous choquer, il m’arrive d’avoir honte de me dire Mauricien. Surtout quand je me rends compte que le Rodriguais est traité comme un citoyen de deuxième catégorie au sein de la République de Maurice. La somme allouée par le gouvernement à chaque Rodriguais est inférieure à ce qu’on donne à chaque Mauricien, et vous venez me dire que nous sommes égaux. Encore un exemple : savez-vous que parce que les livres d’école sont faits pour les enfants mauriciens les parents rodriguais sont obligés d’organiser des excursions à Maurice pour que leurs enfants découvrent ce que sont les usines sucrières, les usines de la zone franche ; afin qu’ils puissent comprendre leurs textes scolaires. Le système actuel ne permet pas au Rodriguais de se sentir Mauricien à part entière. Ce système repose sur une série d’inégalités criantes. Quel est l’avenir pour les jeunes Rodriguais qui ne trouvent pas de travail dans l’administration ou les « call centres » ? Remplir les prisons mauriciennes, le Jardin de la Compagnie ou tous les Karo Kaliptis de Maurice. C’est le résultat de la politique économique du gouvernement de Maurice appliquée à Rodrigues. Autre chose : on se bat à Maurice pour que toutes les communautés soient représentées au sommet de l’Etat. Où est le représentant de Rodrigues, qui fait partie de la République ? Il y a pourtant quatre députés rodriguais qui siègent au Parlement de Maurice. Et que font ces quatre députés ? Pouvez-vous me dire ce qu’ils ont fait de remarquable pour l’avancement de la cause de Rodrigues au Parlement de Maurice ? Ils se battent entre eux et veillent à avoir de bonnes relations avec le gouvernement central. Ils se comportent comme les membres de l’Assemblée nationale. Et vous savez le pire : par cette manière de faire ils confortent le gouvernement mauricien dans sa politique de traiter les Rodriguais comme des Mauriciens de deuxième catégorie. Votre mot de la fin de cette interview ? Je vais probablement vous surprendre en disant que j’ai beaucoup d’espoir pour Rodrigues, malgré tout. Parce que depuis toujours le Rodriguais a su affronter l’adversité pour survivre en ne perdant ni ses spécificités, ni sa dignité. Il est aujourd’hui, mieux armé pour affronter l’avenir, il ne lui manque que la liberté. Je suis convaincu qu’il finira par l’obtenir. Le Rodriguais aime trop son pays pour le laisser couler. i n t e r v i e w WEEK-END — dimanche 20 décembre 2009
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